S’il y a bien une chose sur laquelle s’attarder quand un nouveau smartphone fait surface, c’est son écran. Sur un téléphone sans clavier physique, il est la seule interface entre vous et le système d’exploitation, vous l’aurez toujours dans les mains et en face des yeux. Pièce centrale d’un smartphone tactile, l’écran à deux rôles fondamentaux : afficher de belles images et réagir proprement au toucher. Voyons un peu comment cet appareil s’en sort.
Du côté technique, nous avons donc un écran Super AMOLED de 5,55 pouces pour une résolution de 720 x 1280 pixels. A titre de comparaison, le premier Galaxy Note faisait 5,3 pouces pour une résolution de 800 x 1280 pixels. Pas besoin d’être médaillé Fields pour faire le calcul : du premier au deuxième modèle, vous perdez en densité de pixels ce que vous gagnez en ergonomie. Un smartphone moins large implique une perte de quelques pixels dans la largeur et comme Samsung l’a fait aussi un poil plus haut, cette perte s’applique à une plus grande surface. Le taux de pixels par pouce du Galaxy Note s’élevait à 285, celui du Galaxy Note 2 tombe à 265. Est-ce bien grave ? En théorie, une baisse de la définition n’est jamais bonne. En pratique, on ne voit que très peu l’impact sur la netteté des polices. L’avantage d’un véritable 720p est aussi qu’il sera à la bonne échelle pour regarder des films dans ce format, ou en 1080p. Avec un écran de 1280x800, il fallait étirer l’image sur 80 pixels, ou mettre des bandes noires.
On a pu reprocher à Samsung d’équiper ses appareils d’écrans trop saturés, aux couleurs criardes, mais la leçon a été comprise et le spectre de couleurs n’est plus dérangeant. A pleine luminosité, on remarquera très légèrement le défaut inhérent aux écrans Super AMOLED : ils virent au bleu quand on les incline. Si cela pouvait être assez choquant sur un Galaxy S2 par exemple, sachez que Samsung a rectifié le tir et l’effet est désormais à la limite du perceptible. D’ailleurs, puisque l’on parle de la luminosité, nous avons eu bien du mal à tester la chose sur Paris, mais vous ne devriez pas avoir trop de problème pour lire ce qui est affiché en plein soleil. Le capteur de lumière qui s’occupe de régler la luminosité fait plus ou moins bien son boulot, mais n’hésitez pas à le désactiver si son comportement ne vous plaît pas.
Notez qu’un défaut que l’on trouve sur à peu près tous les smartphones Samsung se retrouve sur ce Note 2 : quand vous passez en mode économie d’énergie et que vous revenez à un mode normal, les paramètres de luminosité peuvent ne pas se rétablir. Vous pouvez y accéder très rapidement depuis la barre de notifications, mais cela reste pénible.
Du côté du toucher et de la réactivité tactile, c’est aussi du tout bon. Samsung a repris le même traitement de la face avant que sur le Galaxy S3, ce qui vous donne une surface très lisse et très glissante. Pas de miracle en revanche pour tout ce qui est traces de doigt ou traitement antireflet : on ne note pas d’évolution depuis le premier modèle. C’est assez regrettable, mais ces technologies ne doivent pas être assez tape-à-l’œil pour être dans les priorités des constructeurs. Samsung n’a pas non plus corrigé l’un des gros défauts de son Galaxy Note, à savoir l’impossibilité d’utiliser les boutons physiques avec le stylet. « Retour » et « Menu » ne seront sensibles qu’à vos gros doigts, ce qui est bien pénible quand on utilise le S Pen.