Galaxy S26 Ultra : un score Dxomark en progrès, mais encore loin des meilleurs photophones

Le Samsung Galaxy S26 Ultra obtient 157 points à l’évaluation caméra de Dxomark, soit une nette progression par rapport à la génération précédente, mais il reste derrière les tout meilleurs smartphones photo du moment. En voici tous les détails.

Sylvain Pichot - publié le 14/03/2026 à 15h30
Samsung Galaxy S26 Ultra DxoMark

À retenir

  • Le Samsung Galaxy S26 Ultra obtient un score de 157 points selon Dxomark, marquant une progression par rapport à son prédécesseur.
  • Il se classe 18e dans le classement général des smartphones, particulièrement dans la catégorie ultra-premium.
  • Des progrès notables en photo, zoom et basse lumière sont observés par rapport au Galaxy S25 Ultra.
  • Malgré les avancées, des limites persistent face aux meilleurs photophones, notamment en conditions de faible luminosité.

Le laboratoire indépendant Dxomark vient de publier les résultats de ses tests concernant le nouveau fleuron de Samsung, le Galaxy S26 Ultra aussi bien sur la partie photo que vidéo. 
Le Galaxy S26 Ultra atteint un score global caméra de 157 points, ce qui le place actuellement à la 18e position du classement général et de la catégorie ultra-premium, réservée aux modèles facturés plus de 800 euros. 

Ce résultat est décomposé en 160 points en photo et 153 points en vidéo, avec des sous‑scores de 167 pour le module principal, 165 pour le mode portrait, 139 pour l’ultra grand‑angle et 141 pour le téléobjectif. 

D’après le laboratoire français, le smartphone surpasse très nettement des modèles de milieu de gamme comme le Xiaomi Redmi Note 14 Pro+ 5G, encore heureux vu son prix mais reste loin derrière les références actuelles, au premier rang desquelles le Huawei Pura 80 Ultra en photo, le meilleur photophone selon DxOMark ou l’iPhone 17 Pro en vidéo le meilleur vidéophone selon DxOMark.

Le Galaxy S26 Ultra se situe donc dans le haut du panier, mais sans parvenir à rattraper les meilleurs photophones Android ou iOS déjà en place sur le marché.

Samsung Galaxy S26 Ultra DxoMark

Des progrès nets en photo, zoom et basse lumière

Le Galaxy S26 Ultra mise sur un capteur principal de 200 mégapixels (1/1,3 pouce, pixels de 0,6 µm) associé à une optique équivalente 23 mm ouvrant à f/1.4, épaulé par un ultra grand‑angle de 50 mégapixels et deux téléobjectifs, dont un périscopique, pour couvrir plusieurs focales. 

Selon Dxomark, cette nouvelle configuration, combinée à une chaîne de traitement revue, apporte des gains tangibles par rapport au Galaxy S25 Ultra, en particulier en basse lumière. 

Le laboratoire souligne une meilleure gestion du bruit et une conservation plus convaincante des détails dans les scènes nocturnes, avec des couleurs plus stables et un rendu globalement plus propre sur les portraits et les paysages sombres.

En photo, les ingénieurs relèvent une balance des blancs jugée globalement fiable, des couleurs agréables et une grande plage dynamique, ce qui permet de préserver les détails dans les zones très claires et très sombres. Par rapport au modèle précédent, l’équilibre entre texture et bruit progresse, avec plus de détails fins et un bruit mieux maîtrisé dans la plupart des conditions, même si certains concurrents conservent un léger avantage.

Samsung Galaxy S26 Ultra

Concernant le zoom, Dxomark note une expérience plus cohérente que sur le S25 Ultra, avec un bruit en recul et une reproduction des couleurs plus précise, au prix d’une légère baisse de netteté perçue mais d’un rendu jugé plus naturel. L’ultra grand‑angle profite d’améliorations similaires, notamment en extérieur, où les clichés apparaissent plus propres et mieux contrôlés que sur la génération précédente.

En vidéo, le Galaxy S26 Ultra bénéficie, selon Samsung, d’un traitement multi‑image renforcé, d’algorithmes HDR plus aboutis et d’une stabilisation hybride combinant stabilisation optique et électronique. 

Dxomark souligne une exposition jugée fiable, des couleurs attractives, un bruit bien contenu et une stabilisation jugée assez efficace, en particulier en 4K 60 i/s avec HDR10 activé, qui correspond au réglage retenu pour les tests. L’appareil propose jusqu’à la 8K en enregistrement, mais ce sont surtout les modes 4K qui servent de base à la comparaison avec les autres modèles ultra‑premium du marché.

Pris dans son ensemble, le bilan est considéré comme un net progrès par rapport au Galaxy S25 Ultra, avec une caméra plus polyvalente pour la photo comme pour la vidéo.

Des limites persistantes face aux meilleurs photophones

Malgré ces avancées, Dxomark pointe plusieurs faiblesses qui limitent la capacité du Galaxy S26 Ultra à rivaliser avec les premiers du classement. Le bruit reste assez visible dans certains environnements intérieurs et en faible luminosité, notamment en arrière‑plan sur les portraits, avec une perte de détails fins sur les visages dans plusieurs scènes de la vie quotidienne. 

Les testeurs rapportent également des instabilités d’exposition et de couleur dans différentes conditions, en particulier en basse lumière ou dans les scènes très contrastées, ce qui peut entraîner des variations sensibles entre des clichés pris à quelques secondes d’intervalle.

L’autofocus est un autre point sensible : s’il se montre rapide et fiable en pleine lumière, il devient plus capricieux lorsque l’éclairement baisse, avec un retard de capture pouvant atteindre 0,5 à 1,5 seconde entre l’appui sur le déclencheur et la prise de vue effective. Cette latence pénalise les photos de groupe, où seule la personne la plus proche de l’appareil apparaît parfaitement nette alors que les visages en arrière‑plan sont perceptiblement flous. Dxomark indique qu’à la différence de certains concurrents, le Galaxy S26 Ultra ne propose pas de mécanisme matériel ou logiciel spécifique pour compenser cette faible profondeur de champ, ce qui le place en retrait sur ce critère.

Enfin, quelques artefacts persistent : halos, artefacts de fusion et segmentation perfectible en mode portrait, notamment autour des cheveux ou des contours complexes, restent observables dans certaines situations. L’ultra grand‑angle souffre encore de ratés de mise au point en basse lumière, ce qui dégrade la netteté et impacte le score global sur cette focale par rapport aux meilleurs modèles Vivo ou Huawei.

Sur la vidéo, même si l’ensemble est jugé solide, la qualité demeure légèrement inférieure à celle des smartphones les plus avancés, en particulier sur les scènes nocturnes et dans la gestion des transitions d’exposition et de balance des blancs.

Au final, le Galaxy S26 Ultra apparaît comme un appareil photo‑vidéo abouti et en progrès, mais qui ne prend pas la tête d’un marché dominé par quelques références chinoises et par l’iPhone 17 Pro sur la partie vidéo.

Sylvain Pichot

Sylvain Pichot

Rédacteur expert Smartphone

Journaliste professionnel depuis 2000, j'ai réussi à faire de ma passion mon métier. Je suis curieux de toutes les nouvelles technologies mais plus particulièrement ce qui touche aux smartphones et à la mobilité. Travaillant pour le site LesMobiles.com depuis 2020, je m'attache à partager des informations aussi pertinentes que possibles sur les appareils mobiles ainsi qu'à réaliser des comparatifs de smartphones pour aider les lecteurs à faire les meilleurs choix, en fonction de leurs besoins.
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