Test du Samsung Galaxy Z Fold8 : le pliant qui change de forme pour changer d'usage

Samsung a créé la surprise lors de son Unpacked du 22 juillet 2026 en scindant sa gamme de pliants en deux. D'un côté le Galaxy Z Fold8 Ultra, héritier direct du Fold7 et de sa silhouette haute et étroite. De l'autre ce Galaxy Z Fold8, qui abandonne la recette maison pour un format dit « passeport », large et presque carré une fois replié. Le constructeur coréen y ajoute une première maison : une batterie au silicium-carbone, associée à une charge nettement plus rapide et à un châssis de 4,5 mm d'épaisseur déplié pour 201 g seulement. Facturé 1 999 € dans sa version 256 Go, il se heurte à un Honor Magic V6 mieux armé sur l'endurance et à un Google Pixel 10 Pro Fold moins cher mais dans un format « livre ». Nous l'avons utilisé plusieurs jours, en photo, en jeu et en déplacement, et voici nos impressions.

Sylvain Pichot - publié le 10/08/2026 à 12h30
Samsung Galaxy Z Fold8

Fiche technique

  • Écran interne : AMOLED 7,6 pouces, 120 Hz
  • Écran externe : AMOLED 5,5 pouces, 120 Hz
  • Processeur : Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy 
  • 12 Go de mémoire vive (256 et 512 Go) ou 16 Go (1 To), non extensible
  • 256, 512 Go ou 1 To de stockage interne non extensible
  • Double appareil photo arrière 50 + 50 mégapixels / 10 + 10 mégapixels
  • Lecteur d’empreintes digitales au niveau du bouton d’alimentation
  • Batterie 4 800 mAh, charge filaire 45 W, sans fil 20 W, inversée 4,5 W
  • Étanchéité : IP48
  • Système d'exploitation : Android 16 avec la surcouche logicielle One UI 9

Design

Le Galaxy Z Fold8 rompt franchement avec la lignée ouverte par Samsung en 2019. Replié, il ne ressemble plus à une télécommande épaisse mais à un petit carnet : 123,9 x 81,9 x 9,7 mm, soit une largeur inhabituelle et une hauteur très contenue. Ce format, que le constructeur qualifie de « passeport », rappelle immédiatement les propositions récentes de Huawei sur le segment des pliants larges, avec le Pura X Max et il s'inspire visiblement de la façon dont un carnet de notes se glisse dans une poche de veste plutôt que dans un jean. D'après notre test, la différence est loin d'être cosmétique : l'appareil tient dans la paume, se manipule à une main pour consulter une notification et se range sans former ce long bloc rigide qui gênait sur les générations précédentes. On apprécie beaucoup.pixel

Samsung Galaxy Z Fold8

Déplié, le Fold8 ne mesure que 4,5 mm d'épaisseur et affiche 201 g sur la balance. Il s'agit du Fold le plus léger jamais produit par Samsung, avec 14 g de moins que le Fold7 alors que son ainé, le Galaxy Z Fold8 Ultra fait 215 grammes sur la balance. Le gain se ressent immédiatement en lecture prolongée, position dans laquelle les pliants concurrents finissent par peser sur le poignet. La comparaison est d'ailleurs sévère pour Google : le Pixel 10 Pro Fold, avec ses 258 g et ses 10,8 mm replié, appartient à une autre catégorie de gabarit. Honor reste le plus fin déplié avec 4,1 mm sur son Magic V6 (finition blanche), mais son châssis affiche 219 g et une hauteur bien supérieure, faute d'avoir adopté ce format large.

Samsung Galaxy Z Fold8

La construction suit ce que Samsung sait faire de mieux. Le cadre en Aluminum Armor présente des chants légèrement adoucis, la face avant repose sur du Gorilla Glass Ceramic 3 et le dos sur du Gorilla Glass Victus 2 pour la protection contre les chocs. La charnière, baptisée Armor FlexHinge, se manœuvre d'un geste net, avec une résistance progressive qui permet de bloquer l'écran à mi-course pour filmer ou passer un appel en visio. Aucun jeu perceptible, aucun grincement pendant notre semaine d'essais. Surtout, la nouvelle plateforme d'écran « Flex Titanium », qui superpose une plaque de titane, une structure en treillis et un film d'alliage sous la dalle, permet d'amincir l'ensemble de 10% tout en réduisant nettement la marque du pli central. Sous un éclairage rasant, la trace reste devinable au doigt, mais elle disparaît en usage normal, là où celle du Pixel 10 Pro Fold se fait sentir encore lors des balayages.

