Fiche technique
- Écran AMOLED 6,57 pouces, 120 Hz
- Processeur : Qualcomm Snapdragon 8 Elite
- 12 Go de mémoire vive (extensibles)
- 512 Go d’espace de stockage interne (non extensible)
- Triple capteur photo : 200 + 50 + 12 mégapixels / 50 mégapixels
- Lecteur d’empreintes sous l’écran
- Batterie 6400 mAh, charge filaire 80 W, charge sans fil 50 W
- Étanchéité : IP68, IP69, IP69K
- Système d'exploitation Android 16 avec surcouche logicielle MagicOS
Design
Le Honor 600 Pro adopte un design qui s’inscrit clairement dans la tendance actuelle : un châssis aux bords plats, un dos en verre légèrement mat et un module photo rectangulaire proéminent qui n’est pas sans rappeler les iPhone récents. C’est aussi le cas du Honor 600, son cadet. Avec ce modèle, la première impression en main est celle d’un smartphone sérieux, plutôt sobre, qui cherche plus à inspirer confiance qu’à jouer l’originalité à tout prix. La prise en main se révèle rapidement rassurante car le gabarit est maîtrisé malgré la batterie massive, et l’épaisseur légèrement inférieure à 8 mm évite la sensation de « brique » que l’on pouvait craindre.

En outre, le poids contenu pour un smartphone doté d’une batterie d’une grande capacité est une bonne surprise, surtout face à certains concurrents qui approchent ou dépassent allègrement les 210 g, comme certains Pixel ou Galaxy. Il nous a semblé que la répartition des masses équilibrée : le 600 Pro reste utilisable d’une seule main, même si l’on reste sur un grand smartphone, comparable en encombrement à un Pixel 10 Pro ou un Galaxy S26 standard.

Les boutons tombent naturellement sous les doigts, avec un bouton d’alimentation et les touches de volume regroupés sur le côté droit, à la manière des Galaxy, tandis que la tranche inférieure accueille le tiroir SIM, le port USB‑C et l’un des haut‑parleurs. Comme le Honor 600, la version Pro propose un bouton personnalisable. Par défaut, un appui bref permet de lancer l’application d’appareil photo, de déclencher une fonction IA ou d’autres options. Il faut aller dans les paramètres du smartphone pour modifier le comportement de la touche.


Après quelques semaines passées en sa compagnie, on peut dire que la qualité de fabrication ne souffre pas la critique : les ajustements sont précis, aucune arête ne vient gêner la prise en main et la transition entre le cadre métallique et le verre est parfaitement lissée. La certification IP68 / IP69K, comme le Honor 600 confirme la volonté de Honor de positionner ce modèle parmi les flagships les plus robustes, avec une résistance non seulement à l’immersion mais aussi à certains jets d’eau sous pression.
Par rapport au Pixel 10 Pro, qui conserve le bandeau photo horizontal emblématique, le 600 Pro fait le choix d’une signature visuelle plus conventionnelle, ce qui pourra séduire ceux qui préfèrent la discrétion voire d’un modèle qui s’approche furieusement des lignes d’un iPhone récent. Toujours à titre de comparaison, les lignes du S26 paraissent un peu plus travaillées, avec un bloc photo mieux intégré et une homogénéité de design plus poussée, tandis que le Honor joue la carte de l’efficacité.
Concernant la connectivité physique, Honor fait l’impasse sur la prise jack 3,5 mm, comme la plupart des flagships actuels, et mise sur l’USB‑C pour l’audio filaire et la recharge. Le tiroir SIM propose du double nano‑SIM ou une combinaison nano‑SIM + eSIM en fonction des marchés européens, ce qui reste très pratique pour jongler entre une ligne personnelle et une ligne professionnelle. Sur la tranche supérieure, il y a un émetteur infrarouge, ce qui permet de le transformer en une télécommande universelle avec l’application idoine préinstallée.
Enfin, le Honor 600 Pro intègre des haut‑parleurs stéréo, avec une grille en bas et une seconde sortie via sur la tranche supérieure, ce qui permet d’obtenir un son suffisamment large pour la vidéo et le jeu. L’équilibre reste correct, même si les basses ne rivalisent pas avec certains modèles plus imposants, et le volume maximal nous semble amplement satisfaisant pour un usage quotidien. En parallèle, le lecteur d’empreintes digitales sous l’écran se montre rapide et fiable malgré son placement légèrement trop bas pour une parfaite ergonomie. Il est situé à seulement 1 cm du bord inférieur.
L’écran
L’écran du Honor 600 Pro fait partie de ses principaux atouts, et se pose immédiatement comme un argument fort face aux écrans du Pixel 10 Pro et du Galaxy S26. On apprécie tout particulièrement ses bords extrêmement fins. La dalle AMOLED de 6,57 pouces affiche une définition de 2728 x 1264 pixels, pour une densité confortable qui garantit une excellente netteté dans tous les usages, qu’il s’agisse de lecture, de navigation web ou de consultation de réseaux sociaux. Le taux de rafraîchissement de 120 Hz assure une grande fluidité dans les défilements et les animations, et le réglage adaptatif permet au smartphone de s’ajuster automatiquement pour préserver la batterie lorsqu’une fréquence plus élevée n’est pas nécessaire.

