Après la dissolution de Sony-Ericsson, la marque japonaise a lancé début 2012 un trio de smartphones NXT censés marquer un premier tournant vers l’avenir. Quelques mois plus tard, le Xperia T est de sortie. Le smartphone haut de gamme saura-t-il convaincre dans un marché encore plus concurrentiel ?
Note de la rédaction : parfois, il est difficile de tester un smartphone. Ce test du Xperia T a été un véritable parcours du combattant : Sony a dû nous fournir trois modèles pour que nous en ayons un qui soit finalement stable et convaincant. Les différences n’étaient pas anecdotiques et les engins prêtés à la presse n’étaient pas des prototypes, mais bien des modèles qui auraient pu être vendus. Pire : nous avions déjà écrit l’intégralité du test avant de recevoir le troisième exemplaire. Du coup, par souci d’objectivité, nous avons évidemment repris quelques-uns de nos paragraphes.
Présent sur le marché du smartphone Android depuis maintenant plus de 2 ans, Sony n’en est pas à son coup d’essai avec ce nouveau Xperia T. Depuis ses X10, la firme a su se démarquer des autres constructeurs grâce à une ROM propriétaire originale et un design tranché par rapport à ce qui se fait d’habitude. Rarement Sony a cédé à la facilité de proposer un smartphone qui ne soit qu’un « rectangle noir aux bords arrondis ». Depuis la série « NXT », qui comprenait les modèles Xperia U P et S, le constructeur japonais a décliné sa gamme en de multiples engins dont la pertinence sur le marché reste encore à prouver.
Si l’on regarde cet Xperia T, nouveau haut de gamme pour la fin de l’année 2012, on s’aperçoit d’emblée qu’il est en concurrence directe avec un autre smartphone Sony : le Xperia Ion. Les différences entre les deux modèles tiendraient sur une demi-allumette. Commercialement en revanche, il semblerait que le T soit davantage référencé les opérateurs, tandis que le Ion s’impose plutôt chez les revendeurs. On ne fait pourtant pas mieux que cet engin chez Sony, et le Xperia T a la dure tâche de s’insérer sur le marché du haut de gamme. La concurrence est donc très rude, aussi bien chez Samsung, HTC, Apple et bien entendu, depuis quelques jours, Google. Sony n’avait donc pas vraiment le choix : cet Xperia T devait être un smartphone sans compromis.
Si l’on fait rapidement un tour du côté technique, on s’aperçoit très vite que Sony est resté fidèle à sa philosophie : des composants haut de gamme, mais rien de superflu. On retrouve donc un processeur Qualcomm Snapdragon S4 Plus « Krait », double cœur cadencé à 1,5 GHz, soutenu par un processeur graphique Adreno 225 et 1 Go de RAM. Même si vous ne pourrez pas ouvrir la coque du smartphone pour accéder à la batterie de 1850 mAh, un emplacement microSD a été prévu sur le côté droit de l’appareil à côté de la microSIM. On retrouve également toutes les technologies à la mode, A-GPS, NFC, Bluetooth ou encore, un port microUSB MHL pour la recharge.
L’écran est lui aussi dans la norme de cette fin d’année : nous sommes en face d’une dalle tactile de 4,55 pouces « HD », définie en 1280 x 720 pixels. Tout cela nous amène à un taux de pixels par pouce de 323. Sony a également inclus son savoir-faire côté téléviseurs, en proposant encore une fois le « Bravia Engine », promettant des noirs plus sombres et les blancs plus éclatants. Côté capture, nous avons le droit sur le papier au meilleur de ce qui se fait à l’heure actuelle : un bel objectif de 13 mégapixels disposant de toutes les technologies mobiles nécessaires pour faire de jolis clichés quand le reflex ou le compact ne sont pas à portée de main.
Sur le papier, nous avons donc un concurrent sérieux dans l’équipe Sony pour les fêtes de fin d’année. Mais voyons alors ce que cet Xperia T vaut en pratique.
Contenu de la boîte
Depuis la série Xperia , Sony a fait des efforts sur la présentation de ses smartphones. Les boîtes sont sobres et bien rangées. Que trouve-t-on dans ces tiroirs de carton en plus de l’appareil ?
• Un kit mains libres stéréo filaire avec des écouteurs intra et quelques embouts de rechange
• Un câble microUSB
• Un chargeur secteur
• Le manuel de démarrage rapide et quelques papiers sur la garantie
Il est toujours étrange de constater que Sony équipe mieux ses appareils entrée de gamme que ses fers de lance, en offrant aux plus petits modèles des chiffons antistatiques, des protections d’écran, des coques de rechange et même des Smart Tags NFC. Cette fois, le minimum syndical est respecté, pas de surprise.