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Xiaomi et Nokia signent un partenariat autour de leurs brevets respectifs

Par Samir Azzemou

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xiaomi

Acquérir des licences pour s’installer dans une région du monde, tel est le lot de tous les fabricants de mobiles. Certaines de ces licences fondamentales appartiennent à Qualcomm, Microsoft ou encore Nokia. Et ce dernier vient de signer un nouveau client : Xiaomi.

Hier, une information a été largement relayée par les médias ces dernières 24 heures. Il s’agit d’un accord croisé entre Xiaomi et Nokia, l’un pouvant désormais utiliser les brevets de l’autre. Il va sans dire que, même si Xiaomi contribue chaque année à étoffer la propriété intellectuelle mondiale, Nokia, de par son historique, est largement plus avancé dans ce domaine. Son catalogue de brevets, qui ne cesse de grossir, a considérablement progressé lors du rachat d’Alcatel-Lucent. Elle dispose même d’une filiale dédiée, Nokia Technologies, confiée depuis peu à l’ancien patron de Samsung USA, Gregory Lee.

Mi 6
Et si l'un des restrictions pour la vente Europe du Mi 6 de Xiaomi venait juste d'être levée ?

Il y a beaucoup d’informations dans cet accord, mais la plupart nous touchent tous (en tant que consommateurs) indirectement. Le partenariat n’en est pas moins important que ce soit dans un avenir proche que dans un avenir lointain. La première dimension de l’accord est l’acquisition par Xiaomi d’un droit d’usage des licences cellulaires fondamentales de Nokia. À l’inverse, Nokia acquiert aussi les licences fondamentales de Xiaomi, certainement pour offrir à HMD l’occasion d’accélérer son développement en Asie.

Des licences pour ouvrir des zones géographiques ?

Xiaomi avait déjà acquis les licences de Microsoft. Et la start-up avait aussi un accord similaire avec Qualcomm, fin 2015 pour des licences 3G et 4G. Avoir ceux de Nokia lui permettra donc de se connecter plus rapidement à davantage de réseaux. Et donc d’accélérer son développement économique.

Car qui dit licences, dit suppression de certaines restrictions géographiques et des risques de procès pour violation (procès qui se multiplient depuis quelques années). De là à penser que Xiaomi s’installera en occident, il n’y a évidemment qu’un pas, même si l’acquisition des licences de Qualcomm et Microsoft n’a pas amené les Redmi sur les étals américains. Mais rappelons que la firme vient tout juste d’arriver au Mexique (deux ans après le Brésil) pour un total d’une trentaine de marchés couverts (et pas forcément en téléphonie)...

Projets à long terme

La seconde partie de l’accord concerne l’achat de matériel réseau, dont des datacenters et tout le nécessaire pour les connecter à Internet, notamment de la fibre optique pour la bande passante. Du matériel qui servira à Xiaomi pour apporter des services à ses clients particuliers, mais aussi à ses partenaires opérateurs ou fournisseurs de services.

Troisième étape de cet accord, la collaboration future des deux entreprises dans des domaines où les prévisions sont empiriques. Internet des Objets, réalité virtuelle et augmentée, intelligence artificielle. Notez d’ailleurs que, dans ce dernier domaine, Xiaomi a déjà signé un accord avec Microsoft. Plus encore que les précédentes, cette partie de l’accord entre Nokia et Xiaomi est prospective. Elle pourrait déboucher un jour sur un service ou un produit. Ou pas...

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