Samsung Galaxy Z Fold8

Un point nous chagrine davantage : la certification IP48. L'immersion ne fait pas peur au Fold8, mais la protection contre la poussière se limite aux grosses particules. Or Google propose un IP68 complet sur son pliant et Honor va jusqu'à l'IP68 + IP69 sur le Magic V6. Pour un appareil vendu 1 999 euros, censé accompagner des déplacements, cela mérite d'être signalé. Côté teintes, Samsung propose du Graphite, du Crème et du Lavande, plus un vert Pistachio réservé à sa boutique en ligne.

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

La connectique répond au cahier des charges du haut de gamme : compatibilité 5G, NFC, port USB-C, double SIM physique et eSIM, et pas de prise jack 3,5 mm. Le Wi-Fi 7 est de la partie, en revanche Samsung n'a pas détaillé publiquement la version exacte du Bluetooth ni le débit du port USB, et nous préférons ne pas avancer de chiffre non confirmé. Sur ce terrain, le Magic V6 et le Pixel 10 Pro Fold affichent tous deux du Wi-Fi 7 et du Bluetooth 6.0 : le Fold8 est donc au niveau.

Comme pour tous les modèles pliants, le lecteur d'empreintes digitales est logé dans le bouton d'alimentation, sur la tranche droite. L'emplacement est le bon sur ce format large : le pouce tombe naturellement dessus, que l'appareil soit ouvert ou fermé, ce qui évite les contorsions imposées par certains capteurs sous l'écran. La reconnaissance est immédiate dans la grande majorité des cas, avec toutefois quelques ratés lorsque le doigt est humide.

Samsung Galaxy Z Fold8

Reste une absence qui fera grincer des dents : le Fold8 ne prend pas en charge le S Pen. Samsung réserve désormais l'usage du stylet à d'autres modèles, ce qui prive ce pliant d'une partie de son intérêt pour la prise de notes. Le Honor Magic V6 supporte l’utilisation d’un stylet même s’il n’est pas vendu avec.

L'audio, enfin, s'appuie sur une configuration stéréo compatible Dolby Atmos, complétée par un égaliseur à neuf canaux et une fonction Boost Dialogue très utile sur les podcasts mal mixés. Le rendu sonore privilégie les médiums et les aigus, avec des voix claires et bien détachées, mais les basses restent discrètes, significatif d’un compromis logique sur un châssis de 4,5 mm.

L'écran

Le Galaxy Z Fold8 est doté de deux dalles Dynamic AMOLED 2X. À l'intérieur, un écran de 7,6 pouces affiche 1 848 x 2 448 pixels dans un rapport proche du 4:3, avec une technologie LTPO capable de descendre à 1 Hz et de grimper à 120 Hz. À l'extérieur, une dalle de 5,5 pouces en 1 248 x 1 972 pixels capable de tourner jusqu’à 120 Hz, dans un ratio inhabituel voisin du 10:16. La luminosité de pointe annoncée atteint 3 000 cd/m² sur l'écran interne, et Samsung revendique un nouveau traitement anti-reflet qui réduit d'environ 5 % les réflexions par rapport au Fold7.

Samsung Galaxy Z Fold8

En intérieur comme en plein soleil, la lecture ne pose aucun problème, et le nouveau revêtement fait effectivement gagner en confort lorsqu'on consulte une carte au soleil de juillet. En effet, la réserve de luminosité se ressent surtout sur les contenus HDR, où les hautes lumières conservent de la matière. Les couleurs, en mode Vif comme en mode Naturel, restent bien maîtrisées, avec des noirs parfaits et un contraste sans reproche. Le passage adaptatif de 1 à 120 Hz se fait sans saccade visible, et le défilement des longues pages de texte est d'une netteté remarquable.

C'est le format qui divise. Le 4:3 de la dalle interne est un régal pour les réseaux sociaux (en position « portrait »), la bande dessinée, la presse, les documents PDF et le partage d'écran en visio, et il offre une surface confortable pour deux applications côte à côte. En vidéo 16:9, en revanche, deux larges bandes noires viennent rogner la surface utile, et les films en 21:9 se retrouvent cantonnés à un bandeau central. Nous avons pris l'habitude de zoomer dans l'image, au prix d'un léger recadrage. Le Pixel 10 Pro Fold, avec ses 8 pouces quasi carrés, souffre du même travers, tandis que le Magic V6 et ses 7,95 pouces en 2 352 x 2 172 pixels s'en sort un peu mieux sur les contenus larges.

