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Test : BlackBerry Q10

Par La Rédac LesMobiles - 14 juin 2013 à 0:0
Avis LesMobiles.com
BlackBerry a étrenné son nouveau système d’exploitation BlackBerry 10 avec le Z10, un smartphone tout tactile. Toutefois, le constructeur n’a pas mis longtemps a renoué avec ses bonnes habitudes en nous proposant ce Q10. Même s’il ne dit pas son nom, ce mobile avec clavier azerty s’inscrit dans la tradition des Bold dont il est l'héritier direct.
Dire que BlackBerry a fait un grand battage médiatique autour de son Z10 à sa sortie à la fin du mois de janvier tient du doux euphémisme. Il faut dire qu’après plusieurs mois de déboires, le constructeur misait beaucoup sur le nouveau système d’exploitation BlackBerry 10 pour redorer son blason. Pourtant, ce Z10 n’est pas forcément le smartphone que les vrais aficionados de la marque canadienne attendaient. Car, que l’on aime ou pas l’appareil, il lui manque incontestablement un élément qui figure depuis toujours dans les gênes de BlackBerry : le clavier azerty physique. Toutefois, l’attente n’aura pas été très longue puisque le Q10 que nous testons ici est bien l’un de ces modèles à clavier physique qui ont fait le succès de la marque. Il s’inscrit d’ailleurs dans la grande tradition des Bold. Il s’agit donc du grand retour de BlackBerry sur ce segment. Le constructeur n’a pas fait de jaloux puisque la fiche technique du Q10 et très proche de celle du Z10.

BlackBerry Q10 : smartphone sur sa boite



La principale différence entre les deux smartphones est évidemment à aller chercher du côté de l’écran, qui est logiquement un peu petit du fait de la présence du clavier évoqué plus haut en façade. L’afficheur tactile en question est de technologie Super AMOLED. Il dispose d’une diagonale de 3,1 pouces, pour une définition de 720 x 720 pixels. Les entrailles de l’appareil battent au rythme d’un chipset double cœur Qualcomm Snapdragon S4 Plus cadencé à 1,5 GHz, d’une puce graphique (GPU) Adreno 325 et de 2 Go de mémoire vive (RAM).

Pour la capture de photos et de vidéos, on retrouve un capteur dorsal autofocus de 8 mégapixels, capable de filmer dans une résolution Full HD 1080p, à 30 images par seconde. Le capteur frontal dispose pour sa part de 2 mégapixels, et se montre capable de filmer en HD 720p, là encore à 30 images par seconde.

Enfin, le BlackBerry Q10 est irréprochable en matière de connectivités. Il propose en effet des compatibilités avec les deux stars du moment que sont la 4G (française) et le NFC. Mais il n’en oublie pas pour autant ses classiques avec également le Wi-Fi 802.11 a/b/g/n, le Wi-Fi Hotspot, le Bluetooth 4.0 (AD2P) et le GPS (A-GPS). Quant à la sortie audio-vidéo, elle s’effectue par le biais d’un connecteur micro-HDMI indépendant de l’habituel connecteur microUSB.

Le tout tient dans une coque aux dimensions assez compactes de 119,6 x 66,8 x 10,4 mm, pour 139 grammes.

BlackBerry Q10 : boite du smartphone



Contenu du Pack

Le pack dans lequel est fourni le BlackBerry Q10 est assez bien pourvu :

• Un smartphone BlackBerry Q10
• Une batterie
• Un kit mains libres stéréo filaire
• Un câble microUSB
• Un chargeur secteur
• Le manuel de démarrage rapide

Une fois n’est pas coutume, on ne trouve pas trace d’une carte mémoire microSD dans le pack du smartphone, malgré la présence d’un port pour une telle carte. Mais, comme souvent ces derniers temps, nous ne nous en formaliserons nullement dans la mesure où la mémoire interne du Q10 est déjà de 16 Go.

BlackBerry Q10 : contenu de la boite du smartphone






Design

Quand il s'agit du design et de la qualité de fabrication des smartphones de la gamme Bold, BlackBerry s'est toujours montré irréprochable. Ce Q10 étant l'héritier de ces modèles, nous nous attendions au même niveau d'excellence. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le constructeur canadien ne nous a pas déçus.

