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Test du Archos Diamond S : encore une bonne surprise !

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Archos Diamond S

Surfant sur le succès du 50 Diamond, Archos a décidé d’enrichir la gamme de deux nouveaux modèles. Le premier à sortir est le Diamond S, qui reprend une grande partie des composants de son aîné dans un châssis plus élégant pour un prix identique. Peut-on craquer sans regrets ? Réponse dans notre test.

Le 50 Diamond a été le plus gros succès commercial d'Archos en 2015, et sans doute aussi le plus gros qu'il ait jamais connu avec Android. Et, si c'est amplement mérité, ce fût une surprise pour le constructeur. Une bonne surprise bien sûr, mais qui n'a pas eu que des conséquences heureuses. Les stocks sont vite venus à manquer et il aura fallu attendre plusieurs semaines pour que le constructeur parvienne à reprendre le dessus sur la situation.

Pas facile d'enchaîner ensuite mais, puisqu'il vaut mieux battre le fer pendant qu'il est chaud, deux nouveaux modèles ont rapidement été annoncés pour élargir la gamme avec, sans doute, l'espoir qu'ils profiteraient encore de l'engouement pour leur aîné. Le premier est le Diamond S, et il est arrivé à la rédaction. Il est donc temps de découvrir s'il est à sa hauteur.

Archos Diamond S

Sur le plan tarifaire, en tout cas, il l'est assurément. Les deux modèles ont été lancés au même prix, 199,99 €. La répartition n'est cependant pas la même. Vous paierez un peu plus pour le design ici, et un peu moins pour les composants qui sont donc légèrement différents et, logiquement, moins bons. L'affichage n'est plus Full HD. Le Snapdragon 615 a déserté. Mais intéressons-nous plutôt à ce que nous trouvons sous le capot du Diamond S au lieu de pleurer les quelques composants disparus de 50 Diamond :

  • Android 5.1 Lollipop
  • écran Super AMOLED HD de 5 pouces avec protection Gorilla Glass 3
  • chipset octa-core MT6753 Cortex-A53 cadencé à 1,3 GHz
  • GPU Mali-T720
  • 2 Go de RAM
  • 16 Go de mémoire interne
  • connectivités 4G (cat. 4), Wi-Fi, Bluetooth, GPS
  • fonction double SIM
  • appareil photo principal 16 mégapixels compatible 1080p en vidéo avec flash LED
  • appareil photo secondaire 8 mégapixels
  • batterie 2300 mAh
  • dimensions : 145 x 71,5 x 6,5 mm
  • poids : 118 grammes

Malgré les quelques pertes signalées plus haut, la fiche technique reste relativement bien fournie. La réelle question est de savoir si l'ensemble est bien optimisé mais intéressons-nous comme toujours d'abord au design, d'autant que c'est censé être l'atout de ce nouveau Diamond face au précédent.

Plutôt joli et bien fini

Il est plutôt rare de voir Archos choisir autre chose que du plastique pour habiller ses smartphones. Il a donc décidé de faire un effort pour ce Diamond S dont l'avant et l'arrière sont couverts par des vitres en Gorilla Glass 3 (pour éviter les rayures normalement, mais certainement pas les traces de doigts). Nous aurions cependant apprécié un peu plus d'originalité dans les coloris (noir uniquement) ou dans la forme au moins puisqu'elle rappelle un peu trop les derniers Xperia Z de Sony, sans l'impression premium. Les tranches là aussi arrondies mais couvertes de plastique et le poids peu élevé du Diamond S donnent l'impression d'un smartphone un peu cheap à côté mais aussi plus fragile.

Archos Diamond S : avant / arrière
Archos Diamond S : gauche / droite

C'est bien de reprendre les bonnes idées des copains mais c'est aussi prendre le risque d'une comparaison peu flatteuse quand l'exécution n'est pas à la hauteur. Evidemment, Archos ne joue pas dans la même catégorie et il parvient à tirer son épingle du jeu dans celle des smartphones à moins de 200 € qui est la sienne et où l'élégance se fait assez rare et l'assemblage laisse parfois à désirer. Cela reste donc une belle réalisation et, pour couronner le tout, la prise en main est plutôt agréable.