En outre, Honor met en avant une luminosité de pointe pouvant atteindre 8000 cd/m² sur de petites zones, une valeur qui, à l’usage, se traduit par une lisibilité excellente en plein soleil. Même sous le soleil franc d’un début d’après‑midi, nous n’avons jamais eu besoin de chercher l’ombre pour lire une notification ou répondre à un message, ce qui n’est pas toujours le cas sur certains concurrents moins lumineux. Face au Pixel 10 Pro, qui propose lui aussi une dalle très lumineuse, le Honor 600 Pro se situe dans la même cour, avec une légère sensation de confort supplémentaire dans certaines situations extrêmes, même si les mesures instrumentales exactes varient selon les laboratoires.
Notez aussi les nombreuses fonctions de limite à la fatigue oculaire dans les paramètres, comme pour les autres smartphones Honor. C’est toujours une très bonne chose.
La colorimétrie est globalement très bien maîtrisée : en mode standard, les couleurs restent naturelles, avec une légère saturation qui flatte l’œil sans tomber dans l’excès, tandis que le mode vif accentue les teintes pour ceux qui apprécient des couleurs plus éclatantes. Honor propose plusieurs profils ainsi qu’un réglage de la température de couleur, ce qui permet d’ajuster finement l’affichage selon nos préférences, une flexibilité que l’on retrouve également chez Samsung et Google mais que tous les utilisateurs n’exploitent pas forcément. D’après notre test, les noirs sont profonds, comme on peut s’y attendre d’une dalle AMOLED, et les angles de vision ne posent aucun problème particulier.

L’un des points que nous avons particulièrement appréciés, selon notre test, concerne la gestion du scintillement grâce à un PWM très rapide. Pour les personnes sensibles aux clignotements des écrans à faible luminosité, cette attention de Honor peut faire la différence lors d’un usage prolongé dans l’obscurité. En comparaison, le Galaxy S26 reste une référence pour la combinaison de haute luminosité et de faible réflectance, mais le Honor 600 Pro ne donne jamais l’impression d’être en retrait, ce qui est remarquable compte tenu de son positionnement tarifaire légèrement inférieur.
La réactivité de la dalle est également au rendez‑vous : la latence tactile nous a paru très faible, tant lors de la saisie de texte que pendant les sessions de jeu. Les gestes du système, que ce soit pour revenir à l’écran d’accueil ou pour basculer entre les applications récentes, s’enchaînent avec fluidité et sans accroc. Enfin, le seul reproche que l’on pourrait adresser à cet écran concerne une légère susceptibilité aux reflets dans certaines conditions, même si ce point reste moins problématique que sur certains modèles plus anciens et ne nous a jamais gênés au quotidien.
Le système et les applications
Le Honor 600 Pro arrive en France sous Android 16, habillé de la surcouche maison MagicOS 10, qui donne immédiatement le ton : nous sommes face à une interface très riche en fonctionnalités et fortement empreinte de services et d’outils d’intelligence artificielle. Dès la première configuration, on se rend compte que Honor a multiplié les propositions : assistant IA pour organiser les photos, suggestions contextuelles dans certaines applications, ou encore gestion intelligente de la consommation pour optimiser l’autonomie. On peut également compter sur des aides à la rédaction, la fameuse fonction de détection des Deep Fake en visio / clonage de voix par IA ainsi que la traduction.
En outre, la navigation quotidienne reste fluide.


MagicOS 10 propose un large éventail d’options de personnalisation : thèmes, jeux d’icônes, transitions animées, et même un centre de contrôle à la présentation revisitée, qui n’est pas sans rappeler certaines approches trouvées chez d’autres constructeurs chinois. Selon notre test, si vous appréciez les interfaces hautement configurables, vous devriez y trouver votre compte, même si cela nécessite un petit temps d’adaptation pour apprivoiser tous les menus et sous‑menus disponibles. En revanche, ceux qui viennent d’un Pixel 10 Pro ou d’un Galaxy S26 pourront trouver cette approche plus chargée que les interfaces très cohérentes de Google et Samsung, généralement plus sobres et mieux intégrées au système Android de base.