De prime abord, l'appareil reprend strictement le même look que ses prédécesseurs, avec notamment un écran au format paysage et un clavier azerty complet placé juste en dessous. Toutefois, lorsqu'on regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'il y a deux différences de taille avec les précédents smartphones à clavier du constructeur. La première est à aller chercher du côté de la disparition pure et simple du bloc de touches traditionnellement au-dessus du clavier, et comprenant le pavé directionnel.

BlackBerry Q10



Avec l'espace supplémentaire ainsi libéré, BlackBerry a pu doter le Q10 d'un écran plus grand, de 3,1 pouces. Au-delà de sa diagonale, cet afficheur tactile se distingue aussi par le fait qu'il n'est plus rectangulaire comme auparavant, mais plutôt carré. Pour le reste, on retrouve dans ce smartphone tous les points forts de ses prédécesseurs. À commencer par sa qualité de fabrication sans faille. Le contour en aluminium du BlackBerry Bold 9900 a beau avoir disparu, remplacé par un pourtour de plastique, le Q10 n’en reste pas moins très élégant. Le look gagne d’ailleurs en unité.

De plus, avec 139 grammes sur la balance, le Q10 paraît au moins aussi solide que son prédécesseur qui ne fait pour sa part « que » 130 grammes. En termes d’encombrement, les deux appareils sont équivalents avec 119,6 x 66,8 x 10,4 mm. Ceux qui ont déjà eu les Bold 9900 ou 9000 savent donc à quoi s’en tenir. Pour les autres, sachez que le smartphone tient parfaitement en main et qu’il est facile d’atteindre n’importe quel point de l’écran avec le pouce en utilisation à une seule main, pour peu que vos doigts ne soient pas trop petits. Le constat est le même pour la frappe puisque le pouce atteint toutes les touches sans effort particulier. Mais, évidemment, il est recommandé de taper à deux mains, c’est-à-dire avec les deux pouces, pour gagner en rapidité.

BlackBerry Q10 : dos



Enfin, le dos du Q10 mérite également d’être évoqué dans la mesure où il est recouvert d’un drôle de matériau développé en propre par BlackBerry. Ce matériau ressemble un peu à de la fibre de verre de prime abord, mais il s’avère aussi doux qu’un plastique gommeux (soft touch) au toucher. Il offre donc au smartphone une prise en main très agréable.

BlackBerry Q10 : tranche inférieure



BlackBerry Q10 : tranche supérieure



BlackBerry Q10 : tranche gauche



BlackBerry Q10 : tranche droite






Système d’exploitation (1/2)

Nous avons déjà commenté en long, en large et en travers le système d’exploitation BlackBerry 10 dans le cadre du test du Z10. Si vous souhaitez connaître tous les détails concernant le dernier-né des OS du constructeur canadien, nous vous invitons à parcourir les parties dédiées de ce test-là. Ici, nous allons rapidement revenir dessus, mais surtout nous atteler à voir comme il se comporte sur un écran plus petit. Rappelons juste que BlackBerry 10 est un système d’exploitation qui se base sur le même OS QNX inauguré avec la tablette PlayBook du même constructeur.

Pour mémoire, QNX repose sur un noyau Linux. La précision est d’importance, car l’OS n’est finalement pas très éloigné d’Android. Du coup, il est assez simple pour les développeurs d’adapter leurs applications. Comme Windows Phone en son temps, BlackBerry n’a pas cherché à copier iOS ou Android à l’heure de concevoir son BlackBerry 10. Bien qu’on retrouve tout de même une inspiration certaine d’OS tombés en disgrâce comme WebOS et Meego. Du premier cité, il reprend notamment le mode de contrôle à base de geste sur les côtés, et qui débutent en dehors de l’écran pour finir sur ce dernier.

BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10



BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10



Les bureaux d’accueil représentent la partie la plus classique de l’OS, avec des icônes d’applications rangées sur une grille 4 x 4. On retrouve la possibilité de créer des dossiers en glissant une icône sur une autre. En revanche, on ne trouve pas trace de Widgets. C’est donc clairement à iOS que cette partie fait penser. Mais c’est bien la seule qui ressemble à la concurrence, car pour le reste, le constructeur canadien a su se démarquer. Notamment avec le gestionnaire de multitâche qui s’avère très ergonomique. En fait, lorsque vous sortez d’une application, elle ne se ferme pas, mais prend la forme d’une miniature. L’ensemble de ces miniatures sont regroupées sur un seul panneau, qui vient se placer sur la gauche des bureaux des applications et sur la droite du Hub de notifications et de messagerie que nous aborderons un peu plus loin. Mais vous aurez compris que le gestionnaire de multitâche est au cœur du système d’exploitation.

BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10




BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10



Enfin, le dernier élément d’importance dans BlackBerry 10 est à aller chercher du côté du Hub de notifications et messagerie. Accessible complètement à gauche dans l’interface, ce hub profite aussi d’un raccourci gestuel pour être atteint rapidement, au lieu d’avoir à faire défiler plusieurs fois vers la gauche. Sa philosophie est assez simple : plutôt que d’avoir à s’encombrer avec plusieurs icônes pour les différentes boites mails, BlackBerry a préféré regrouper tous les messages au sein d’un seul panneau. Toutefois, il reste possible d’accéder aux différents comptes un à un si vous le désirez.

BlackBerry Q10 : hub BlackBerry 10



BlackBerry Q10 : hub BlackBerry 10






Système d’exploitation (2/2)

Évidemment, si l’on retrouve les grands principes de BlackBerry 10 à l’identique dans ce Q10, l’ergonomie de l’ensemble change forcément un peu en comparaison de qu’on a pu découvrir sur le Z10. Cet état de fait est principalement dû à l’écran plus petit, et de format carré. Mais cela ne change pas grand-chose à la philosophie de l’ensemble. Certaines applications friandes de grands écrans comme le navigateur Web ou la lecture de vidéo pâtissent évidemment de l’afficheur plus petit. Mais cela ne change intrinsèquement pas l’efficacité de BlackBerry 10.

BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10



L’OS n’est certes pas parfait comme nous le verrons un peu plus loin. Mais force est de constater qu’après un temps d’adaptation nécessaire, on se prend à apprécier les nouvelles idées du constructeur canadien, notamment pour ce qui est du gestionnaire de multitâche ou du Hub de messagerie. On apprécie beaucoup la possibilité de lancer une recherche sans avoir à ouvrir une application, simplement en tapant du texte sur le clavier, depuis n’importe où dans l’OS tant que vous n’êtes pas dans une application. Si vous le faites alors que vous êtes dans les zones de multitâche ou sur les bureaux des applications, cela lance carrément une recherche universelle, dans le smartphone ou sur le Web selon votre choix. Et si vous vous trouvez dans le Hub de messagerie, c’est dans cette zone que le système cherchera ce que vous êtes en train de taper. Simple et efficace donc.

Au rayon des défauts, on regrette le manque de possibilités de hiérarchisation des messages et des alertes. En pratique, le seul choix qui est laissé à l’utilisateur est d’activer ou désactiver les types d’alertes. En revanche, on ne trouve pas trace de réglages un peu plus fins, notamment pour les priorités parmi ces notifications. Là, elles viennent s’entasser les unes sur les autres, sans autre possibilité de rangement que chronologiquement. De plus, on ne comprend pas vraiment pourquoi il y a une vraie différence de traitement entre les SMS et les emails en dehors du Hub.

Les SMS bénéficient en effet de leur propre icône dans le menu des applications. En revanche, il n’est pas possible de faire la même chose pour les emails. Même si le Hub est parfaitement fonctionnel, nous aurions aimé pouvoir revenir au système des icônes de boite email avec celles des applications si cela nous chantait, comme c’est le cas pour les SMS. En tranchant à la place des utilisateurs, BlackBerry ne manquera pas d'en frustrer certains. Mais ces défauts ne sont pas rédhibitoires dans la mesure où ils s’apprivoisent facilement avec la pratique.

BlackBerry Q10 : interface BlackBerry 10






Réactivité de l’OS et de l'interface utilisateur

Les BlackBerry Z10 et le Q10 représentent les deux haut de gamme de la marque canadienne, chacun dans leur genre. À l’exception notable de l’écran, on retrouve des caractéristiques techniques assez équivalentes pour le reste. Ainsi, ce Q10 dispose lui aussi d’un chipset double cœur cadencé à 1,5 GHz. Il s’agit en fait du même Qualcomm Snapdragon S4 Plus que l’on trouve dans le Z10, avec une fois encore 2 Go de mémoire vive (RAM).

