Par Sofian Nouira

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OS & Ergonomie

La famille des Nexus montre ce qui aurait pu arriver dans un monde Android sans interface utilisateur. Contrairement à Microsoft qui impose sa propre interface pour ses Windows Phone 7, Google laisse une totale liberté aux constructeurs pour rajouter leur propre interface sur celle de son OS Android. Néanmoins, même si c'est Samsung qui a construit le Nexus S, ce dernier n'en demeure pas moins un Google Phone pur jus. Il embarque donc une version non modifiée de la mise à jour 2.3 d'Android. Il est d'ailleurs le premier à proposer cette mise à jour. Comme le premier Nexus, ce nouveau modèle va devenir le mètre étalon de Google. De ce fait, il sera le premier à recevoir les mises à jour du système d'exploitation. Cet argument fait mouche auprès des geeks, technophiles et autres early adopters. Mais il laissera de marbre la grande majorité des utilisateurs qui se préoccupe plus des fonctions que des numéros de mise à jour. Notez que si vous avez l'habitude de pratiquer des smartphones Android de constructeur tel que Samsung, Sony Ericsson, HTC ou LG qui rajoutent leurs propres interfaces utilisateur, la version "nue" d'Android sera certainement une découverte pour vous.


(Nexus S avec les applications SFR)



Les différences entre la mise à jour 2.2 Froyo et la 2.3 GingerBread ne sont pas légion. Graphiquement, la plus flagrante vient des icônes de la barre de notifications qui ont été redessinées. Pour le reste, c'est visuellement très semblable avec ce que l'on connaît depuis Android 2.1. Le bureau (ou "Home") se compose toujours de plusieurs panneaux sur lesquels vous pouvez placer des widgets, des raccourcis vers des applications, des dossiers, etc. Il n'y a donc rien de bien nouveau sous le soleil puisque les widgets présents ici sont ceux que l'on trouve dans tous les smartphones Android. Le menu principal, celui qui regroupe les applications, n'a pas changé non plus. Il s'agit d'un menu qui défile de bas en haut et de haut en bas. Il est agrémenté d'un petit effet 3D assez sympathique. On note aussi un sympathique effet "tube cathodique qui s'éteint" lorsque vous mettez le téléphone en veille. Il y a aussi quelques petites optimisations que l'on ne voit pas de prime abord, mais les nouveautés restent plutôt maigres. Nous aurions apprécié que Google intègre quelques fonctions supplémentaires que les constructeurs proposent depuis belle lurette comme une barre des notifications dotée de possibilités accrues.



Le gros avantage d'une interface Google virginale, c'est incontestablement la réactivité. Quel que soit le degré de compétence des constructeurs, une interface personnalisée vient se superposer à celle d'origine et consomme des ressources systèmes. Certains comme HTC s'en sortent avec les honneurs alors que c'est parfois plus difficile pour d'autres (n'est-ce pas Mr. Samsung ?). Le Nexus S étonne dès les premiers instants par la fluidité qu'il offre. C'est un véritable plaisir de naviguer dans les menus, avec de très rares temps de latence. Les applications se lancent sans temps mort et la gestion du multitâche est exemplaire.



Ce point aurait pu être un immense avantage du Nexus S sur le Galaxy S il y a quelques mois, lorsque ce dernier traînait encore sa peine en 2.2. Mais entre-temps, Samsung a eu la bonne idée de proposer une mise à jour 2.2.1 qui règle quasiment tous les problèmes de réactivité et de fluidité du Galaxy S.
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