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Test de l'Infinix Alpha 8 : une expérience logicielle inédite, mais encore largement perfectible

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Infinix Alpha 8

Nouveau flagship de la marque asiatique, et encore confidentielle, Infinix, l’Alpha 8 est une phablette qui aurait dû avoir tout pour plaire. Pas trop cher, plutôt performante, une surcouche Android étonnante au design « flat ». Mais, même à moins de 250 euros, l’exigence ne pardonne pas. Explications.

Marque créée à Hong-Kong il y a moins de 5 ans, Infinix est présente en France depuis l’année dernière. Grâce à un accord de distribution avec Extenso, ses smartphones sont présents dans la grande distribution et quelques marchands en ligne, comme CDiscount. Durant sa première année de présence commerciale sur le territoire français, Infinix a pris le parti de commencer par le bas de l’échelle, avec des produits parfois vendus sous la barre des 70 euros. À l’image de Wiko en 2012, elle est progressivement montée en gamme. Et c’est logiquement qu’elle y présente aujourd'hui une phablette sur le milieu de gamme à moins de 250 euros, l’Alpha 8.

Infinix Alpha 8 Prise en main

L’Alpha 8 est une phablette bourrée de bonnes intentions. L’expérience quotidienne avec ce mobile est plaisante, même si une période d’adaptation est nécessaire pour bien appréhender le système d’exploitation, comme nous le verrons au cours de ce test. La plate-forme technique est relativement bonne et joue la carte de l’équilibre et non pas celle de l’exubérance. Bref, l’impression est au premier abord assez positive. Même si l’ensemble mériterait clairement quelques ajustements ou parfois d’autres choix.

Une fiche technique milieu de gamme équilibrée

Commençons ce tour du propriétaire par la fiche technique du mobile :

  • Écran IPS 720p de 5,5 pouces
  • Chipset octa-core MT6592 de Mediatek avec huit coeurs Cortex-A7 cadencés à 1,7 GHz
  • Processeur graphique ARM Mali 450 cadencé à 700 MHz
  • 2 Go de mémoire vive
  • 16 Go de stockage interne (extensible par microSD)
  • Batterie 2430 mAh amovible
  • Compatible 3G+, WiFi n, Bluetooth 4.0
  • Android Jelly Bean 4.2.2 accompagné de la surcouche Inifinix
  • Capteur photo principal rétroéclairé de 13 mégapixels, compatible 1080p en vidéo
  • Capteur visio à l’avant de 5 mégapixels également rétroéclairé
  • Dual-SIM

Plusieurs points à retenir pour la suite du test. D’abord, vous remarquerez la présence du MT6592 de MediaTek, chipset octa-core plutôt véloce. Sa présence nous rappelle le Highway de Wiko. Lui aussi avec 2 Go de RAM. Lui aussi avec Android 4.2.2. Mais avec un écran 1080p de 5 pouces et quelques ralentissements en prime. L’écran 720p de l’Alpha 8 fera-t-il la différence ? Nous le verrons dans quelques instants. Sans surprise, la 4G est absente, ainsi que la dernière version d’Android, puisqu’il faut se contenter de la 3G et de Jelly Bean (après, nous nous demandons pourquoi Android est fragmenté...).

Le design n'est pas un point distinctif

D’aspect, le mobile manque de caractère et de points différentiants. Outre le logo sous l’écouteur avant, difficile de distinguer l’Alpha 8 d’un autre produit asiatique (chinois ou coréen). Des lignes assez rondes, une coque en plastique, quelques rares boutons sur les tranches. À l’avant, le mobile conserve sous son écran un pavé tactile avec trois boutons de navigation (menu, home et retour). Signe de la présence de Jelly Bean.

Infinix Alpha 8 avant Infinix Alpha 8 arrière

À l’arrière, même chose : le design est propre, mais d’un classicisme absolu. Capteur photo et flash en haut, au centre. Dessous, un logo. Tout en bas, un unique haut-parleur, pas particulièrement puissant. Pas particulièrement bien placé non plus. La coque est en plastique brillant assez salissant. Le motif est juste imprimé, pas nervuré. Amusant au-dessus du haut-parleur, vous voyez la mention « designed by Infinix in France », car l’entreprise y dispose d’un centre de R&D...

