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Test du Wiko Slide : une phablette avec des pixels aussi gros que son écran

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Wiko Slide

Chose promise, chose due : Wiko entre enfin dans l’ère moderne en proposant un premier smartphone sous. Et pas n’importe quel modèle puisqu’il s’agit du Slide, une phablette qui reprend la configuration du smartphone acidulé, le récent Rainbow.

Le Slide aurait pu n’être qu’un grand Rainbow. Un peu plus cher. Un peu plus grand. Une fiche technique largement copiée. Mais voilà, une nouveauté de taille se cache dans les entrailles de la seconde phablette de Wiko (après le Darkside et son écran de 5,7 pouces) : Android KitKat. Le fondeur chinois MediaTek a enfin réalisé les adaptations nécessaires pour équiper les smartphones de ses clients dans la dernière version d’Android, faisant quasiment l’impasse sur la dernière de Jelly Bean (4.3). Ce qui est en pratique une assez bonne nouvelle, puisqu’elle ne retarde pas plus longtemps l’arrivée de la dernière mouture en date de l’OS de Google.

Wiko Slide prise en main

Un écran de 5,5 pouces qui n'est pas 720p ?

Comme nous le verrons, la présence de KitKat dans ce smartphone change légèrement la donne. Non pas au niveau fonctionnel, mais surtout au niveau des performances. Car heureusement, Kitkat est plus léger que Jelly Bean. Ainsi, tout en conservant une plate-forme presque identique à de nombreux autres smartphones (de sa gamme ou de la concurrence low-cost), Wiko parvient à éviter les petits désagréments que nous avons rencontrés lors de notre test flash du Rainbow il y a un mois environ. Voici en détail la fiche technique :

  • Android 4.4.2 KitKat
  • Ecran IPS qHD (960 x 540 pixels) de 5,5 pouces pour une résolution de 201 pixels par pouce
  • Processeur quad-core MT6582 cadencé à 1,3 GHz
  • GPU Mali-400
  • 1 Go de RAM
  • 4 Go de mémoire interne (extensible par microSD)
  • APN 8 mégapixels
  • Webcam 2 mégapixels
  • Double SIM
  • Connectivités H+ (21 Mb/s) / WiFi / Bluetooth 4.0
  • Batterie 2350 mAh
  • Épaisseur : 8,9 mm
  • Poids : 166 grammes

À part quelques petits détails, nous sommes face à la fiche technique du Wiko Rainbow (chipset, RAM, stockage, connectivité, APN, webcam). Détaillons les quelques différences. La taille de l’écran bien sûr, qui passe de 5 à 5,5 pouces, mais aussi la définition de l’écran qui descend d’un honorable 720p à un très limité qHD. La résolution frôle ainsi les 200 points par pouce. Ce qui n’est pas très bon : sur la même dalle, LG offre du QHD (2560 x 1440), pour une résolution 2,5 fois plus fine.... Pour un prix 3 fois plus élevé, certes. Mais l’argument prix ne justifie pas tout. Notez également l’augmentation de 17,5 % de la batterie, alors que l’écran grandit de 10 %. C’est plutôt une bonne nouvelle.

Wiko Slide ouvert
Le mobile propose deux ports SIM et un port microSD

Pratiquement le même design que le Wiko Wax

Côté design, ce n’est pas Rainbow qui a inspiré les chefs produit de Wiko, mais le Wax. Nous y retrouvons quelques éléments ergonomiques hérités d’anciens modèles de la marque, mais surtout le liseré gris qui entoure la partie du châssis sous la dalle tactile. Cette dernière est décomposée en deux parties : l’écran et le pavé tactile avec les touches de navigation. Curieusement, Wiko n’a pas intégré ces dernières à l’interface d’Android, alors qu’il s’agit de l’un des apports de KitKat.

Wiko Slide (face et dos)

Pour le reste, le châssis du Slide est assez commun. À l’avant, une grande dalle avec des bordures qui gagneraient à être encore affinées. À l’arrière, un capteur photo légèrement protubérant, un haut-parleur qui paraît très petit compte tenu de la taille du mobile et une coque en plastique mate qui conserve légèrement la trace des doigts. Contrairement au Wax, le liseré argenté fait le tour du smartphone. La partie détachable de la coque s’arrête donc à cette délimitation.

Wiko Slide connecteurs
La fente pour ouvrir le mobile est à peine visible à droite de la tranche

Sur les tranches, nous retrouvons les boutons matériels et les ports usuels. Volume sur la tranche de gauche. Mise en veille sur la tranche de droite. Le micro du téléphone se trouve sur la tranche inférieure et les ports jack 3,5 mm et microUSB sur la tranche supérieure. C’est également ici que se trouve l’encoche pour détacher la coque pour découvrir les deux ports SIM et le port d’extension pour la mémoire interne (très pratique compte tenu de la capacité du Slide). Vous remarquerez que les boutons matériels sont argentés, pour faire un rappel avec le liseré.

Wiko Slide (gauche/droite)

Une prise en main solide, mais un écran baveux

La construction du mobile est plutôt solide. Il n’a pas trop de jeu entre les bordures la dalle de l’écran et les bordures en plastique. La prise en main du mobile est assez classique pour une phablette entrée de gamme. Placer les boutons sur les tranches opposées améliore leur accessibilité. Ne pas en placer sur la tranche supérieure évite de les rendre inaccessibles. Bien sûr, c’est en le prenant en main que nous nous rendons compte de la taille imposante du mobile une fois en main. Notamment face à un G3 qui a considérablement réduit son encombrement alors que la taille de son écran est égale.

