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Test du MobiWire Cygnus : un premier contact avec MobiWire intéressant, mais perfectible

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MobiWire Cygnus

Mobiwire est l’une des marques les plus récentes dans le paysage téléphonique français. Pas encore aussi connu qu’un Wiko ou qu’un Archos, au coude à coude avec les Yezz et Kazam, elle présente en France ses deux premiers smartphones dont le Cygnus. Signe particulier : il coûte 90 euros hors subvention. Qu’a-t-on à ce prix ?

Le segment des smartphones à moins de 100 euros est actuellement en pleine révolution. D’abord il y en a de plus en plus. Ensuite, ils sont de mieux en mieux équipés. Les écrans dépassent les 4 pouces. Les connectivités atteignent régulièrement la 3G+ et même la 4G. Android KitKat est plus souvent présent. Bref, il n’y a (presque) plus de honte à s’offrir un smartphone entrée de gamme et à le montrer aux copains. Auparavant, les prix annoncés à moins de 100 euros étaient tous subventionnés. Aujourd’hui, ce n’est pas une obligation. Et cela le sera de plus en plus.

MobiWire Cygnus

Surfant sur cette vague d’intérêt pour l’entrée de gamme, nous connaissions déjà Wiko, la star de l’open-market sur Internet, mais aussi Archos et plus récemment Haier, Yezz, Thomson (Admea) ou encore Kazam. Que des marques finalement assez jeunes en téléphonie auxquelles s’ajoute maintenant Mobiwire. Reprenant certaines activités d’anciennement Sagem (ça ne nous rajeunit pas), Mobiwire est une marque qui a d’abord travaillé en marque blanche avant de se lancer sous sa propre marque. Ces deux premiers mobiles commercialisés sont les Cygnus et Cygnus Mini. Ils seront suivis par d’autres, comme le Pegasus, son premier smartphone 4G.

Comme un petit air de déjà vu...

Le Cygnus se veut être le produit le plus volumique, puisqu’il propose une taille d’écran suffisante pour les usages les plus courants à un prix très concurrentiel : 89 euros. Et ce n’est pas le moins cher puisque la version mini est proposée à 69 euros, avec quelques différences au niveau de l’écran et de la batterie. Bien sûr, à ce prix, inutile d’en attendre les performances d’un flaghsip de Samsung. Ni même, et c’est dommage, des champions du rapport qualité-prix entre 150 et 200 euros, tels que le Wiko Wax, le Moto G 4G ou le Soshphone 4G. Tous les trois sont bien sûr 4G, mais ils sont tous HD 720p et équipés d’un chipset plus robuste, Tegra 4i ou Snapdragon 400. Faisons donc le tour du propriétaire :

  • Android 4.2.2 Jelly Bean
  • Écran IPS FWVGA (854 x 480 pixels) de 4,5 pouces (résolution de 218 points par pouce)
  • Chipset MediaTek MT6572, dual-core Cortex-A7 cadencé à 1,3 GHz
  • GPU ARM Mali-400 MP
  • 512 Mo de RAM
  • 4 Go de mémoire interne, extensible via microSD
  • Capteur photo de 5 mégapixels
  • Webcam de 0,3 mégapixel (compatible VGA en vidéo)
  • Deux emplacements SIM dont un microSIM
  • Compatible 3G+ (21 Mb/s), WiFi g, Bluetooth 3.0
  • Batterie 1700 mAh
  • 9,8 mm d’épaisseur

MobiWire Cygnus : capot ouvert

Cette fiche technique nous rappelle quelques souvenirs de tests précédents. D’abord le Liquid Z5 d’Acer, qui se distingue du Cygnus par la taille de son écran de 5 pouces. Ensuite le Blade Q de ZTE (connu aussi sous le nom Startrail 4 de SFR), qui apporte deux fois plus de mémoire vive et une batterie légèrement plus puissante. Des smartphones avec lesquels nous n’avions pas été tendres, car ils étaient chers pour leur plate-forme technique. 170 euros pour le modèle d’Acer. 200 euros pour la version SFR du ZTE. Ces deux mobiles datant du début d’année, nous leur avions alors presque pardonné la présence d’Android Jelly Bean 4.2.2, six mois après le lancement de KitKat (et plus encore de Jelly Bean 4.3...). Ici, nous sommes déjà moins tolérants. Mais nous y reviendrons.