Le principal bémol du système Honor reste la présence d’applications préinstallées et de suggestions parfois intrusives. Comptez sur un espace réellement disponible d'un peu moins de 475 Go sur les 512 Go affichés en théorie. On retrouve, par exemple, plusieurs services maison, des boutiques alternatives et des recommandations de contenus qui n’intéresseront pas forcément tout le monde. Il est possible de désinstaller une partie de ces applications, mais pas toutes, ce qui peut frustrer ceux qui aiment garder un smartphone « propre ». En comparaison, Google et Samsung ont aussi leurs propres apps préinstallées, mais l’ampleur de ce « bloatware » reste souvent perçue comme plus limitée, surtout sur les Pixel qui misent sur une expérience plus épurée.


Concernant les mises à jour, Honor communique sur une durée presque aussi ambitieuse que les sept années de mises à jour système et de sécurité que Google promet sur ses Pixel 10, ou que Samsung sur certaines gammes Galaxy. La marque indique ainsi que l’appareil pourra supporter les 6 prochaines mises à jour du système et les 7 mises à jour de sécurité arrivantes. Il s’agit donc, sur ce point, d’un smartphone prêt à vous accompagner pendant un bon moment.
Les performances
Selon notre test, le Honor 600 Pro n’a pas à rougir face aux Pixel 10 Pro et Galaxy S26 en matière de performances brutes. Le Snapdragon 8 Elite, associé à 12 Go de mémoire vive au format LPDDR5X, offre un confort de tous les instants : les applications se lancent rapidement, le multitâche est parfaitement géré et la navigation dans l’interface se fait sans la moindre micro‑latence perceptible. Selon notre test, même en basculant régulièrement entre plusieurs apps lourdes (réseaux sociaux, streaming vidéo, navigation GPS et jeux), le 600 Pro ne montre pas de signe d’essoufflement.
En outre, Honor semble avoir accordé une attention particulière à la gestion thermique. En effet, même après de longues sessions de jeu sur des titres exigeants, le téléphone chauffe de façon perceptible mais reste dans une zone confortable, sans baisse brutale de performances. Cela permet au 600 Pro de maintenir des fréquences élevées plus longtemps que certains modèles plus anciens qui avaient tendance à throttler rapidement.

Ainsi, le Honor 600 Pro permet de profiter de graphismes au maximum sur la plupart des titres populaires, avec un taux de rafraîchissement des images stable et une réactivité très satisfaisante. Certains concurrents plus clairement orientés gaming pourront garder une avance sur les réglages les plus extrêmes, mais dans un usage réaliste, le 600 Pro coche toutes les cases pour la majorité des joueurs mobiles. En outre, la grande batterie associée à une gestion intelligente de la consommation permet de jouer plus longtemps sans voir le niveau de la batterie s’effondrer aussi rapidement que sur certains ultraflagships.
Pour ce qui est du stockage, les 512 Go proposés en standard sur le marché français est un excellent compromis entre confort et longévité, surtout en l’absence de port microSD.
Le multimédia
La partie photo du Honor 600 Pro confirme la volonté de Honor de se maintenir dans le haut du panier, avec une configuration triple capteur riche en mégapixels et en polyvalence. Le capteur principal de 200 mégapixels, doté de stabilisation optique, produit par défaut des clichés combinant plusieurs pixels (pixel‑binning) pour offrir des images de 12 mégapixels, avec un très bon niveau de détail et une gestion correcte du bruit. Après de nombreuses photos que nous avons pu réaliser, on peut dire qu’en pleine lumière, les images produites sont très détaillées, avec une exposition généralement bien gérée, même si la saturation des couleurs peut parfois sembler légèrement appuyée, en particulier sur les tons rouges et verts.


Le téléobjectif de 50 mégapixels, avec zoom optique 3,5x, représente l’un des atouts majeurs de ce module photo. Le passage du capteur principal au téléobjectif se fait sans rupture brutale en termes de colorimétrie, et la stabilisation optique permet de conserver des images nettes même lorsque l’on zoome à main levée. En outre, le zoom numérique au‑delà de 3,5x continue de produire des résultats exploitables jusqu’à environ 10x, ce qui le place dans une position intéressante face au Pixel 10 Pro, dont le zoom périscope 5x garde toutefois un avantage pour les grossissements plus extrêmes.


L’ultra grand‑angle de 12 mégapixels complète la panoplie, avec un champ de vision large et une distorsion contenue. Ce capteur est très pratique pour les paysages ou les scènes urbaines, même si la qualité se montre naturellement un peu en retrait par rapport au capteur principal, notamment en basse lumière. En outre, le traitement logiciel essaie de maintenir des couleurs cohérentes à travers les différents capteurs, ce qui est appréciable lorsque l’on construit un album mélangeant plans larges, standards et zoomés. Face au Galaxy S26, le Honor 600 Pro se défend bien, mais Samsung garde souvent une petite avance en constance et en équilibre général, surtout pour les vidéos.