BlackBerry Q10 : à propos de BlackBerry 10



Même si des microralentissements s’invitent parfois dans les débats, BlackBerry 10 se révèle dans l’ensemble très fluide et réactif dans ce smartphone. Mieux, les quelques petits bugs et de « freeze » qui nous avaient énervés sur le Z10 ont ici disparu. Le Q10 s’avère donc vraiment plaisant à utiliser au quotidien pour ce qui est de sa fluidité. En clair, si vous possédiez déjà un BlackBerry plus ancien, mais assez réactif, vous ne connaîtrez pas de mauvaise surprise avec le Q10.

BlackBerry Q10 : paramètres système



Enfin, le système de multitâche qui permet de garder ouvertes les dernières applications sous forme de miniature est suffisamment bien géré pour ne pas ralentir l’ensemble, même lorsqu’un grand nombre de miniatures sont affichées dans ce gestionnaire.

BlackBerry Q10






Le clavier Azerty

Il ne vous aura sans doute pas échappé que BlackBerry effectue un retour aux sources avec ce Q10. Le constructeur a misé gros sur le lancement du Z10 tout tactile. Pourtant, c’est bien dans le modèle que nous testons ici que l’ADN du Canadien s’exprime le mieux. Car en matière de clavier azerty physique, BlackBerry prouve encore qu’il n’a pas de rival sérieux. Si Nokia lui tenait encore la dragée haute il y a quelques années avec quelques modèles (E71 et compagnie), le Q10 est désormais une rareté puisque les smartphones à clavier n’ont plus vraiment les faveurs du grand public sur le segment haut de gamme.

BlackBerry Q10 : clavier azerty



Mais l’absence de concurrence n’a pas poussé BlackBerry a bâclé son smartphone. Ainsi, le petit clavier azerty se compose ici de trente-cinq touches, comme sur les précédents Bold. Ce qui change en revanche, c’est la disposition des lignes de boutons, qui étaient auparavant très légèrement incurvées, mais qui se retrouvent ici bien droites. Est-ce que cela change quelque chose pour autant ? Pas vraiment serions-nous tentés de vous répondre.

C’est plutôt du côté des touches que BlackBerry a encore réussi à nous impressionner. Nous pensions en effet que le constructeur canadien avait atteint la perfection avec le clavier du dernier Bold 9900. Mais ses équipes se sont retroussées les manches et ont amélioré encore le rendu des touches. Ces dernières parviennent à se montrer très souples, mais sans jamais devenir molles. Un véritable petit tour de force, qui fait qu’il n’y a aucun temps d’adaptation avant de se sentir comme un poisson dans l’eau en utilisant le clavier du Q10.

BlackBerry Q10 : clavier azerty



Les touches légèrement biseautées permettent de taper précisément, et avec moins de fatigue. De fait, on peut vraiment taper de très longs textes sans ressentir de tensions dans les doigts. Avec un peu d'habitude, vous pourrez même envisager de taper sans regarder le clavier du tout. Si vous êtes déjà un habitué de ce genre de clavier de BlackBerry, il n’y aura aucun temps d’adaptation, car, comme évoqué plus haut, la disposition des touches ne change pas. La seule (petite) chose que l’on peut reprocher à ce clavier, c’est sa relative proximité avec l’écran. Ce dernier étant tactile, un mouvement trop ample sur le bas de et votre doigt peut appuyer par mégarde sur la rangée de touches en dessous. Rassurez-vous, cela n’a rien de rédhibitoire et l’habitude vient vite.




Écran + navigateur Web


Pour l’écran de ce Q10, BlackBerry ne s’est pas contenté de changer la taille par rapport au Z10 puisqu’il a également adopté une technologie différente. Ainsi, l’afficheur tactile du smartphone qui nous intéresse ici est de technologie Super AMOLED, pour une taille de 3,1 pouces et une définition de 720 x 720 pixels. Ce qui lui confère une densité de pixels par pouce de 328. C’est moins que le Z10 et ses 355 pixels par pouce, mais du même ordre que les iPhone 5 et Samsung Galaxy S3.

Pour ce qui est du rendu, la technologie Super AMOLED propose sans surprise des noirs d’un superbe profond, des contrastes bien marqués et des couleurs très vives. Le point faible de l’AMOLED habituellement soulevé par les puristes est présent ici, car les couleurs sont tellement éclatantes qu’elles sont à la limite de la saturation. Toutefois, la vaste majorité des utilisateurs préfère ce genre de rendu. Quant à la lisibilité au soleil, elle s’avère assez honnête.