Un premier contact rond et simple

Nous savons presque à quoi nous attendre du côté des performances, mais le premier contact avec un smartphone se fait par le design. Et celui du Cygnus est plus proche des Blade de ZTE que des Zx d’Acer. Nous y retrouvons des bordures assez larges, des coins très ronds, une certaine robustesse dans la conception, laquelle ne laisse pas beaucoup de place à la surprise. À l’avant, l’écran tactile encadré en haut par l’écouteur téléphonique, la webcam et les capteurs de luminosité et de proximité, et en bas par un pavé tactile avec les touches de navigation d’Android. Un premier indice de la présence de Jelly Bean et non de KitKat. La bonne idée est d’avoir modifié ces touches pour les personnaliser. Acer le fait aussi. HTC également. ZTE pas systématiquement.

MobiWire Cygnus : de dos et de face

À l’arrière, le logo (très sympa au demeurant) de la marque, le micro pour la réduction de bruit, le capteur photo et son flash LED en haut, le haut-parleur principal et une encoche qui signale que le capot est détachable. Dessous, vous y retrouvez la batterie amovible, les deux ports carte SIM et le port microSD. Sur les tranches, peu de boutons matériels. Le volume est à gauche. L’extinction est en haut, à côté du jack 3,5 mm. En bas se trouvent le port microUSB et le micro principal. À droite... rien.

MobiWire Cygnus : tranches

Vous remarquerez que les tranches sont divisées en deux parties. Une blanche et une grise. La partie grise se prolonge sous le capot et sert de support à différents éléments. Peut-être sera-t-elle très compliquée à changer en cas de fissure extérieure. La partie blanche entoure la dalle IPS, laquelle est livrée avec une protection supplémentaire collée par dessus. C’est moins qualitatif qu’un verre renforcé de Corning (Gorilla) ou Asahi Glass (Dragontrail), mais c’est déjà ça.

Une bonne construction, mais un écran à revoir

Une fois en main, le mobile semble massif. L’avantage est une préhension solide. L’inconvénient est une impression de poids supplémentaire que nous ne retrouvons pas dans des smartphones 4,5 pouces plus fins. La position des touches est bonne. À une main, il est possible de baisser le volume et d’atteindre le pavé tactile sans être obligé de changer la position du mobile.

MobiWire Cygnus : capteur photo, microUSB et jack 3.5

L’écran du smartphone est globalement un peu sombre, la faute peut-être à la protection supplémentaire. De plus, le réglage automatique à l’aide du capteur de luminosité baisse considérablement la visibilité. À son niveau maximal, la luminosité est très suffisante, même en plein jour, et rattrape donc le problème.

À 220 points par pouce, la résolution de l’écran est plutôt faible pour un écran de 4,5 pouces. Nous préférerions nettement un qHD (960 x 540), voire un 720p sur cette taille. Les pixels se voient à l’oeil nu, ce qui ne facilite pas la lecture de pages Web. Dernier point sur l’écran : il manque vraiment de sensibilité. Encore une fois, nous pensons que cela vient de la protection supplémentaire posée sur l’écran. Elle vient s’interposer entre votre doigt et l’écran et peut perturber l’usage général du mobile, même la navigation dans les menus d’Android. C’est un peu dommage.

MobiWire Cygnus : écran

Une version d'Android à proscrire en 2014

Nous en venons justement à Android. Comme nous l’avons évoqué lors de l’étude de la fiche technique, le smartphone s’appuie sur Jelly Bean 4.2.2. Inutile de vous dire que cette version antédiluvienne ne comprend pas certaines des améliorations apportées par KitKat. Nous sommes même étonnés que ce smartphone soit certifié Google (et offre donc un accès au Play Store), puisque nous sommes hors délais de la fenêtre de publication de Jelly Bean.

MobiWire Cygnus interface MobiWire Cygnus interface MobiWire Cygnus interface
Pas de surcouche pour le Cygnus, mais une petite personnalisation graphique

La version d’Android du Cygnus ne comprend pas de surcouche. L’expérience est donc proche de celle voulue par Google pour son système d’exploitation. Quelques menus changements cependant dans le menu paramètre et la suppression sur l’écran d’accueil du navigateur d’Android, remplacé directement par Chrome. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose avec Hangouts ? Mystère.

Côté applications, Mobiwire a fait quelques ajouts au pack de Google Play et aux applications d’Android. D’abord quelques jeux grâce à un partenariat avec GameLoft : Little Big City, Dragon Mania et Spider-Man Ultimate. GameLoft n’a évidemment pas pu s’empêcher d’ajouter un lien commercial vers sa boutique propriétaire... Puisqu’il n’y a pas que le jeu, Mobiwire a ajouté la suite bureautique Kingsoft Office. Pas d’autres petits biscuits, mais pour cela, il y a le Play Store. Mais attention aux applications volumineuses et aux jeux...

