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Voici comment les constructeurs sont autorisés à utiliser les services de Google pour Android

Par Samir Azzemou

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Les services Google dans Android sont bien pratiques. Notamment Maps, Play Store, etc. Mais pour en tirer parti, les équipementiers doivent signer un accord bourré d’obligations et de restrictions. Un exemplaire, adressé à HTC en 2011, a été dévoilé au grand jour.

Nous pensions Google plus ouvert aux discussions que tous les autres développeurs des principaux systèmes d’exploitation réunis. Apple et BlackBerry n’autorisent simplement pas d’autres constructeurs à utiliser leurs OS. Et Microsoft refuse tout changement ergonomique dans Windows Phone. En autorisant la conception des surcouches, qui modifient certains éléments graphiques (certains menus, certaines icônes et les écrans de verrouillage, notamment), Google s’affirmait comme l’ami des constructeurs souhaitant trouver un moyen de mettre en exergue leurs différends au niveau de l’interface (avec tous les problèmes que cela comporte). Or, s’il s’avère que les conditions d’utilisation d’Android sont assez libres (il suffit de voir ce qu’en fait Amazon, l’OS étant open source), l’exploitation des services Google l’est beaucoup moins. C’est ce qu’explique le « Mobile Application Distribution Agreement » de Google.

Pas de demi-mesure avec Google

Le document, que vous trouverez en suivant ce lien, a été publié par Benjamin Edelman, professeur à la Harvard Business School. Adressé en 2011 à HTC, qui l’a évidemment signé, explique clairement comment le constructeur taiwanais (et les autres, bien sûr) doit intégrer les applications du pack Google Services (incluant Search, GMail, Talk/Hangouts, Play Store, Maps, Drive, Google Plus, YouTube, Calendrier, Street View, Voice Search, etc.). Selon le contrat, le fabricant n’a pas le choix des préinstallations, puisqu’il doit tout mettre (sinon rien), même si certaines entrent en concurrence avec des applications tierces.

En outre, le mobile doit être configuré de telle sorte que ces applications soient celles par défaut. En outre, le widget de recherche (qui doit utiliser le moteur Google par défaut) et l’icône du Play Store doivent être accessibles à partir de l’écran d’accueil ou d’un panneau adjacent. Toutes les autres applications doivent être accessibles à partir d’un écran encore adjacent.

Si le plus choquant concerne la façon d’intégrer les applications Google, d’autres petites pépites sont à débusquer dans le document de 13 pages. Comme l’obligation pour le constructeur de fournir quatre terminaux de chaque modèle soumis à une certification Google. Compte tenu du nombre de mobiles certifiés Google qui sortent tous les ans, cela doit en faire un sacré nombre de terminaux qui s’entassent à Mountain View.

Pas de Google Play : une fatalité ?

Si le futur Nokia X (ou Normandy) et l’actuelle gamme Kindle Fire d’Amazon sont de parfaits contre-exemples (puisqu’ils disposent de leurs propres services et boutiques d’applications), un smartphone (ou une tablette) Android exprime toute sa force quand il (ou elle) est connecté(e) à Google. Regardons simplement les premières tablettes d’Archos ou de Memup, par exemple. Voilà des produits qui nécessitaient une boutique alternative encore plus difficile à utiliser que l’ancien Android Market. Sans oublier qu’il fallait ouvrir des autorisations d’installation propices aux virus. La situation a heureusement bien évolué depuis, grâce à la systématisation des services Google et un cahier des charges certainement un peu plus stricte.

Abus de position dominante ?

Mais voilà, cela réduit aussi certaines libertés. Est-ce un abus de position dominante ? Pour les consommateurs, peut-être un peu. Loin du mauvais exemple de Microsoft qui imposait Internet Explorer dans Windows, Google propose deux navigateurs Web (dont Chrome), deux applications de messagerie (dont GMail), etc. D’autant qu’avec Play Store, il est toujours possible d’en installer d’autres et de reléguer au menu des applications celles qui ne servent pas.

En revanche, pour les constructeurs, la pilule est plus dure à avaler. Car, non seulement l’ensemble du pack Google n’est pas utile (et donc réduit l’espace de stockage parfois très réduit), mais il existe souvent un conflit d’intérêts entre un service Google et une application tierce partenaire. Comme Drive et Dropbox, ou Hangouts et BBM. Que faire dans ces cas-là ? Et il semble que la situation va empirer, avec un contrôle plus sévère des surcouches. Et visiblement, même Samsung va devoir se ranger. Sinon pas de certification.

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