BlackBerry Q10 : écran



La finesse d’affichage est elle aussi très correcte avec une définition de 720 x 720 pixels. Toutefois, on reste assez loin du confort d’utilisation du Z10 du fait de l’écran de « seulement » 3,1 pouces. Cela ne pose pas de problème et on se sent rarement à l’étroit, car BlackBerry a parfaitement adapté la plupart des éléments de son interface utilisateur pour compenser la surface d’affichage réduite. Néanmoins, le constructeur n’a pas pu faire de miracle pour certains usages qui ne s’accommodent vraiment que de diagonales d’une bonne taille. Comme le navigateur Web par exemple.

Pour surfer sur de véritables pages, c’est-à-dire sur des sites qui ne proposent pas un affichage mobile dédié, il faut constamment zoomer, dézoomer et scroller pour lire un article. Dommage d’ailleurs que le navigateur du BlackBerry 10 ne soit pas capable de redimensionner le texte à la volée pour l’adapter à l’affichage. Une telle fonctionnalité, que l’on trouve sur Android, aurait grandement amélioré l’ergonomie Web du Q10. Pour le reste, le navigateur en question est Webkit, tout comme celui des iPhone ou des smartphones Android. Il se révèle réactif à souhait et ne bronche pas lorsqu’il s’agit d’afficher des pages Web chargées. Mieux, il se montre compatible avec la technologie Flash. Une rareté en ces temps où même Android est en train de l’abandonner depuis la version 4.1 Jelly Bean. Mais cette caractéristique ne manquera pas de faire le bonheur de celles et ceux qui aiment le streaming vidéo. Signalons tout de même que si le navigateur Web du Q10 se révèle remarquablement stable et fluide, les pages qui affichent du Flash sont de celles qui peuvent le faire planter.

Pour le reste, l'interface du navigateur n’est pas exempte de tout reproche à nos yeux sur ce smartphone. Elle s’avère à la fois trop épurée… et trop présente. Ce qui peut paraître paradoxal de prime abord, mais qui le sera moins lorsque nous vous aurons dit qu’en dehors de la barre d'adresse et d'un raccourci vers l'affichage des différentes fenêtres ouvertes, toutes les autres options ne sont accessibles que depuis un menu. Cela n'a rien de dramatique, mais cela génère un clic en plus pour recharger une page par exemple. L’autre souci est qu’on aurait aimé que l’interface disparaisse une fois que la page est chargée, pour compenser un peu la petite taille de l’écran. En l’état, l’interface empiète de manière non négligeable sur les sites et brouille un peu la lisibilité. Heureusement, la fonction « lecteur » vient atténuer ce défaut. Ce mode, qui n’est pas sans rappeler celui que l’on a pu découvrir sur iOS, permet de n’afficher que le texte dans une mise en page épurée et adaptée à l’écran lors de la consultation d’un article.

BlackBerry Q10 : navigateur Web (1)



BlackBerry Q10 : navigateur Web (2)



BlackBerry Q10 : navigateur Web (3)



BlackBerry Q10 : sysnavigateur Web (4)



BlackBerry Q10 : navigateur Web (5)






Capture photo/vidéo

Lorsque nous avons testé le Z10, la fonction de capture photo et vidéo nous avait laissé un drôle de goût. BlackBerry partait d’assez loin dans ce domaine, mais nous avions été très agréablement surpris par la qualité des photos en situation de luminosité normale. En revanche, les choses prenaient une tournure dramatique dès que la lumière venait à manquer, avec un rendu qui devenait carrément mauvais par rapport à la concurrence.

Entre-temps, le constructeur a quelque peu corrigé le tir à travers plusieurs mises à jour. Pour le Q10, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. En effet, même si les spécificités techniques sont les mêmes que pour le Z10, il faut bien admettre que n’étions pas forcément prêt à admettre psychologiquement qu’un constructeur traiterait un jour un smartphone à clavier de la même manière qu’un tout tactile pour ce qui est de la capture de photos et de vidéos.