Samsung Galaxy Z Fold8

L'écran externe de 5,5 pouces divise également. Sa largeur inhabituelle rend le clavier étonnamment confortable pour répondre à un message d'une main, mais sa faible hauteur limite le nombre de lignes affichées, et certaines applications s'accommodent mal de ce rapport. D'après notre test, ce petit écran est parfait pour trier des notifications, lancer un titre ou scanner un QR code, moins pour lire un long article. Sur ce point, les 6,52 pouces du Magic V6 et les 6,4 pouces du Pixel 10 Pro Fold restent plus polyvalents.

Samsung Galaxy Z Fold8

Les réglages ne manquent pas. On peut ainsi basculer entre les profils colorimétriques Vif et Naturel, curseur de balance des blancs, choix du mode 120 Hz adaptatif ou 60 Hz fixe, résolution ajustable, protection de la vue avec filtre de lumière bleue programmable, écran toujours actif paramétrable et lissage des mouvements pour les vidéos. Nous apprécions aussi la possibilité de forcer certaines applications récalcitrantes à occuper toute la surface interne.

Faut-il pour autant considérer cet écran comme un argument d'achat décisif ? Selon notre test, oui, à condition d'aimer les formats de lecture.

Samsung Galaxy Z Fold8

Le système et les applications

Le Fold8 sort d'usine sous Android 17, habillé par One UI 9. Samsung accompagne l'appareil de sept ans de mises à jour système et de sécurité, une durée d'engagement qui l'aligne sur Google et sur Honor, et qui reste hors de portée de la majorité des constructeurs chinois sur le segment des pliants. Pour un appareil à 1 999 €, cette perspective de suivi jusqu'en 2033 est importante et compte autant que la fiche technique, selon nous.

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

L'interface exploite bien la géométrie du produit. Le tiroir d'applications s'étale sur la largeur, la barre des tâches persistante facilite le passage d'une application à l'autre, et le glissement depuis le bord droit ouvre le volet des raccourcis pour lancer une fenêtre flottante. En effet, sur cette dalle en 4:3, le multi-fenêtrage se révèle plus naturel que sur les Fold étroits : deux applications côte à côte occupent chacune une surface presque carrée, sans donner l'impression de travailler dans une faible largeur. La continuité entre l'écran externe et l'écran interne fonctionne sans accroc, l'application reprenant exactement là où elle était laissée.

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

L'organisation des paramètres reste l'un des points forts de One UI. En effet, on a droit à une arborescence logique, un moteur de recherche interne efficace, un panneau de réglages rapides personnalisable et l’affichage de toutes les options d’une section, à la manière des autres pliants sur l’écran interne notamment. En outre, le niveau de personnalisation est élevé, entre thèmes, formes d'icônes, écrans de verrouillage multiples associés à des profils de sonnerie, et modes routines qui adaptent le comportement du mobile selon le lieu ou l'heure.

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

Sur le contenu logiciel préinstallé, Samsung livre son duo habituel : ses propres applications, les services Google et un lot d'outils Microsoft. Sur notre modèle de test embarquant une capacité de stockage interne de 256 Go, le système et les applications occupaient un peu plus de 30 Go. 
Sur les fonctions d'intelligence artificielle, le système One UI 9 sert de socle à la suite Galaxy AI et à l'intégration de Gemini, et nous avons pu utiliser au quotidien la traduction d'appel, la retranscription de réunion, la recherche par encerclement et les outils d'édition photo générative. Vous aurez droit à toutes les fonctions d’IA présentes sur les précédents smartphones de la marque dont l’interface Now Brief, qui, une fois apprivoisée s’avère être très utile et instructive.

Les performances

Bonne nouvelle : Samsung n'a pas bridé le modèle le moins cher de sa gamme de pliants. Le Fold8 embarque le même Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy que le Fold8 Ultra, dans sa variante overclockée à 4,74 GHz sur les deux cœurs Oryon principaux, épaulée par un GPU Adreno 840 cadencé à 1,3 GHz. La mémoire vive s'élève à 12 Go sur les versions 256 et 512 Go, et à 16 Go sur la déclinaison 1 To. Le stockage n'est pas extensible.

