Test Samsung Player Ultra
Les plus :
Appareil photo 8 MP
Design
Vidéo
Les moins :
Navigateur Web
Cache batterie
Autonomie
Test Samsung Player Ultra
5 / 6
Autres Fonctions (Lecteur MP3, WiFi, vidéo…)
Le lecteur MP3 du Player Ultra est assez agréable à utiliser. On y accède en trois clics. Sous sa coque, le Player embarque presque toutes les antennes nécessaires. EDGE, 3G et 3G+ sont au rendez-vous. Le récepteur GPS est là aussi. On regrette l’absence de WiFi. Mais pour beaucoup d’utilisateurs, cette antenne n’est pas indispensable. Difficile de trouver des points de connexion WiFi en dehors de chez soi. A l’intérieur du logement, nous sommes nombreux à disposer d’un ordinateur, bien plus confortable qu’un mobile.
Pour accélérer la manœuvre, on peut rajouter un raccourci sur la page d’accueil du mobile – un « Widget ». On y accède alors en un seul clic. Le Samsung ne dispose pas de la prise mini-jack qui permet de raccorder n’importe quel casque. Mais le fabricant fournit un câble adaptateur, équipé d’une prise mini-jack. Finalement, on parvient donc à raccorder son casque préféré à l’Ultra. Mais le câble occupe la prise unique du Samsung : impossible de recharger le mobile en écoutant de la musique. La carte mémoire fournie avec le Player est trop petite. Ses 1Go permettent tout juste de stocker 20 albums de musique. Mieux vaut débourser 20€ pour offrir une carte de 8Go à l’Ultra. Ca en vaut la peine : la qualité sonore du Player est bonne. Le son est assez détaillé. Les basses, les mediums et les aigus sont bien dosés.
Que vaut le navigateur web du Player Ultra ? Il est presque inutilisable. Une fois l’adresse saisie, la page s’affiche dans un espace minuscule, encadré par de gros boutons. Il faut passer le navigateur en plein écran pour profiter toute la hauteur de l’écran. Le Player n’affiche pas alors une vue d’ensemble de la page. Il dévoile un minuscule bout de la page, zoomé à 100%. Pour afficher la partie de la page qui vous intéresse, il faut faire glisser la fenêtre avec le doigt. Le slide est lent et saccadé. Lorsqu’on arrive enfin sur un bloc de texte qui nous intéresse, il est illisible. L’écran, trop petit, coupe le paragraphe aux deux tiers. Dans ces conditions, la navigation Internet demande des trésors de patience. Autant dire qu’elle est inutilisable. On peut en revanche surfer sur sites conçus pour téléphone mobile, mais ils sont rares. Regrettable, car les mobiles Nokia, Apple, HTC et Sony Ericsson permettent de surfer sur le web relativement confortablement. Il serait temps que Samsung réagisse.
Côté email aussi, Samsung a pris beaucoup de retard. Pour paramétrer ses courriels, le Player ne propose aucune assistance, aucun automatisme. Pour accéder au logiciel de messagerie électronique, il faut cliquer quatre fois, contre une fois chez Apple, HTC et Blackberry. Les menus sont réduits au minimum syndical. Leur organisation est un peu confuse. Exemple : pour créer un email, il faut sortir du menu emails, pour revenir au menu Messagerie, et cliquer sur nouveau message. Deuxième exemple : pour éliminer un email, le mobile se met en communication avec le serveur de messagerie. Il faut attendre que cette communication soit terminée pour quitter le menu emails, sans quoi l’élimination du courriel est annulée. Pour recevoir ses emails, le Samsung est un mauvais choix.
Le Player Ultra n’est pas un smartphone. Il n’embarque pas d’OS ouvert, type Windows Mobile, iPhone OS ou Symbian OS. Ce qui le prive de milliers de logiciels compatibles avec ces systèmes d’exploitation. L’OS du Player Ultra est « propriétaire » à Samsung : les développeurs de logiciels ne sont pas autorisés à créer des programmes à son intention. Le fabricant Coréen a tout de même intégré quelques logiciels utiles au Player : Facebook, PagesJaunes et Allociné. Ces applications sont disponibles dans la barre de widgets du téléphone.
Le GPS du Samsung est compatible A-GPS : il fonctionne même en intérieur. Il donne sa position avec une précision de quelques centaines de mètres, en se basant sur la position des antennes GSM qui l’entourent. A l’extérieur, l’antenne capte les satellites de la constellation GPS : sa précision s’affine à 10 mètres. Le GPS du Player Ultra est associé au logiciel Google Maps, un peu lent à démarrer, mais très réactif ensuite. Fait appréciable : le zoom sur les cartes est presque instantané. La position s’affiche sur la carte sous la forme d’un petit point qui clignote. On peut demander au logiciel de calculer un trajet.