Infinix Alpha 8 tranche de gauche

Infinix Alpha 8 tranche de droite

Dans le coin inférieur gauche (ci-dessous), vous retrouvez l’encoche pour enlever la coque. L’opération est plus facile que sur un Galaxy S. Se trouvent en dessous les deux ports SIM et le port microSD. Globalement, la construction est correcte, même si un petit jeu se forme entre le châssis et la coque amovible. La préhension est globalement bonne (surtout si vous avez de grandes mains)

Infinix Alpha 8 encoche

Une fois allumé, l’écran se révèle très lumineux, ce qui est agréable. À mi-puissance, le smartphone reste lisible en pleine luminosité : inutile donc de pousser le réglage jusqu’au bout. Les angles de vision sont également bons. Le contraste prononcé. Les couleurs tirent un peu vers le bleu, mais ceci est peut-être dû à l’interface dont c’est la couleur dominante. La dalle est agréable sous le doigt. L’interface est fluide.

Infinix Alpha 8 pavé tactile

Le mobile est pourvu d'un pavé tactile sous l'écran

Une interface « typique » d'un constructeur chinois ?

L’interface justement est certainement le point le plus important de ce mobile. Loin des Archos, Wiko, Haier, Yezz et tant d’autres, les mobiles Infinix sont dotés d’une surcouche non seulement prononcée vis-à-vis d’Android « stock », mais également présente partout dans le système. Impossible de passer ici en revue toutes les modifications du système. Nous vous laissons jeter un coup d’oeil aux captures d’écran. Notez cependant qu’Infinix livre ici une surcouche pareille à FlymeOS de Meizu ou EmotionUI de Huawei. Cela sous-entend que le menu application n’existe pas. Reprenant ainsi le principe d’iOS, les applications s’installent, se gèrent et se désinstallent depuis les écrans d’accueil.

Infinix Alpha 8 interface Infinix Alpha 8 interface Infinix Alpha 8 interface

Toutes les icônes de l'interface ont été modifiées. Celle de Maps est méconnaissable.

Comme vous le constatez, l’interface Infinix change radicalement même les icônes des applications Google Suite (Play Store, Google +, Gmail, Google Maps, etc.) et ne se contente donc pas des icônes de la suite Android (Recherche Vocale, Agenda, Galerie, Email, etc.). Notez aussi qu’il est possible de personnaliser l’aspect et le nom de toutes les icônes, même celles de Google, même celles des éditeurs tiers). La surcouche propose des paramétrages amusants (comme le choix des transitions entre les bureaux). 

Dans cette interface, quasiment toutes les applications systèmes ont été modifiées. De la galerie à l’agenda, du lecteur de musique à l’horloge et au magnétophone, ainsi que le menu paramètre. C’est très étrange, car les habitués d’Android seront parfois déboussolés. Elle externalise aussi certaines tâches des paramétrages, comme la gestion du WiFi ou des mises à jour.

Infinix Alpha 8 interface Infinix Alpha 8 interface Infinix Alpha 8 interface

Zone de notifications, menu des paramètres et lecteur musical

Infinix offre un panel particulièrement hétéroclite d’applications tierces préinstallées. Des jeux Gameloft (comme Asphalt 7 dont nous reparlerons). De la messagerie (PalmChat, Viber, WhatsApp). Internet (Opera Mini, Facebook). En revanche, Infinix fait l’impasse sur la moitié de la suite Google : Chrome, Play Musique/Films/Livres/kiosque/Jeux, Drive et Hangouts sont absents. Parmi les survivants : YouTube, Google Plus, Google Photos, Gmail, Play Store et Google Maps (dont l’icône est méconnaissable). Nous en venons à penser que le smartphone n’est pas certifié Google...

Des performances comparables aux flagships d'il y a un an

Passé cette étape d’accoutumance, la surcouche est plutôt amusante et donc fluide, grâce à un chipset octa-core plutôt capable. Passé entre les mains du benchmark AnTuTu, le mobile obtient la note de 26 691 points, soit légèrement moins que le Highway de Wiko (qui dépassait les 27 000 points), mais un peu mieux que le MX3 de Meizu et son octa-core de chez Samsung (Exynos 5 Octa 5410). Une bonne moyenne donc. Selon le rapport d’AnTuTu, la RAM et la 2D sont ses points forts. La 3D et le multitâche un peu moins. Ce qui est vrai.