BlackBerry Q10 : capteur photo



Et pourtant, le Q10 se montre très bon dans ce domaine. Le niveau de détails des clichés s’avère en effet excellent et les contrastes corrects. Quant au bruit, il est maintenu à un niveau très raisonnable. Le seul petit reproche que nous adresserons est pour les couleurs qui sont un peu trop saturées. Que les constructeurs aient la main un peu lourde sur cette saturation, cela n’a rien de nouveau dans la mesure où les couleurs vives flattent la plupart du temps la rétine des utilisateurs, au détriment de la fidélité à la colorimétrie réelle. Mais dans le cas du Q10, BlackBerry a poussé la logique un poil trop loin. Ce n’est pas dramatique et le commun des mortels ne s’en souciera certainement pas. Mais les puristes pourront tiquer. Toutefois, ce détail n’est pas suffisant pour atténuer la très bonne qualité générale des photos que permet de prendre le Q10. Pour vous donner une idée de ses performances, sachez que le smartphone se pose comme l’un des tout meilleurs photophones 8 mégapixels du moment.

BlackBerry Q10 : photo prise avec le smartphone



BlackBerry Q10 : photo prise avec le smartphone



BlackBerry Q10 : photo prise avec le smartphone



BlackBerry Q10 : photo prise avec le smartphone



BlackBerry Q10 : photo prise avec le smartphone



Outre ses qualités intrinsèques, la fonction photo a également un autre atout dans sa manche, le Time Shif. Cette option intéressante permet de prendre une rafale de photos puis de ne garder que la meilleure, le tout dans une interface très bien pensée. Elle offre la possibilité d’optimiser la prise de photo, surtout pour des portraits, car dans le lot, il y a aura toujours un cliché de correct.

Enfin, terminons avec la capture de vidéo. Cette dernière s’effectue en résolution Full HD 1080p (1920 x 1080 pixels). Sachez qu’elle affiche les mêmes qualités que la prise de photos. On retrouve donc un niveau de détails très intéressant. La fluidité est également au rendez-vous puisque la promesse de filmer en 30 images par seconde est tenue dans la plupart des circonstances. En revanche, les couleurs très vives sont elles aussi de la partie.




Lecture multimédia (photos/vidéos/son)

La lecture de contenus multimédia ne réserve pas vraiment de surprise dans la mesure où les capacités sont les mêmes que pour le Z10. Mais la taille d’écran étant sensiblement différente, vous comprendrez d’emblée que le Q10 est moins indiqué pour le multimédia d’une manière générale, notamment pour toutes les fonctions liées à la taille de l’écran (Web, photos, vidéos).

Commençons le passage en revue des fonctions multimédias par la visionneuse d'images. Elle ne surprendra personne tant elle s’avère classique. Toutefois, cela ne l’empêche pas de parfaitement remplir sa tâche. Elle propose en effet les possibilités habituelles pour la consultation d'une photo ou son partage rapide sur les réseaux sociaux ou par email. BlackBerry a aussi intégré un éditeur pour effectuer des retouches rapides ou appliquer les filtres rétro si tendance ces derniers temps. Signalons au passage la très bonne ergonomie de cet éditeur.

BlackBerry Q10 : fichiers multimédias



BlackBerry Q10 : mode photo



BlackBerry Q10 : mode photo



Pour ce qui est du lecteur vidéo, il se trouve d’emblée confronté à la petite taille de l’écran. Même si sa définition est très correcte et permet de lire sans effort des sous-titres, il n’est pas vraiment envisageable de regarder un film entier, ou même une série de 45 minutes sur ce type d’écran. À moins d’être très motivé. Mais pour visionner des vidéos plus courtes, le Q10 s’en sort avec les honneurs. Pour en revenir au navigateur en lui-même, il offre une belle compatibilité avec la plupart des formats vidéo les plus populaires que l'on trouve sur Internet. À l'exception de quelques rares vidéos en Full HD 1080p qui refusent d’être lues, tout le reste passe sans problème, et de manière fluide.

BlackBerry Q10 : lecteur vidéo



BlackBerry Q10 : lecteur vidéo



BlackBerry Q10 : lecteur vidéo



Enfin, passons maintenant au lecteur musical pour clore ce tour d’horizon des fonctions de lecture multimédia. L’interface du lecteur musical s’avère très classique, mais reste complète et efficace. On retrouve les options habituelles de création de liste de lecture, de lecture aléatoire, etc. En revanche, pas de trace d’égaliseurs ou de fonctionnalités plus modernes comme l’affichage des paroles. Toutefois, le plus important reste la qualité du rendu audio. Et de ce point de vue, le Q10 ne déçoit pas du tout, avec un son bien équilibré. Enfin, notez que lorsque vous écoutez une chanson, vous pouvez accéder à un panneau de raccourcis pour le contrôler depuis n’importe où dans l’interface utilisateur, même sur l’écran de verrouillage, simplement en appuyant sur les touches de volume.

