À retenir
- Défaut structurel : le Pixel 11 Pro Fold casse toujours à la même ligne d'antenne, un problème récurrent depuis 2023.
- Progrès notables : l'écran en verre céramique résiste mieux aux rayures et le smartphone ne prend pas feu lors des tests.
- Comparaison : le Galaxy Z Fold8 de Samsung a mieux résisté à l'épreuve de torsion, sans se briser.
Lors de son annonce, début août, Google a présenté le Pixel 11 Pro Fold intégrant une charnière sans engrenages capable de supporter 83 millions de cycles d'ouverture et fermeture en laboratoire, ainsi qu'un dos en composite de fibre de verre présenté comme quasi impossible à briser.
Selon le fabricant, l'écran externe en verre céramique serait par ailleurs deux fois plus résistant aux rayures que celui de la génération précédente. Google avait notamment insisté sur le fait que, selon lui, le Pixel 11 Pro Fold profitait d’une résistance globale trois fois supérieure à celle du Pixel 10 Pro Fold.
Une torture pour les smartphones
Le testeur Zack Nelson, connu pour sa chaîne YouTube JerryRigEverything, a soumis l'appareil à sa batterie d'épreuves habituelle, incluant test de rayures, exposition à la flamme, infiltration de sable et test de torsion. Résultat : le smartphone s'est brisé exactement sur la ligne d'antenne, ce trait fin qui traverse le châssis, reproduisant le même point de rupture observé sur le Pixel Fold original de 2023, le Pixel 9 Pro Fold et après lui le Pixel 10 Pro Fold.
C’est donc la quatrième génération consécutive de pliables Google à céder précisément à cet endroit.
Des progrès réels mais insuffisants
Cependant, tout n'est pas négatif dans ce test. Contrairement au Pixel 10 Pro Fold, dont la batterie avait explosé en dégageant de la fumée l'an dernier lors du même essai, une première en dix ans de tests pour Zack Nelson, le Pixel 11 Pro Fold s'est contenté de se rompre sans prendre feu. Le testeur avait même prévu un extincteur par précaution, qui n'a finalement pas été nécessaire.

L'écran externe en verre céramique a également tenu jusqu'au niveau 6 de l'échelle de Mohs, un progrès notable puisque la quasi-totalité des smartphones se raient déjà à ce niveau. Les deux écrans, interne et externe, résistent aussi plus longtemps qu'auparavant face à l'épreuve de la flamme avant d'afficher une marque indélébile.
En revanche, le dos en composite de fibre de verre s'est avéré n'être qu'un plastique renforcé, se rayant facilement au couteau, et le panneau de verre avant s'est même complètement détaché du châssis lors du test de torsion cette année, un dégât plus important que les précédentes générations.

Comparaison avec la concurrence
Face à ce constat, la comparaison avec le principal rival du segment est de mise. Le Galaxy Z Fold8 de Samsung, testé quelques jours plus tôt par le même youtubeur, a survécu à l'épreuve de torsion sans se briser, malgré une flexion visible de sa structure.
Seul le panneau arrière s'est légèrement décollé, sans endommager l'écran interne. L'écran externe du Z Fold8, protégé par du Gorilla Glass Ceramic 3, présente des résultats comparables en matière de rayures, mais son châssis en aluminium de 4,5 mm résiste mieux à la flexion inverse. Google, il faudra faire mieux la prochaine fois.