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Test : Sony Xperia Z

Par La Rédac LesMobiles - 21 février 2013 à 0:0
Avis LesMobiles.com
Gros téléphone ou petite tablette ? Nous posions la question dans l’incipit de notre test du Galaxy Note 2 et quelques mois après, 5 pouces d’écran sont devenus la norme. Le premier des colosses en France est signé Sony, un coup d’essai transformé en coup de maître ?
Cela fait quelques semaines que l’on vous en parle maintenant : les smartphones ont grandi. Non, ils ne sont pas arrivés à l’âge de la maturité, voire à celui de la retraite, mais telle une pousse de bambou, ils ont rapidement poussé. Des 4,3 pouces que nous trouvions réglementaires en 2011, nous en sommes arrivés doucement à 5 pouces en ce début d’année 2013. Par chance, les constructeurs n’ont pas été bêtes et ont également augmenté la définition de ces écrans et la puissance sous le capot pour faire tourner les nouveaux smartphones. Cet Xperia Z, premier smartphone entièrement conçu et commercialisé par Sony après la dissolution de Sony-Ericsson, est le premier des géants à débarquer chez nous.

Sony Xperia Z face



Fleuron haut de gamme de la marque, après une année 2012 en demi-teinte, Sony devait sortir un engin parfait ou presque, qui marquerait enfin durablement les esprits. Nous verrons donc dans ce test si la nouvelle ligne de pensée du Japonais a porté ses fruits ou si ce n’est qu’un coup perdu dans la marée des smartphones Android. De toute façon, à l’heure où Samsung possède le marché, les constructeurs misent gros à chaque sortie.

Avant d’entrer dans les détails, faisons un petit tour technique. Première sortie de boîte et les dimensions choquent : c’est moins gros qu’un Galaxy Note, mais cela reste tout de même imposant, avec des mensurations de 139 x 71 x 7,9 mm pour 146 grammes sec. Notez que le smartphone reste tout de même assez fin – nous y reviendrons dans la prise en main

L’écran de 5 pouces tant attendu est une dalle TFT définie en 1920 x 1080 pixels, soit du Full HD. Oui, vous avez sur 5 pouces l’équivalent en définition de votre téléviseur de 40 pouces et plus, autant dire que la chasse aux pixels va être difficile. Et pour cause, avec un taux de 441 pixels par pouce au compteur, le Xperia Z devient d’emblée une référence dans sa catégorie. Complétez tout cela avec la suite logicielle Bravia Engine et vous aurez de quoi saliver, en théorie.

Sous le capot, on retrouve un processeur Qualcomm Snapdragon S4 Pro, quadruple cœur cadencé à 1,5 GHz épaulé par 2 Go de RAM. Autrement dit, la crème actuelle qui équipera bon nombre de modèles d’ici la moitié de l’année. Notez également le processeur graphique Adreno 320 pouvant, sur le papier, faire tourner à peu près n’importe quoi. Côté capture, on retrouve un appareil photo de 13 mégapixels avec flash à LED pouvant prendre des vidéos en 1080p Full HD. La webcam avant est un joli modèle de 2,2 mégapixels, vous permettant de faire de la vidéoconférence sans problème.

La batterie de 2330 mAh semble bien faiblarde par rapport à celle de 3100 mAh d’un Galaxy Note 2 en revanche. Mais en pratique, nous n’avons pas été gênés par un smartphone qui demanderait trop souvent du jus. Il n’est pas aussi impressionnant qu’un Note 2 que l’on peut garder en fonction pendant deux jours, mais il tiendra une grosse journée de travail, jusqu’au coucher, de 8h du matin à minuit sans problème en usage intensif. Nous verrons comment Sony a pensé la gestion de l’énergie plus tard dans le test.

Notez qu’on retrouvera le Z en noir, blanc ou… violet.

Contenu de la boîte

Sony nous ayant fourni ce smartphone sans sa boite commerciale, nous ne sommes pas en mesure de vous décrire son contenu précis. Cela dit, voilà le minimum syndical que vous devriez retrouver dans la boite :

• Un Xperia Z
• Un kit mains libres stéréo filaire avec des écouteurs intra
• Un câble microUSB
• Un chargeur secteur
• Le manuel de démarrage rapide et quelques papiers




Design

Nouvelle vie pour Sony, nouvelles idées pour les designers. Et comme au temps du Xperia S, c’est assez tranché et pourtant, indéniablement réussi. Certains modèles de smartphone ont un design qui n’est pas passe-partout, des gens aiment, d’autres détestent. Ici, nous avons un bloc rectangulaire presque parfaitement noir : on pouvait difficilement faire plus épuré, et il faut reconnaître que cela fonctionne. Le Xperia Z est beau.

A l’avant, on retrouve donc un smartphone aux bords fins, recouvert d’un film de protection par défaut, habitude de Sony depuis quelques années maintenant. Notez que ce film est un peu paradoxal : si vous l’enlevez, vous enlevez le logo avec. Oui, Sony a fait un smartphone à 650 € mais n’a pas gravé son logo sur la tranche supérieure : il est collé sous le film protecteur. Nous avons contacté le service de presse qui nous a confirmés que c’était bien un choix et que Sony déconseillait vivement de l’enlever : à quoi sert donc un film protecteur s’il n’est pas enlevé quand il est usé ? Mystère, surtout qu’il s’use tout de même plutôt vite, des micro-rayures sont apparues sur ce film dès 5 jours d’utilisation.

