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Embargo de Huawei : Qualcomm et Intel militent pour son allègement

Par Samir Azzemou

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huawei

Les principaux concepteurs américains de chipsets, dont Qualcomm et Intel, auraient entrepris une campagne de lobbying auprès du gouvernement américain afin de réduire les limites de l’embargo dont Huawei fait l’objet.

Il fallait s’y attendre : si l’embargo technologique américain est sérieux revers pour Huawei qui comptait devenir numéro un mondial d’ici l’année prochaine (objectif qui ne sera pas atteint selon des déclarations officielles rapportées la semaine dernière), la firme chinoise n’est pas la seule inquiète de cette situation. C’est bien évidemment tout l’écosystème de la téléphonie mobile qui est impacté. Dont les entreprises américaines qui fournissaient Huawei en composants. Nous y retrouvons Micron, Xilinx, Intel ou encore Qualcomm.

Sortir Huawei Consumer Business de l'embargo

Et ces mêmes entreprises américaines, qui réalisaient plusieurs milliards de dollars de chiffre d’affaires par an avec la firme chinoise, ne voudraient pas que ce marché s’envole au profit de la concurrence internationale, comme MediaTek ou Unisoc. Selon un article de Reuters, les grands fondeurs américains ont entamé une campagne de lobbying auprès des institutions américaines, dont le Département du Commerce (équivalent de Bercy outre-Atlantique) et la Maison-Blanche, afin d’alléger les sanctions, à défaut de les lever totalement.

Huawei
Les fondeurs américains militent pour sortir l'activité dirigée par Richard Yu (ci-dessus) de l'embargo

L’objectif des fondeurs est simple : convaincre le gouvernement américain de lever l’embargo pour les activités de Huawei ne présentant pas de « risque pour la sécurité nationale ». Comprenez que l’activité Huawei Consumer Devices (smartphone, tablette et objets connectés) serait exclue, tandis que l’activité serveur réseau pour opérateur continuerait d’être soumise à l’embargo. Ainsi, Huawei pourrait continuer à développer des smartphones comme auparavant. Et les relations commerciales pourraient reprendre.

Des milliards perdus par les entreprises américaines

Selon Reuters, Huawei aurait dépensé 70 milliards de dollars en composants l’année dernière. Sur ces 70 milliards, 11 milliards ont été dépensés auprès des fondeurs américains. Ces derniers, mais surtout leurs actionnaires, ont à cœur de ne pas voir ce marché s’envoler cette année. D’autant plus que, potentiellement, ce montant pourrait être bien supérieur à l’avenir, si Huawei continue de progresser et devient le numéro 1 mondial. En revanche, si l’embargo persiste ainsi, le risque de perdre du chiffre d’affaires est considérable. Une déclaration du fondeur Broadcom confirmait cela : l’embargo de Huawei et les tensions entre la Chine et les États-Unis pourraient lui coûter 2 milliards de dollars en chiffre d’affaires perdu.

Selon Reuters, les fondeurs américains ne seraient pas les seuls à œuvrer pour une levée, même partielle, de l’embargo. Google agirait également auprès du gouvernement des États-Unis afin de reprendre une activité commerciale avec le géant chinois. L’argument soulevé par Google : si Huawei développe un OS alternatif à Android, rien ne permet de confirmer que l’écosystème sera aussi sécurisé. La sécurité étant justement l’argument officiel de la Maison-Blanche qui a motivé la mise en place de l’embargo, il est fort possible que le point soulevé par Google trouve une oreille attentive.

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