Archos Diamond S : appareil photo et haut-parleur

Les dimensions permettent une préhension ferme et les boutons d'alimentation et du volume sont à bonne hauteur sur la tranche droite. Comme c'est de plus en plus souvent le cas, ce sont les seuls que l'on trouve puisque ceux d'Android sont intégrés à l'écran qui ne partage la face avant qu'avec le haut-parleur, la webcam et les capteurs de luminosité placés au-dessus. L'emplacement du port microUSB, au-dessus avec la prise jack, est un peu déroutant au départ mais pas insurmontable même si nous aurions préféré l'avoir en bas, entre les deux grilles de haut-parleur voire à la place de celle qui ne sert à rien si Archos manquait de place.

Archos Diamond S : tiroir microSIM

En effet, il en a découpé deux pour créer l'illusion de haut-parleurs stéréo mais il n'y a en réalité qu'un seul haut-parleur, derrière la grille de droite. L'autre est donc uniquement décorative. Dommage. Terminons ce tour du propriétaire avec les tiroirs microSIM et microSD, respectivement sur les tranches de gauche et de droite, et l'appareil photo, dans le coin supérieur gauche à l'arrière. Le capot n'est évidemment pas amovible.

Archos Diamond S : tiroir microSD

Pas de Full HD mais le Super AMOLED compense

Du côté de l'écran, le Diamond S s'en sort également plutôt bien dans sa catégorie. Certes, il faudra se contenter d'une définition HD alors que d'autres modèles proposent de la Full HD au même prix, dont le 50 Diamond d'ailleurs. Sur une dalle de 5 pouces, la différence est visible mais le résultat n'est pas grossier non plus et les bienfaits du Super AMOLED compensent largement : la profondeur des couleurs, les contrastes élevés, les angles de vision très ouverts...

Archos Diamond S : écran

A choisir, nous préférons même cet écran que celui du 50 Diamond mais c'est très subjectif. Certains n'aiment pas les tons plus criards de l'AMOLED. Ce qui est sûr, c'est que l'écran ne devrait pas être un critère éliminatoire dans le cas du Diamond S. Rappelons au passage qu’il est protégé par une vitre en Gorilla Glass 3. Ce n’est pas la dernière génération de verre Corning mais c’est déjà ça, et la glisse est agréable.

Android presque comme sur les Nexus

Tout est donc fait pour que l’expérience Android soit agréable à l’oeil. Pour ce qui est de la navigation, pas de réelles surprises. Archos a toujours privilégié la version stock et c’est ce que nous retrouvons ici, dans la version 5.1 Lollipop. Nous aurions tout de même apprécié quelques fonctions bien utiles que l’on retrouve désormais un peu partout chez la concurrence, comme le double tap pour réveiller le smartphone. Rien de tel ici. Pas de réglages rapides particuliers dans le centre de notifications non plus, ni de bouton pour fermer toutes les applications d’un coup dans le gestionnaire de multitâche ou de clavier tiers. Nous retrouvons même le lanceur de Google, avec le panneau Google Now à droite du bureau.

Archos Diamond S : écran de verrouillage Archos Diamond S : bureau Archos Diamond S : Google Now
Archos Diamond S : réglages rapides Archos Diamond S : multitâche Archos Diamond S : clavier

Bref, c’est de l’Android pur et dur, comme sur les Nexus ou presque puisqu’il y a tout de même une application en plus et nous sommes ravis de la retrouver puisque c’est le lecteur vidéo d’Archos, l’un des plus complets et bien fichus. Le reste est de série : Gmail, Youtube, Maps, Keep, Play Musique, Drive… et le Play Store pour compléter la logithèque et utiliser les 10 Go de stockage restant sur les 16 annoncés. Notez également que l’absence de personnalisation permet au Diamond S de recevoir les mises à jour applicatives de Google rapidement. Nous avons notamment eu le plaisir de retrouver le menu principal de Marshmallow, avec la ligne de raccourcis et le défilement vertical pour la liste des applications.

