La Hadopi pointe du doigt l'accès illicite aux contenus depuis un mobile

Par Samir Azzemou

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La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet vient de publier une étude sur l’usage, notamment illicite, des contenus audiovisuels (musique, film, série). Sans surprise, le mobile y apparait de plus en plus souvent, notamment chez les jeunes.

Le smartphone et la tablette sont des plates-formes sur lesquelles les contenus audiovisuels sont de plus en plus consommés. La musique plus sur le mobile. Les vidéos davantage sur une ardoise tactile. Et bien entendu, cela n'amène pas les usagers à ouvrir le porte-monnaie plus souvent que sur PC. En effet, malgré les boutiques de Google et Apple plutôt bien fournies en matière de contenu, ils conservent des pratiques illicites, comme le montre l’étude qualitative et quantitative commandée au CSA par la Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet).

Toujours beaucoup de consommation illicite

Les résultats de ce document n’étonnent guère. Premier constat : l’action de la haute autorité a eu quelques effets dissuasifs sur la frange technophobe de la population française, mais pas sur celle qui maîtrise, plus ou moins bien, l’outil informatique, et qui télécharge le plus. 43% des personnes interrogées consomment aujourd'hui de façon illicite sur Internet. D’autant qu’ils déclarent que la pratique est simple et banale. Notamment grâce au streaming, mécanique à la portée de tous, qui devient l’un des moyens d’accès frauduleux les plus courants.

Le smartphone plebiscité par le streaming

La vraie nouveauté, c’est l’introduction du mobile dans ces usages illégaux. La consommation de contenu illicite passant désormais de plus en plus souvent par le streaming, lequel est compatible avec tous les navigateurs Web modernes des smartphones et ne nécessite pas d’espace de stockage, le mobile devient donc une plate-forme pratique. 61% des personnes interrogées savent comment regarder des films ou écouter de la musique illégalement depuis un mobile, et les deux tiers d’entre elles l’utilisent régulièrement. Toutefois, cette pratique est encore assez récente : les deux tiers de ces usagers l’utilisent depuis moins d’un an. Elle devrait donc continuer à se généraliser. Selon l’étude, l'usage du smartphone se retrouve notamment dans les tranches d’âge les plus jeunes.

Une pratique qui deviendra de plus en plus mobile

Heureusement, les tablettes et les mobiles ne servent pas qu’au piratage. L’étude montre aussi que les tablettes sont utilisées en moyenne par 15% des consommateurs, quel que soit le contenu, et les smartphones par 38% et 10% des consommateurs, respectivement pour la musique et la vidéo. Une pratique qui, comme le piratage, va se renforcer rapidement : 63% des consommateurs estiment la tablette et le smartphone seront de plus en plus à même de remplir ce rôle. La question reste cependant la même : comment les convaincre de ne consommer que des contenus légaux ?

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