Infinix Alpha 8 Antutu Infinix Alpha 8 Antutu Infinix Alpha 8 Antutu

Nous avons joué avec ce mobile. Avec un tel écran, pourquoi se priver ? Nous nous sommes donc adonnés à Minigore 2, Dead Trigger 2 et Asphalt 7, puisque l’occasion nous était offerte. Avec Minigore 2, quelques scintillements sont apparus, signe que l’optimisation du moteur OpenGL est encore à parfaire du côté de chez MediaTek. Avec Dead Trigger 2, peu de ralentissements et une expérience assez bonne dans l’ensemble, sauf pendant les temps de chargement, extrêmement longs. Nous avons d’ailleurs été surpris de la lenteur occasionnelle de la connexion WiFi du mobile.

Infinix Alpha 8 Jeu

Avec Asphalt 7, nous avons carrément été déçus. Le jeu est fluide, rapide, sans temps de chargement, mais l’accéléromètre est erratique. Ce jeu de course automobile est injouable. Nous avons souhaité confirmer cette impression avec un second jeu de course : Angry Birds Go. Et cela s’est avéré considérablement mieux. Dommage que cela se passe avec le jeu fourni dans la boîte.

Infinix Alpha 8 Jeu

Asphalt 7 de Gameloft : presque incontrôlable, totalement injouable...

Un smartphone multimédia très correct

En vidéo, l’Infinix révèle enfin un potentiel prometteur. Le large écran compatible 720p. L’octa-core de MediaTek. La compatibilité Dolby et AC3 de son chipset audio (mais pas DTS). Décodage du Full HD en MKV (mais pas encore les sous-titres). Il ne manquerait plus qu’un bon haut-parleur, celui intégré étant plutôt moyen. Notez deux petits éléments. Comme sur le Highway, il est possible de passer le lecteur en mode « fenêtre flottante » pour regarder une vidéo tout en faisant autre chose. Pas très pratique, même sur un écran de 5,5 pouces. Ensuite, par défaut, l’Alpha 8 n’active pas la rotation automatique de l’écran. Activez-la par le biais des commutateurs de la zone de notification pour regarder les films au format paysage.

Infinix Alpha 8 vidéo Infinix Alpha 8 Vidéo

En photo, le mobile est plutôt moyen. Tout d’abord, l’application photo, propose quelques modes de prise de vue : multi-angle, HDR, capture par détection de sourire (pratique pour les selfies, panorama, etc. Parmi les réglages possibles, les modes scènes, la balance des blancs, les effets de couleurs, l’exposition. Et enfin quelques effets comiques pour mettre la tête d’un ami dans une photo prédécoupée (avec Bruce Lee, un footballeur, un bébé, etc.). Un peu comme les opérations marketing des photomatons dans le métro. Cette dernière partie aurait facilement pu être dispensable...

Infinix Alpha 8 interface photo

Beaucoup de modes de prises de vue sont disponibles

Ne vous fiez pas trop au liveview de l’écran qui a tendance à ternir les photos. Cela ne veut pas dire que vous aurez une bonne surprise une fois sur le PC : comme beaucoup de capteurs photo de smartphone entrée et milieu de gamme, celui de l’Alpha 8 ne parvient pas à ajuster la luminosité de façon à prendre l’ensemble d’une scène éclairée sans qu’elle soit surexposée ou sous-exposée. Dommage, car les clichés montrent un bon piqué et un bon respect des couleurs quand les conditions sont bonnes. Seulement, elles ne le seront pas forcément.

Infinix Alpha 8 photo

Photo prise avec l'Infinix Alpha 8

De bonnes idées, une bonne intention, mais des choix incompréhensibles

En conclusion, c’est un smartphone difficile à juger. Car l’expérience est bonne, mais déboussole en même temps. Certains choix sont ambitieux (octa-core, écran 5,5 pouces), mais parfois incompréhensibles (doublons des applications, suite Google à moitié absente et difficilement identifiable). Vendu à 230 euros environ chez CDiscount, dépourvu de 4G, mais doté d’une interface tranchée (qu’il faut s’approprier avant de se sentir chez soi), l’Alpha 8 pourrait être une bonne surprise. Mais quelques petits défauts restent encore à corriger. Reste à connaître la politique de mise à jour d’Infinix, car jusqu’à aujourd’hui aucun de ses mobiles vendus en France n’en a bénéficié.

La note de LesMobiles.com

Infinix Alpha 8

Infinix Alpha 8
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  • Infinix Alpha 8 - Testé

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