Wiko Slide pavé tactile
Le pavé tactile n'est pas intégré à l'interface

L’écran accuse évidemment considérablement de sa faible résolution. Le grain est largement visible à l’oeil nu. Le choix du qHD est ici très curieux, même de la part de Wiko qui nous a habitués depuis quelques mois à proposer un affichage 720p ou 1080p dans ses smartphones de 5 pouces environ (Wax, Getaway, Highway, Dakfull, Darknight, etc.), même dans l’économique Rainbow. Une impression mitigée donc, renforcée par une dalle qui ne glisse pas beaucoup sous les doigts. C’est bien dommage. D’autant qu’il est plutôt lumineux et que les angles de vision sont bien ouverts. Cependant, la grosseur des pixels atténue le contraste, les couleurs bavent légèrement et les images sont comme floues.

wiko slide écran
L'écran est grand, mais pas très bien défini

Android KitKat sans aucune fioriture...

Principale bonne nouvelle de ce Slide, la présence d’Android 4.4.2 KitKat, sans grand changement vis-à-vis de la version stock livré par Google aux développeurs. Nous retrouvons la même interface, les mêmes menus et bien sûr l’ensemble des services Google Play. Sur le bureau central du mobile, vous retrouvez, comme sur Nexus 5 et consorts, un dossier avec l’ensemble des applications de la firme de Moutain View.

Wiko Slide interface Wiko Slide interface

Nous avons évidemment cherché les quelques ajouts de Wiko dans ce smartphone. Nous avons noté la présence de TrustGo, le logiciel qui se veut être autant une suite de sécurité pour mobile qu’un gestionnaire d’applications. Jusqu’ici tout va bien. Mais TrustGo a aussi le mauvais goût de faire un peu de publicité pour quelques applications partenaires, notamment des jeux. Est-ce vraiment le rôle d’un antivirus de faire cela ? Nous ne pensons pas.

Wiko Slide TrustGo Wiko Slide TrustGo
TrustGo côté sécurité (à gauche) et côté recommandation commerciale (à droite)

... pour un système particulièrement allégé 

La présence de KitKat apporte bien sûr de la fluidité à l’ensemble du système, même si les détails de la fiche technique ne nous le laissaient pas forcément entendre. La navigation Web est fluide, avec quelques petites saccades lors des zooms sur les pages. Cela se répercute sur les performances du mobile qui atteint l’excellent score de 17 162 points sur AnTuTu, un score digne des chipsets quad-core Snapdragon 400. Le rapport détaillé du benchmark estime que la plate-forme du Slide est globalement très bonne, son talon d’Achille étant l’affichage de graphismes en 2D.

Wiko Slide antutu Wiko Slide antutu Wiko Slide antutu

Cela se vérifie naturellement en jeu. Si quelques titres accusent quelques ralentissements incompréhensibles (parce qu’ils sont plutôt simples, comme Angry Birds), Deadtrigger 2 n’a posé aucune difficulté majeure, même si nous regrettons encore une fois la très faible résolution de ce très grand écran qui aurait dû être un argument commercial. De même pour la dalle tactile qui ne glisse pas aussi bien que sur d'autres modèles de la marque. Les férus de jeux d'action devront certainement passer leur tour.

Wiko Slide jeu

De même en vidéo : nous retrouvons ici des performances assez classiques pour un smartphone de cette gamme muni de Lecteur Google Vidéo. Le mobile parvient à décoder les fichiers 1080p en MP4. Le MKV, comme toujours, pose parfois quelques problèmes (mais moins que dans les smartphones Alcatel OneTouch). Notez que, comme nous nous y attendions, le haut-parleur à l’arrière est trop petit pour sortir un son de bonne qualité, sans parler de son placement pas très heureux. Résultat, si vous augmentez le volume, il grésille.

Wiko Slide haut parleur
Le petit haut-parleur grésille dès que le volume augmente un peu trop

Le grain des photos aussi gros que le pixel de l'écran

En photo, nous retrouvons strictement la même application photo que le récent Rainbow, ainsi que le même capteur photo de 8 mégapixels. Aucune surprise donc : des modes très classiques, de rares réglages fins pour les ISO et la taille des fichiers, un mode HDR, la détection des sourires et le mode cinématographe amusant (mais difficile à maîtriser).

Wiko Slide appli photo
Application photo du Wko Slide

Le résultat n’est pas entièrement satisfaisant. Aujourd’hui, il pleut sur Paris. Les conditions de luminosité sont donc changeantes et la lumière diffuse. Pour assurer un bon niveau de détail sur les bâtiments, le capteur a choisi de surexposer le ciel (les nuages disparaissent), obscurcissant le reste de la scène. Ce qui est dommage, car, même s’il y a du grain, la photo est plutôt détaillée.

Wiko Slide Photo
Photo prise avec le Wiko Slide

Même à ce prix, la qualité de l'écran est primordiale

L’entrée de gamme a été révolutionnée ces derniers mois. Par le Soshphone 4G. Par le Moto G 4G. Et surtout par le Wax du même Wiko qui nous propose à quelques euros de moins un Slide qui est certes plus grand, mais largement moins bien lotie : pas de 4G (ce qui est pardonnable) et un écran d’une trop faible résolution. Et c’est certainement cela qui est le plus frustrant : savoir que Wiko pourrait parfaitement proposer une phablette 3G sous la barre des 200 euros avec la même configuration, mais un écran au moins 720p. Et cela resterait fonctionnel (le Rainbow en est la preuve). Petite déception donc, mais c’est le prix à payer pour avoir lancé le Wax.

La note de LesMobiles.com

Wiko Slide

Wiko Slide
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