Au quotidien, cette puissance se traduit par une réactivité sans faille. Les applications s'ouvrent instantanément, la bascule entre l'écran externe et l'écran interne ne provoque aucun temps mort, et une dizaine d'applications restent en mémoire sans rechargement. D'après notre test, le seul ralentissement perceptible provient de certaines applications tierces qui redessinent leur interface lors du dépliage.

Samsung Galaxy Z Fold8

En jeu, le Fold8 se débrouille très bien. Les titres exigeants tournent en qualité élevée sur la dalle interne, et le format large offre une prise en main confortable pour les jeux de course ou de tir. Nous avons cependant noté un échauffement sensible du cadre après une trentaine de minutes de jeu, accompagné d'une légère baisse de cadence. Les 4,5 mm du châssis laissent peu de place à la dissipation. Le Magic V6 chauffe lui aussi rapidement, et le Pixel 10 Pro Fold fait bien pire, avec jusqu'à 20 % de puissance perdue et des pics relevés. Sur ce terrain, selon notre point de vue, le Samsung reste donc dans le peloton de tête.

Le multimédia

C'est ici que le Fold8 assume son statut de modèle d'entrée dans la gamme des pliants Samsung. En effet, le dos n'accueille que deux capteurs : un grand-angle de 50 mégapixels ouvrant à f/1,8 avec stabilisation optique, et un ultra grand-angle de 50 mégapixels à f/1,9. Aucun téléobjectif, donc, alors que le Fold7 disposait d'un capteur de 200 mégapixels et que le Fold8 Ultra conserve un zoom optique 3x. Le zoom se limite à un recadrage dans le capteur en 2x et à un traitement numérique jusqu'à 10x maximum. Deux modules de 10 mégapixels à f/2,2 assurent les selfies, l'un sur l'écran externe avec un champ de 85 degrés, l'autre sur la dalle interne avec 100 degrés. La vidéo grimpe jusqu'en 8K, avec de nouveaux profils colorimétriques et l'enregistrement simultané avant et arrière.

L'application photo reprend l'ergonomie maison, adaptée au format. Les niveaux de zoom 0,5x, 1x, 2x et 10x s'affichent au-dessus du déclencheur, les modes défilent horizontalement, et le mode Pro donne accès à la sensibilité, à la vitesse, à la mise au point manuelle et au format RAW. Le pliant apporte deux atouts réels : le mode Vue double, qui affiche la scène à la fois sur l'écran interne et sur l'écran externe pour cadrer un portrait à distance, et l'usage en position semi-ouverte, qui transforme l'appareil en petit trépied de fortune. 

Samsung Galaxy Z Fold8

En revanche, l'organisation des commandes en orientation paysage nous a paru moins limpide, les réglages se retrouvant relégués dans un coin peu accessible au pouce.

Samsung Galaxy Z Fold8

Sur le fond, les clichés du capteur principal sont très bons. Le traitement Samsung reste marqué, avec un léger surcroît de saturation sur les verts, mais la plage dynamique est large, le piqué généreux au centre et la mise au point rapide. L'ultra grand-angle conserve une bonne cohérence colorimétrique avec le module principal et corrige efficacement les déformations sur les bords. En basse lumière, le mode Nuit produit des images propres jusqu'à des conditions sévères, au prix d'un lissage visible sur les textures fines. 
Les portraits, réalisés à partir du seul capteur principal, offrent un détourage fiable, avec un bokeh un peu artificiel sur les cheveux, le cas échéant. Les selfies de 10 mégapixels font le travail, sans plus, et restent en retrait des 20 mégapixels du Magic V6.

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

Le manque de téléobjectif se paie dès que le sujet s'éloigne. À 3x, le recadrage numérique montre déjà ses limites sur les détails architecturaux, alors que le Magic V6 dispose d'un périscope de 64 mégapixels à f/2,5 en 3x et le Pixel 10 Pro Fold d'un module optique 5x. Ce dernier reste par ailleurs la référence en matière de traitement logiciel, même si les tests indépendants lui reprochent une note photo moyenne pour son tarif. 