BlackBerry Q10 : lecteur musical



BlackBerry Q10 : lecteur musical



BlackBerry Q10 : lecteur musical






Fonctions téléphoniques + Conclusion

Avant de conclure ce test, nous allons évidemment nous pencher sur les fonctions téléphoniques du Q10. De ce point de vue, les adeptes des anciens BlackBerry non tactiles seront forcément un peu déçus. Si vous êtes de ceux-là, vous gardez certainement en mémoire le souvenir ému d’une époque où un BlackBerry pouvait tenir sans sourciller sur une seule charge entre trois et cinq jours. Mais depuis l’avènement du tactile, les autonomies des mobiles ont fondu comme neige au soleil. Pour un utilisateur assez actif avec son smartphone, passer une journée complète loin du chargeur est devenu une source de satisfaction. Le Q10 s’inscrit dans cette logique. Il n’est ni particulièrement brillant, ni vraiment mauvais en termes d’autonomie. Si vous l’utilisez assez intensément, il devrait tout de même durer une journée entière, à condition de ne pas trop abuser des applications de localisation. Et si vous vous montrez vraiment plus économe, les deux journées d’autonomie sont nettement envisageables. Enfin, côté audio, la qualité des conversations est vraiment très bonne. L’appelant et l’appelé s’entendent à merveille. Les appels sont également débarrassés de tout type de microcoupures ou de bruits parasites.

BlackBerry Q10



Au final, vous aurez déjà compris si vous avez parcouru toutes les sections de ce test que le BlackBerry Q10 est un très bon téléphone à clavier azerty. Certainement même le meilleur du genre. Le constructeur canadien délivre une partition parfaite dès lors qu’il s’agit de proposer un smartphone avec ce genre de form factor. Le Q10 se pose donc en digne héritier de la famille Bold. En clair, pour résumer grossièrement, le mobile qui nous intéresse ici est une sorte de Bold 9900 remis au goût du jour. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est une vraie réussite. Le clavier est ce qui se fait de mieux dans le genre.

Quant à l’OS BlackBerry 10, même si on le sent un peu à l’étroit sur l’écran de 3,1 pouces, il reste nettement plus agréable que tout ce que le constructeur canadien a proposé jusqu’ici. Surtout qu’il se révèle à la fois fluide et réactif. Enfin, ajoutez à cela des fonctions de captures photo / vidéo enfin d’un bon niveau, et vous obtiendrez le meilleur smartphone à clavier azerty. Les amateurs peuvent donc se le procurer les yeux fermés.

BlackBerry Q10 : smartphone sur sa boite



Mais si vous n’êtes pas de ceux-là, c’est une autre paire de manches. Il est en effet difficile de revenir sur l’écran plus petit de ce Q10 une fois que l’on est habitué aux afficheurs nettement plus grands. En plus, avec un Z10 entièrement tactile également disponible chez le même constructeur, on voit mal ce qui pourrait faire pencher de nouveaux utilisateurs pas habitués au clavier azerty vers ce Q10. Le smartphone semble donc se réserver avant tout aux fanas de la marque canadienne. Mais ceux-là seront comblés !



Note : 82/100

Les plus :
• L’ergonomie générale de BlackBerry 10 sur ce Q10
• La réactivité globale du smartphone
• Le clavier azerty physique parfait
• La très bonne capture de photos / vidéos
• Le design sobre
• L’excellente qualité de fabrication
• Les connectivités très complètes
• La compatibilité avec les différents formats vidéo
• L’excellent lecteur audio
• La vidéo dans BBM
• la qualité audio en conversation
• La présence d’un port microHDMI

Les moins :
• Plusieurs applis de poids manquent encore dans BlackBerry World
• L’application Cartes très perfectible
• Le navigateur Web est bon, mais son interface n’est pas totalement optimisée pour le petit écran
• Les lecteurs multimédias sont puissants, mais le petit écran ne leur rend pas justice
• Pas de radio FM
• Il faut un peu de temps pour s’habituer à l’OS

Test réalisé par Sofian Nouira
Date de publication : 14/06/2013.

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