MobiWire Cygnus Applications MobiWire Cygnus Applications MobiWire Cygnus Applications
De gauche à droite : Chrome et Gallerie d'Android, puis Kingsoft Office

Des performances en dessous des dual-core Snapdragon 200

Car l’ensemble du système tourne plutôt bien... quand l’écran répond aux sollicitations. Mais le Cygnus n’est pas une machine de guerre. Le mobile repose sur un dual core MediaTek cadencé à 1,3 GHz. Inutile donc de vous dire que Modern Combat 3 de GameLoft ne tournera pas. Sur AnTuTu, le Cygnus obtient 10 218 points, soit un score bien moins bon que toutes les plates-formes sous Snapdragon 400, normal, mais également de toutes les plates-formes sous Snapdragon 200 testées dans nos pages.

MobiWire Cygnus AnTuTu MobiWire Cygnus AnTuTu MobiWire Cygnus AnTuTu

Nous en voulons pour preuve nos tests du Moto E de Motorola et du Xperia E1 de Sony : avec leurs dual-core cadencés à 1,2 GHz (donc théoriquement plus lent que le MT6572 de MediaTek ici présent), le premier dépasse les 12 000 points tandis que le second se propulse au-dessus des 13 000 points. Et ils n’ont pas plus de RAM (un détail important, car AnTuTu a tendance à privilégier les configurations qui s’appuient sur plus de mémoire vive). Le Cygnus est donc théoriquement surclassé. Nous suspectons en outre que le Z5 soit également légèrement au-dessus.

Du multimédia, oui, mais pas trop quand même

Les résultats de ces tests reflètent naturellement la souplesse du téléphone en multimédia. Nous avons naturellement installé Dead Trigger 2 sur le mobile. Le Cygnus ne nous a pas épargné les ralentissements, les redémarrages et les fermetures intempestives. Mais nous avons pu faire quelques parties. L’expérience n’est pas vraiment positive, mais nous nous attendions à moins. Et Le smartphone s’en sort mieux que prévu. Mais les gamers devraient s’abstenir.

MobiWire Cygnus jeu

Côté vidéo, même constat. Le smartphone fait mieux que ce qu’il semblait pouvoir faire au départ. Avec l’aide du lecteur de base d’Android, le smartphone décode la HD en 720p au format MP4 ou MKV. La base donc. Pour le reste, soyez indulgent avec ce dual-core 1,3 GHz, puisqu’il n’est théoriquement pas en mesure de décoder le Full HD. Il y parvient cependant avec quelques petites saccades en MP4. Comme toujours, les images animées sont plus valorisantes sur un écran de faible résolution que les images fixes.

MobiWire Cygnus video

Le haut-parleur à l’arrière est plutôt puissant. Les joueurs ne seront pas surpris de savoir que les doigts l’obstruent régulièrement en tenant le mobile en mode paysage. Difficile de remplacer un double haut-parleur à l’avant dans un débat sur la qualité sonore d’un smartphone.

Des photos un peu ternes, sans saveur

Passons enfin à la photographie. Nous n’avons pas été surpris par la qualité des clichés. Non, il le Cygnus ne remplacera pas votre APN. Il vous sauvera certainement la mise lors d’une soirée pour partager quelques photos sur les réseaux sociaux, mais ne partez pas en voyage seulement avec lui. Car le capteur n’est pas lumineux, il ne gère pas bien les différences de contraste et ne comprend pas toujours où vous voulez faire la mise au point.

MobiWire Cygnus photo
Photo prise avec le MobiWire Cygnus

L’interface photo du Cygnus nous semble légèrement différente de celle d’Android Jelly Bean. L’autofocus se règle au doigt sur l’écran. Et si vous laissez votre doigt appuyé sur la dalle, des options apparaissent : le mode HDR, le mode paysage, le réglage du flash, etc. Peut-être cela aurait-il été plus simple d’offrir un accès avec des touches virtuelles fixes.

MobiWire Cygnus interface photo
Interface photo du MobiWire Cygnus

Même à ce prix, quelques erreurs à ne pas faire

En conclusion, le Cygnus n’est pas le smartphone idéal. C’est un fait, surtout avec cette version d’Android et un écran qui ne répond pas toujours. Mais nous devons naturellement pondérer ce résultat avec le fait qu’il ne coûte que 90 euros, sans subvention opérateur. Cependant, il faut rappeler que deux mobiles sont actuellement positionnés sous la barre des 100 euros et sont compatibles LTE. Le Kite 4G de Wiko, avec son dual-core Cortex-A9 de Broadcom, et le 45 Helium d’Archos, doté d’un Snapdragon 400 quad-core. Pour 10 euros de plus, vous avez la 4G. Difficile de vous conseiller le Cygnus dans ces conditions, même avec toute la bonne volonté de la jeune marque Mobiwire.

La note de LesMobiles.com

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