Archos Diamond S : liste des applications Archos Diamond S : Play Store Archos Diamond S : stockage

Cela devrait théoriquement aussi permettre à Archos de porter plus rapidement les mises à jour de Google mais le constructeur n’aime généralement pas s’embêter avec ça, même s’il commence à s’y mettre. Le 50 Diamond a eu la chance de passer sous Lollipop. Espérons donc que le Diamond S aura celle de connaître Marshmallow mais ce n’est pas sûr. Autant prévenir...

Ce n’est pas le plus puissant, mais il s’en sort !

Dernier avantage de ne pas avoir de surcouche, le système est plus léger et demande moins de ressources résultant dans une navigation fluide en toute occasion. Nous avons également apprécié la vitesse à laquelle se lance les applications. Le Diamond S n’a rien a envié au 50 Diamond de ce côté là avec son MT6753, et ses huit coeurs Cortex-A53 cadencés à 1,3 GHz, et les 2 Go de RAM qui l’accompagnent. C’est surtout en multimédia que la différence se ressent, principalement dans les applications lourdes sur le plan graphique à cause du Mali-T720 d’ARM. Comprenez les jeux. Mais, avant d’en arriver là, venons-en aux scores obtenus sur les benchmarks.

Archos Diamond S : AnTuTu Archos Diamond S : Basemark OS II Archos Diamond S : 3DMark

Le Diamond S obtient un peu plus de 36 000 points sur AnTuTu, ce qui n’est pas mal à première vue mais qui l’est un peu moins en regardant dans le détail. Le GPU est à la traîne. D’ailleurs, vous remarquerez qu’il s’agit de la version 6.0 du benchmark, soit la dernière et celle qui donne notamment plus d’importance à la puissance graphique. Il n’y a pourtant pas de grands changements ici. Les plateformes sous MT6753 ont toujours obtenu dans les 35 000 points. Le GPU d’ARM ne parvient donc pas à tirer la note globale vers le haut comme le font les Adreno de Qualcomm. Ce serait même plutôt l’inverse si le nouveau barème ne profitait pas un peu au CPU qui parvient à compenser la petite baisse de la note graphique...

Du côté de Basemark OS, le constat est le même : bon score pour le CPU, moyen pour le GPU pour une note globale honorable. 3DMark confirme la tendance avec un score légèrement inférieur à 7000 points sur Ice Storm Unlimited qui place le milieu de gamme d’Archos parmi les smartphones moyens, et derrière ceux sous Snapdragon 615 dans sa base de données puisqu’il ne s’occupe que du traitement graphique. En réalité, cela ne signifie évidemment pas que vous ne pourrez pas jouer, mais des ralentissements plus ou moins gênants sont à prévoir. Nous en avons rencontré quelques uns sur Angry Birds Go! lorsque trop d’éléments apparaissent à l’écran. Dead Trigger 2 s’est quant à lui montré relativement fluide dans l’ensemble, même avec le meilleur profil graphique.

Archos Diamond S : Dead Trigger 2

L’expérience de jeu n’est donc pas catastrophique mais ce n’est certainement pas l’usage multimédia dans lequel le Diamond S est le plus à l’aise. Celui-ci est évidemment la vidéo. Le CPU parvient à décoder jusqu’en Full HD alors que le lecteur maison d’Archos supporte de nombreux codecs vidéo en plus d’offrir quelques options sympathiques, comme le réglage de la luminosité ou le choix de la piste audio. Sans oublier les sous-titres, avec même la possibilité de les synchroniser manuellement avec les dialogues. Le seul réel problème est que la bibliothèque de codecs audio est un peu moins riche. On se retrouve donc parfois avec les images, particulièrement belles sur la dalle Super AMOLED du Diamond S d’ailleurs, mais sans le son. Dommage…

Archos Diamond S : Archos Video

En parlant de son, nous avons trouvé le haut-parleur relativement correct pour le prix avec une montée en volume bien contrôlée même s’il n’est pas particulièrement fort et que nous aurions préféré qu’il y en ait un derrière chaque grille…

L'appareil photo 16 mégapixels, simple argument marketing ?

