HUAWEI MATE 10 PRO HUAWEI MATE 10 PRO
HUAWEI MATE 10 PRO

Savez-vous quelle commission touche Apple avec Apple Pay ?

Par Samir Azzemou

Partager

  • Facebook
  • Twitter
  • Google Plus
  • LinkedIn
  • Viadeo
  • RSS
apple

Apple a lancé la semaine dernière Apple Pay, un nouveau moyen de paiement compatible avec iOS 8, l’iPhone 6 et l’Apple Watch. Le modèle économique de Pay est évidemment basé sur une commission sur les achats effectués par son biais. Sur tous les achats.

Ce n’est ni l’iPhone 6, ni l’Apple Watch qui est le plus souvent cité par le monde de la finance depuis la semaine dernière. C’est Apple Pay. Ce qui restera pour les consommateurs comme un autre moyen de paiement, peut-être parfaitement inutile, pourrait faire à court terme l’effet d’une bombe, car son système est disruptif. Il casse littéralement les us et coutumes du marché des moyens de paiement. À tel point qu’il est comparé aux effets du premier iPod sur l’industrie musicale : le baladeur l’a transformé.

Apple Pay

Apple Pay : l'iPod du secteur bancaire ?

Ce sont deux illustres publications qui évoquent pratiquement en même temps le sujet d’Apple Pay et son incidence probable sur le monde bancaire. Le Financial Times d’une part. Et le New York Times de l’autre. Le premier revient sur l’incidence du lancement d’Apple Pay. Selon certains analystes interrogés par le quotidien économique, Apple aurait largement les moyens d’arriver à créer un portefeuille électronique grand public.

Car Apple dispose des parts de marché nécessaires. Il contrôle le software et le hardware, disposant ainsi des briques technologiques pour assurer la sécurité des données. Il a la cote auprès des banques et des moyens de paiement. La seule barrière restante étant le consommateur final. Il devra changer ses habitudes, abandonner sa vieille carte en plastique pour prendre son téléphone et payer avec.

0,15 % de commission sur tous les paiements effectués

L’enjeu est important. Apple gagnera 15 cents à chaque fois qu’un consommateur paiera 100 dollars avec Apple Pay. Un montant qui serait bien moindre que les commissions habituelles, mais il s’agirait d’une première dans l’histoire bancaire : un intermédiaire entre le moyen de paiement et le consommateur toucherait une commission. La négociation aurait été simplifié grâce à l’engagement de nombreux partenaires représentant quasiment l’ensemble du marché.

Le second article s’intéresse à la question de l’engagement des banques avec Apple. Pourquoi participent-elles massivement à l’arrivée d’un nouvel intermédiaire ? D’abord, parce que la commission est basse et facilement absorbable par les banques qui vont assumer seules ce coût supplémentaire. Les réseaux de carte bancaire n’auront donc pas à payer et ne se sentiront pas lésés. Ensuite parce que le système d’Apple pourrait bien participer à une baisse des risques en termes de fraude. L’argent qui est demandé à chaque porteur de carte sert essentiellement à assurer ce risque. Avec Apple Pay et Touch ID, les gains sont meilleurs.

Accompagner le changement tant qu'il est encore temps

Il y a donc consensus de la part des banques et des moyens de paiement. Car Apple Pay va provoquer un changement des habitudes de paiement et qu’il est préférable d’accompagner ce changement que de lutter contre, contrairement à l’industrie musicale face à l’iPod. Reste à savoir comment Apple va évoluer dans cette sphère financière et bancaire. Mais ce qui est sûr, c’est que rien ne sera plus comme avant.

Partagez cet article

comments powered by Disqus

Touchez pour ajouter le site à vos favoris ou sur votre écran d’accueil.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins de mesure d’audience, pour vous offrir des fonctionnalités relatives aux médias sociaux ainsi que des publicités ciblées et des services adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus.

Fermer