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Fragmentation Android : deux fois plus de mobiles sous Marshmallow

Par Samir Azzemou

android 6 0 marshmallow

Il aura fallu attendre encore plus longtemps que Lollipop pour voir la part de marché de Marshmallow progresser significativement. La version 6 d’Android représente désormais 2,3 % du parc installé, croissance obtenue au détriment de KitKat et Jelly Bean.

Comme KitKat il y a un an, Lollipop continue de progresser fortement, malgré la sortie de Marshmallow il y a près de 5 mois. Et cela devrait certainement continuer jusqu’à l’été, puisque les constructeurs low cost commenceront d’adopter Android 6.0 au printemps. Une adoption qui semble donc être cyclique : 2016 ressemble à 2015 qui ressemblait déjà fortement à 2014. Toutefois, nous remarquons une tendance dans les chiffres : l’adoption de la dernière version d’Android en date, même chez les grandes marques de la téléphonie (Samsung, Huawei, ZTE, HTC, Sony, LG, etc.), semble plus lente que pour les vers précédentes.

Une adoption de plus en plus lente

En effet, nous constations l’année dernière que Lollipop progressait plus lentement que KitKat. Nous estimions alors, à l’époque, que la faute en incombait à Google qui avait livré à l’automne 2014 une version boguée de Lollipop (d’où la sortie rapide d’Android 5.1). L’attente des correctifs a alors mécaniquement retardé l’arrivée des téléphones censés s’appuyer sur cette version. Cette année, rien ne semble indiquer qu’Android 6.0 subisse les mêmes désagréments (le One A9 de HTC en est la preuve).

Fragmentation Android, mars 2016

Et pourtant : Marshmallow connaît davantage de difficultés pour s’imposer dans le parc installé mondial. Début mars, la dernière mouture de l’OS parvenait à atteindre les 2,3 % du parc, doublant ainsi sa part en un mois (+1,1 point). À la même date en 2014 et 2015, KitKat et Lollipop dépassaient les 3 %. Marshmallow est aujourd’hui à la hauteur de Ice Cream Sandwich et derrière Gingerbread...

70 % du parc sous KitKat ou Lollipop

Il y a donc une détérioration progressive de la réactivité de l’écosystème Android à adopter le nouvel OS. Est-ce dû aux constructeurs, aux fondeurs de chipsets, à Google ? Difficile de l’expliquer concrètement. Cette faiblesse profite naturellement à Lollipop qui progresse relativement bien : les deux versions représentent ensemble 36,1 % du parc, contre 34,1 % un mois auparavant. Cette progression est par ailleurs générée uniquement par la version 5.1 de l’OS (la version 5.0 recule même de 0,1 point).

Dans le haut du tableau, toutes les autres versions reculent (hors Froyo dont l’érosion reste très lente) : Gingerbread recule de 0,1 point, Ice Cream Sandwich de 0,2 point, Jelly Bean de 1,6 point et KiKat de 1,2 point. Cette baisse générale est relativement conforme à la part de chaque version sur le parc installé, sauf pour KitKat qui semble particulièrement bien résister à la progression de ces successeurs. Vous remarquerez cependant que, pour la première fois, Lollipop passe devant KitKat. En février, Android 4.4 et Android 5.0/5.1 représentaient respectivement 35,5 % et 34,1 % du parc. Un mois plus tard, c’est le contraire : KitKat est à 34,3 % et Lollipop à 36,1 %.

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