Finissons avec la photo pour laquelle Archos a misé gros : un capteur de 16 mégapixels, sans doute le même que sur le 50 Diamond. Il est plutôt rare de trouver un tel capteur à moins de 200 €. Il est accompagné d’un simple flash LED. Et le Diamond S n’est pas en reste lorsqu’il est question de selfies non plus puisqu’il est équipé pour cela d’un capteur 8 mégapixels. Cet équipement est commandé par une application assez simpliste en apparence mais finalement assez complète avec plusieurs modes (photo, suivi de mouvement, Panorama…) mais aussi de nombreux réglages.

Nous aurions cependant préféré que ces derniers soient un peu mieux organisés, avec un mode manuel pour regrouper les plus techniques qui se trouvent répartis sur deux panneaux différents. La correction de l’exposition et les « propriétés de l’image » (netteté, saturation, luminosité, contraste…) côtoient le sélecteur de mode ou les effets de couleur alors que la plage ISO est rangée avec la stabilisation numérique, le retardateur ou encore la résolution. De quoi couper l’envie de bidouiller. On se contentera donc généralement des quelques réglages accessibles depuis le viseur, et plus particulièrement du HDR et du flash.

Archos Diamond S : Appareil photo

Heureusement, les réglages automatiques sont plutôt efficaces et il est souvent possible d’obtenir de jolis clichés en shootant à la volée, lorsqu’il fait jour au moins. Nous avons généralement trouvé un bon équilibre au niveau de la luminosité, des couleurs plutôt vives et fidèles ainsi qu’un niveau de détails correct, même si nous espérions un peu mieux dans ce dernier cas. Certaines zones apparaissent légèrement floutées à l’agrandissement et le second plan est loin d’être aussi riche que le premier. Le capteur 16 mégapixels ne vaut donc pas mieux qu’un bon 13 mégapixels...

Photo prise avec l'Archos Diamond S

Puisque nous avons séparé la prise de jour de la prise de nuit, ou au moins dans des conditions d’éclairages plus difficiles, venons-en. Le Diamond S se comporte alors totalement différemment. Plus d’effet de flou. Il force la netteté en usant, voire abusant, du bruit électronique. C’est surtout à l’agrandissement que cela se remarque alors que les clichés peuvent paraître propres sur l’écran du smartphone. Le flash permet d’atténuer le bruit mais il apporte souvent une teinte bleutée qui n’est guère plus agréable. Le résultat ne sera donc jamais parfait mais, en même temps, la perfection en basse luminosité n’existe pas vraiment sur mobile et nous avons vu bien pire.

Photo prise avec l'Archos Diamond S

Concernant les selfies, nous sommes un peu déçus, non pas par le capteur en lui même, mais pas le traitement qui est fait des informations qu’il capture. A la prévisualisation, les selfies paraissent particulièrement détaillés puis on se retrouve avec une peau toute douce dans la Galerie même en désactivant tous les effets « d’embellissement ». Dommage. Les couleurs sont autrement assez bien reproduites et il n’y a pas nécessairement besoin de beaucoup de luminosité pour arriver à des résultats corrects. Soulignons également que ce capteur est limité au VGA en vidéo. Etrange. Celui au dos peut évidemment enregistrer en Full HD.

Un bon smartphone pour moins de 200 €

Ce Diamond S se révèle être une jolie proposition au final. Au sens propre tout d’abord, grâce à un design peut-être pas très original mais tout de même bien mené. Puis au sens figuré grâce une fiche technique suffisamment bien fournie pour rendre l’expérience Android aussi agréable à l’oeil, grâce à un bel écran, qu’à l’utilisation, grâce à l’absence de surcouche trop imposante et au MT6753 de MediaTek même si les amateurs de jeux lui préféreront sans doute le 50 Diamond. S’ajoutent encore à cela une connectivité assez complète et un appareil photo correct.

Il est plutôt difficile d’en attendre plus à moins de 200 €, et les constructeurs qui ont tenté d’en donner plus n’ont généralement pas fait mieux, comme Zopo avec le Speed 7.Le Diamond S rejoint donc les meilleurs de la catégorie que sont son aîné bien sûr mais aussi le Fever 4G de Wiko. Ce sont là trois valeurs sûres, chacun avec son petit plus : la mémoire vive chez Wiko, la puissance graphique pour le 50 Diamond et le design pour le Diamond S. Reste à savoir ce qui compte le plus pour vous.

La note de LesMobiles.com

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