L’application Appareil photo de MagicOS est assez complète, avec une interface qui rappelle ce que l’on trouve chez d’autres marques asiatiques : carrousel de modes (Cliché nocturne, Portrait, Photo, Vidéo, Pro), menus secondaires accessibles par des icônes en haut de l’écran, et options avancées pour les utilisateurs plus avertis. Notez également la possibilité d’ajouter d’autres modes de prises de vue, accessibles depuis le menu Plus (Multi-Vidéo, Ralenti, Panorama, Accéléré, Aquatique, Super Macro, Haute Résolution, Vidéo nocturne, Scène et Scanner un document.
En outre, l’intégration de certaines fonctions IA, comme la détection de scènes ou les suggestions de cadrage, peut aider les moins expérimentés à obtenir des clichés plus flatteurs. La réactivité de l’appareil est bonne : l’ouverture de l’app photo est rapide, la mise au point est globalement fiable, et la rafale ne souffre pas de lenteurs inhabituelles.

La vidéo bénéficie d’une stabilisation efficace, en particulier en 4K, où le Honor 600 Pro se montre tout à fait convaincant pour filmer des scènes quotidiennes, des vlogs ou des moments familiaux. En revanche, face aux Pixel 10 Pro et Galaxy S26, qui restent des références en matière de vidéo mobile, le Honor accuse une légère différence sur la gestion des hautes lumières et la cohérence de la colorimétrie lors de changements brusques d’exposition.
Enfin, selon notre test, la caméra frontale de 50 mégapixels offre des selfies très détaillés, avec une gestion honnête des tons de peau et un mode portrait plutôt réussi tant que la lumière reste correcte. La possibilité de filmer en 4K avec ce capteur frontal est appréciable pour les créateurs de contenus qui se filment régulièrement, même si, comme souvent, la stabilisation et la dynamique restent un peu derrière ce que propose le capteur principal.
En résumé, on peut dire que le Honor 600 Pro propose une expérience photo et vidéo très solide, largement au niveau d’un flagship moderne, même s’il doit céder quelques points aux Pixel 10 Pro et Galaxy S26 qui restent les références absolues dans certains scénarios exigeants.
L’autonomie
C’est ici que le Honor 600 Pro creuse un véritable écart avec de nombreux concurrents, y compris le Pixel 10 Pro et le Galaxy S26. La batterie de 6400 mAh lui donne un avantage que peu de modèles peuvent compenser, surtout dans un format aussi fin et relativement léger. Lors de notre test, nous avons systématiquement dépassé la journée et demie d’utilisation, même avec un usage soutenu mêlant réseaux sociaux, streaming, navigation GPS ponctuelle et quelques sessions de jeu. En usage plus modéré, deux jours d’autonomie deviennent réalistes, ce qui est très rare sur un flagship moderne avec un écran 120 Hz et une telle puissance.
Pour ne rien gâcher, la charge est à la hauteur de cette autonomie généreuse : filaire à 80 W permettant de passer de 0 à 100% en moins d’une heure, ce qui reste très confortable dans la vie quotidienne. Par ailleurs, l’option de charge sans fil 50 W représente un véritable atout : il devient possible de recharger très rapidement le téléphone sans le brancher, à condition de disposer d’un chargeur compatible. En comparaison, le Pixel 10 Pro et le Galaxy S26, bien qu’offrant des systèmes de charge rapides et maîtrisés, restent généralement moins agressifs en puissance, ce qui rend le Honor 600 Pro particulièrement séduisant pour ceux qui enchaînent les longues journées loin d’une prise.
Le Honor 600 Pro est donc l’un des meilleurs élèves actuels en matière d’autonomie parmi les flagships disponibles en France, et c’est un argument qui pèse lourd dans la balance face aux Pixel 10 Pro et Galaxy S26.
Notre avis
Selon notre test, le Honor 600 Pro est un excellent « petit flagship » : très puissant, très endurant, avec un bel écran 120 Hz et une photo globalement solide pour son prix. On lui reproche surtout une surcouche un peu chargée, un design peu original et un suivi logiciel moins rassurant que chez Google ou Samsung. Face au Pixel 10 Pro et au Galaxy S26, il se distingue par une meilleure autonomie et une recharge plus rapide, mais reste derrière sur la photo/vidéo la plus pointue et la durée des mises à jour. Par rapport au Honor 600, le 600 Pro est clairement le choix des gros utilisateurs : plus de puissance, vrai téléobjectif, charge sans fil et connectivité plus moderne, là où le Honor 600 reste le roi du rapport qualité/prix si ton budget est plus serré.