À plusieurs semaines de la présentation officielle des Galaxy S26, Samsung a choisi d’ouvrir la communication autour de sa prochaine conférence Unpacked de fin février 2026 en mettant clairement l’accent sur la confidentialité de l’affichage, plutôt que sur les caractéristiques classiques comme la définition photo ou la puissance de charge. Plusieurs rumeurs insistaient sur cette fonctionnalité qui s’annonce extrêmement prometteuse.
Selon le fabricant, la fonction Privacy Display vise à répondre à un usage très courant mais souvent négligé : l’utilisation du smartphone dans les transports, au bureau ou dans les lieux publics, où un voisin peut facilement jeter un œil aux messages, aux applications bancaires ou aux e-mails.
Bien plus pertinent qu’un filtre de confidentialité
Samsung décrit cette situation par le terme « shoulder surfing » et présente Privacy Display comme une solution pensée dès la conception de la dalle, plutôt que comme un simple ajout logiciel ou matériel. Car, effectivement, il est possible d’acheter un filtre de confidentialité pour votre smartphone, celui-ci permettant de masquer votre écran aux personnes qui sont placées à côté. Toutefois, ces filtres assombrissent généralement fortement l’affichage, modifient le rendu des couleurs et rendent le partage de contenus vidéo avec un proche bien moins agréable, le cas échéant.
Ici, le concept est bien plus ancré. D’après la marque, cette fonction est le résultat de cinq années de travail associant les équipes matérielles et logicielles, avec en ligne de mire une protection plus fine que les filtres physiques qui se collent sur l’écran. Samsung affirme vouloir éviter les compromis des filtres de confidentialité en donnant davantage de contrôle à l’utilisateur, à la fois sur ce qui est dissimulé et sur le moment où la discrétion doit s’appliquer.

Selon les informations disponibles, Privacy Display serait d’abord proposé sur le Galaxy S26 Ultra. Les fuites et communications récentes évoquent en effet un recours à une dalle OLED spécifique, ce qui limite la possibilité de l’apporter aux générations précédentes par simple mise à jour logicielle. Pour l’heure, Samsung ne détaille pas complètement les choix techniques, mais insiste sur l’idée d’une confidentialité « au niveau du pixel », laissant entendre que la gestion de la lumière est profondément intégrée à l’écran lui‑même.
Comment fonctionne Privacy Display au niveau du pixel
Techniquement, Privacy Display repose sur une gestion très fine de la lumière émise par chaque pixel, avec une couche matérielle adaptée qui modifie l’angle de diffusion des photons. Selon les premiers éléments, l’objectif est que le contenu reste lisible normalement pour l’utilisateur placé en face du smartphone, tandis que l’affichage devient difficilement interprétable, voire quasi noir, dès que l’on s’éloigne de l’axe central. Ici, l’effet peut être ajusté et géré de façon dynamique.

Certains observateurs rapprochent ce fonctionnement de la technologie Flex Magic Pixel OLED, déjà exhibée par Samsung Display, qui permettrait à chaque pixel de contrôler plus précisément la direction de la lumière en fonction de l’angle de vue souhaité. Samsung ne confirme pas officiellement ce lien.
Selon les sources qui ont analysé ces éléments, il serait possible de n’appliquer la protection qu’à une partie de l’écran : par exemple une notification, une fenêtre vidéo ou une zone spécifique contenant des informations sensibles.
Paramètres, automatisation et intégration dans l’écosystème de sécurité Samsung
Au‑delà de la partie matérielle, Privacy Display s’intègre, selon Samsung, dans l’écosystème de sécurité déjà existant autour de Knox et Knox Vault. Le constructeur indique que cette intégration permet d’associer l’activation du filtre à des contextes précis, comme la saisie d’un mot de passe, l’ouverture d’une application financière ou la consultation de documents sensibles. L’idée est d’éviter que l’utilisateur n’ait à penser systématiquement à activer la fonction, en délégant certains déclenchements au système lui‑même.

Il serait ainsi possible de définir des listes d’applications pour lesquelles Privacy Display se met en route automatiquement. Certains réglages évoquent également un mode d’activation dans les lieux jugés « bondés », comme les transports publics ou les ascenseurs, à l’image de ce que la concurrence commence à explorer avec la géolocalisation ou les capteurs de mouvement. Le niveau de visibilité pourrait être ajustable, de manière à doser la réduction de lisibilité latérale selon les préférences et le confort recherché par l’utilisateur.
En outre, Samsung prévoirait aussi une option d’activation manuelle via un raccourci dans l’interface, ce qui permettrait de basculer rapidement entre un usage privé et un usage plus ouvert, par exemple lors du partage d’une vidéo ou d’une présentation avec une autre personne.