Combien faut-il d’argent pour que Facebook rachète Snapchat ?

Depuis deux jours, l’histoire de Snapchat fait couler beaucoup d’encre. Car la jeune start-up a refusé une offre d’acquisition par Facebook de 3 milliards de dollars, alors même qu’elle ne gagne pas encore d’argent. Est-ce une hérésie ou un phénomène de mode ?

La Rédac LesMobiles - publié le 15/11/2013 à 12h30

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On se croirait revenu au début des années 2000 quand la net économie se croyait toute puissante. Les entreprises levaient des millions (voire des milliards) de dollars et d’euros auprès des investisseurs tous aussi frénétiques les uns que les autres à l’idée de prendre une participation dans une start-up du Web. Deux ans plus tard, la bulle Internet, que tout le monde croyait increvable, éclatait, apportant un peu de réalisme économique dans un marché loin d’être mature. Plus de 10 ans après les faits, voilà que l’histoire se répète : une entreprise toute jeune, avec une brillante idée, mais sans véritables revenus, lève des fonds et reçoit des propositions de rachat pharaoniques.

Ni 1, ni 3 ni 4 milliards
L’histoire de Snapchat, révélée par le Wall Street Journal, est simple. Une bonne idée : créer un service de messagerie éphémère sur mobile à base de texte et d’image. Une levée de fonds de 60 millions de dollars en milieu d’année auprès de fonds d’investissement, valorisant l’entreprise à 800 millions de dollars. Et un bal des prétendants pour racheter tout ou partie de l’entreprise. Premier acte : Facebook propose 1 milliard de dollars. Evan Spiegle, cofondateur et CEO de l’entreprise refuse. Deuxième acte : Facebook propose 3 milliards de dollars en cash. Il refuse encore. Troisième acte : le groupe chinois Tencent (propriétaire de WeChat et actionnaire de Kakao en Corée) propose une participation de 200 millions de dollars pour une valorisation de 4 milliards de dollars. Il refuse toujours.

Une frénésie générale
Et pourtant, son entreprise ne gagne pas un centime. Elle ne monétise pas ses 26 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis (soit deux fois moins qu’Instagram). Mais elle offre un grand potentiel publicitaire. Et c’est la dessus qu’Evan Spiegle joue. Espérons qu’il ait la tête assez froide pour savoir quand arrêter la partie.

Il semble bien que cette frénésie s’étende à tous les services liés aux réseaux sociaux sur mobile. Instagram a été racheté 1 milliard de dollars par Facebook. Pinterest est évalué à 3,8 milliards de dollars (suite à son dernier tour de table). Twitter, à l’occasion de son introduction en bourse, est valorisé 25 milliards de dollars. De quoi monter la tête des jeunes patrons...

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