Samsung Galaxy Z Fold8
Samsung Galaxy Z Fold8

En somme, selon nous, le Fold8 photographie très correctement au quotidien, mais il ne peut pas prétendre au titre de meilleur photophone pliant.

L'autonomie

Comme évoqué en introduction, Samsung franchit un cap technique avec une batterie de 4 800 mAh en silicium-carbone, une première sur un de ses mobiles, répartie en deux cellules pour épouser la finesse du châssis. Jusqu’ici, cette technologie était uniquement proposée sur des modèles chinois, Honor et Xiaomi en tête. La charge filaire passe de 25 à 45 W, la charge sans fil de 15 à 20 W, et la charge inversée sans fil, plafonnée à 4,5 W, permet de dépanner une paire d'écouteurs. Attention, comme pour les autres mobiles de la marque et la grande majorité des smartphones vendus actuellement, aucun chargeur secteur n'est fourni dans la boîte.

Dans les faits, d’après ce que nous avons pu observer pendant notre phase de test, le Fold8 tient une journée pleine sans se ménager, avec environ cinq à six heures d'écran allumé en usage mixte, et il dépasse largement la journée et demie en usage plus sage. Il fait donc mieux que le Galaxy Z Fold7.

Samsung Galaxy Z Fold8

La recharge, elle, reste perfectible. Comptez obtenir une charge complète en un peu plus d'une heure avec un bloc compatible. C'est nettement mieux qu'avant, mais le Magic V6 fait tomber le même exercice en 1 h 24 avec une batterie de 6 660 mAh (donc d’une plus grande capacité), et surtout supporte 80 W filaire et 66 W sans fil. En revanche, il domine le Pixel 10 Pro Fold, dont l'endurance et la puissance de recharge sont plus modestes.

Le contenu de la boîte

Le smartphone Samsung Galaxy Z Fold8 est livré avec un câble USB-C vers USB-C et un outil d'extraction de la carte SIM.

Notre avis

Après plusieurs jours passés avec le Galaxy Z Fold8, on peut dire qu’il nous laisse l'impression d'un pliant enfin pensé pour la poche plutôt que pour la fiche technique. Ce format passeport, son poids et sa finesse changent réellement le rapport à l'objet : on le déplie plus souvent, précisément parce qu'il ne pèse rien. Le manipuler reste un vrai plaisir tout autant que de consulter les réseaux sociaux, lire des articles ou regarder des vidéos, sans oublier les sessions ludiques. Nous avons apprécié la discrétion nouvelle du pli central, la qualité de la dalle interne et sa lisibilité en plein soleil, la puissance intacte du processeur et le progrès très net apporté par la batterie au silicium-carbone, doublé d'une charge à 45 W qui met fin à des années d'attente. Les sept ans de mises à jour et la maîtrise de One UI 9 sur ce format large rendent aussi l’ensemble particulièrement crédible.

Nous avons moins aimé trois choses. L'absence de téléobjectif, d'abord, difficile à justifier à ce tarif quand Honor et Google en proposent un. La certification IP48, ensuite, en retrait sur la poussière face à l'IP68 de ses deux rivaux. L'abandon du S Pen, enfin, qui ampute la vocation productive de la gamme. À cela s'ajoute la chauffe perceptible en jeu prolongé et un écran externe dont le ratio ne conviendra pas à tous.

En somme, nous recommandons particulièrement ce pliant à ceux qui cherchent un grand écran de lecture transportable et qui acceptent de faire une croix sur le zoom optique. À 1 999 €, le Fold8 reste néanmoins coincé entre un Fold8 Ultra mieux équipé pour 200 € de plus, un Pixel 10 Pro Fold à 1 900 € environ plus abouti en photo et un Magic V6 à 2 300 € environ, intouchable sur l'endurance. 
 

Sylvain Pichot

Sylvain Pichot

Rédacteur expert Smartphone

Journaliste professionnel depuis 2000, j'ai réussi à faire de ma passion mon métier. Je suis curieux de toutes les nouvelles technologies mais plus particulièrement ce qui touche aux smartphones et à la mobilité. Travaillant pour le site LesMobiles.com depuis 2020, je m'attache à partager des informations aussi pertinentes que possibles sur les appareils mobiles ainsi qu'à réaliser des comparatifs de smartphones pour aider les lecteurs à faire les meilleurs choix, en fonction de leurs besoins.
Ailleurs sur le web
Nos guides et comparatifs