Aujourd’hui, les capacités NPU (Neural Processor Unit) sont devenues un critère déterminant pour départager les smartphones haut de gamme, car elles conditionnent directement les usages liés à l’intelligence artificielle embarquée. Cela concerne aussi bien le traitement photo en temps réel, la transcription vocale, la traduction instantanée, génération de contenu ou encore optimisation des performances en arrière-plan.
Dans le cas du Google Pixel 10 Pro, du Galaxy S26 Ultra et du OPPO Find X9 Pro, les approches diffèrent sensiblement, tant sur le plan matériel que logiciel, ce qui se traduit par des expériences utilisateur distinctes.
Google a fond sur les tâches d’IA
Le Google Pixel 10 Pro s’appuie sur la puce Tensor G5, dont le NPU est historiquement orienté vers les tâches d’IA locales optimisées par Google. En pratique, cela se traduit par une exécution très efficace des modèles maison, notamment pour la retouche photo automatique, la reconnaissance vocale hors ligne ou encore les fonctions comme la synthèse de texte et l’analyse contextuelle dans Android.
En outre, Google privilégie une intégration étroite entre le NPU, le CPU et le GPU, ce qui permet de répartir intelligemment les charges selon les besoins. Le Pixel ne cherche pas forcément à afficher la puissance brute la plus élevée en termes de TOPS, mais plutôt à offrir une latence très faible et une cohérence d’usage, notamment grâce à Gemini Nano exécuté en local. Ainsi, il apparaît comme le plus abouti sur les usages quotidiens liés à l’IA personnelle.*

Le Galaxy S26 Ultra peut être le plus puissant
Le Galaxy S26 Ultra, de son côté, exploite le Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy, dont le NPU Hexagon nouvelle génération met l’accent sur la puissance brute et la polyvalence. Qualcomm annonce généralement des gains significatifs en termes de calcul IA, avec une capacité élevée pour exécuter des modèles plus lourds, y compris en multimodal (texte, image, audio).
Concrètement, cela permet à Samsung de proposer des fonctionnalités Galaxy AI plus ambitieuses, comme la traduction en temps réel durant les appels, la génération d’images ou encore l’édition avancée de photos et de vidéos. En revanche, cette puissance s’accompagne parfois d’une dépendance accrue au cloud pour certaines fonctions complexes. Le Galaxy S26 Ultra se positionne donc comme le plus puissant sur le plan du NPU, notamment pour les usages intensifs et les applications tierces exploitant pleinement l’IA.

Oppo Find X9 Pro, pour une approche équilibrée
Enfin, le OPPO Find X9 Pro, équipé du Dimensity 9500, adopte une stratégie intermédiaire. MediaTek a fortement renforcé son APU (équivalent du NPU), avec une architecture pensée pour l’efficacité énergétique et le traitement en temps réel. OPPO en tire parti à travers ColorOS, avec des fonctions d’IA intégrées à la photo, à la gestion de batterie ou encore à l’optimisation des performances.
Le smartphone se montre particulièrement performant dans les traitements continus, comme l’amélioration vidéo ou la stabilisation intelligente, tout en conservant une consommation maîtrisée. En revanche, l’écosystème logiciel reste légèrement moins riche que celui de Google ou Samsung en matière d’IA générative avancée.
Au final, on peut considérer que le Galaxy S26 Ultra domine en puissance brute de calcul NPU et en capacité à gérer des modèles complexes, le OPPO Find X9 Pro offre un excellent compromis entre performance et efficacité énergétique, tandis que le Google Pixel 10 Pro se distingue par la meilleure intégration logicielle et la pertinence de ses usages IA au quotidien.
Votre choix dépendra donc moins des chiffres que de la manière dont vous comptez utiliser concrètement ces fonctions intelligentes.