Sony Xperia Z décoller logo


Sony Xperia Z face



Cela dit, plaisante découverte, sans son logo, l’Xperia Z est sublimé. Non, vraiment. En enlevant ces lettres de la face avant, on se retrouve avec un smartphone parfaitement nu, épuré au maximum, ce qui le rend encore plus désirable. Il ne manquera pas d’attirer l’œil de vos convives qui se demanderont à coup sûr de quel engin il s’agit, faute de pouvoir distinguer quoi que ce soit d’informatif sur la face avant. Un monolithe de 2001, L’Odyssée de l’espace de poche, les cinéphiles en rêvaient.

Au dos, Sony a choisi du verre, comme sur les iPhone jusqu’au 4S, comme sur le Google Nexus 4. Evidemment, le côté haut de gamme ressort parfaitement : vous n’avez jamais l’impression d’avoir un téléphone cheap dans les mains. Les matériaux nobles sont une excellente idée.

Sony Xperia Z dos


Sony Xperia Z côté


Sony Xperia Z côté


Sony Xperia Z bouton


Sony Xperia Z objectif



Comme cet Xperia Z est waterproof, toutes les ouvertures sont bouchées, les connectiques se retrouvent donc sous des caches. On retrouve un port microUSB MHL, un emplacement microSD, un emplacement SIM et le port casque. Il va falloir vous habituer à l’appareil : la prise microSD est indiquée par un petit logo mais les autres sont toutes parfaitement noires. Pire, les caches sont tellement bien intégrés dans la coque qu’il nous a fallu plusieurs minutes avant de trouver le port microUSB, caché dans un angle, presque invisible. Design ou facilité d’accès, il fallait choisir – le reste est une question de routine d’utilisation.

Sony Xperia Z cache


Sony Xperia Z cache


Sony Xperia Z cache



On ne peut pourtant s’empêcher de noter une déception dans cet océan d’éloges : le smartphone est très beau, mais malheureusement tout le temps très sale. Les poussières sont attirées par l’engin comme les papillons sur les lampes en été, et vous aurez rarement un Xperia Z parfaitement propre. Les traces de doigt sont aussi très présentes, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, ce qui renforce cette impression. C’est vraiment dommage : c’est peut-être l’un des plus beaux smartphones Android que l’on ait pu avoir sous les yeux, mais aussi celui qui a dû recevoir les traitements oléophobiques les moins poussés au niveau des salissures quotidiennes. Dommage, dommage, il va falloir investir dans des chiffons antistatiques…

Sony Xperia Z poussière


Notez la poussière déjà déposée alors que nous l’avons nettoyé parfaitement quelques secondes avant la photo…



Sony Xperia Z waterproof


… alors hop, à la flotte !






Prise en main et ergonomie

Le Xperia Z est gros. On pensera ce que l’on voudra de la propension qu’ont les constructeurs Android à faire des smartphones haut de gamme toujours plus imposants, il n’empêche que le résultat est attendu : non, il ne conviendra pas à toutes les mains. Pour autant, sa taille ne nous a pas dérangée, nous qui sommes maintenant habitués aux Galaxy Note et autres Galaxy S3 déjà assez imposants. Par rapport aux appareils Samsung, ce Z nous a même semblé plus confortable en mains, sûrement grâce aux matériaux utilisés.

Notez que, contrairement à ce que nous pensions, le smartphone ne devient pas glacé par temps froid. Cela aurait pu être le cas vu que nous sommes sur des matériaux sensibles à la température, mais Sony a bien fait son boulot et on ne trouve pas de smartphone gelé dans la poche de notre veste en hiver – tant mieux. Et même, au contraire, on aurait tendance à dire qu’il chauffe beaucoup. Nous l’avons remarqué plusieurs fois : après 10 minutes d’utilisation, vous sentirez la partie supérieure bien plus chaude que le reste de l’appareil. Ce n’est pas dérangeant à proprement parler mais l’on ne sait pas très bien comment il réagira en plein été si en hiver il peut atteindre des températures sensibles.

Sony Xperia Z face



Au-delà de ça, l’aspect waterproof amène son lot d’avantages et quelques petits inconvénients. Vous avez déjà trouvé les avantages : on peut l’utiliser dans le bain, sous la douche, sous la pluie, dans la piscine, le faire tomber dans les toilettes, bref, il résiste vraiment à une immersion dans l’eau, et pas juste à quelques éclaboussures. Condition : tous les ports ont des caches. Problème : le port jack a un cache. Si vous utilisez votre smartphone comme baladeur (et nous verrons qu’il excelle dans ce domaine un peu plus tard), vous devrez avoir un cache ouvert en permanence pour vos écouteurs. Le cache pendouille de manière disgracieuse, n’est pas agréable en main une fois ouvert et semble même plutôt fragile. Difficile d’imaginer comment Sony aurait pu faire autrement, mais nous avons préféré le noter.

Sony Xperia Z cache


Sony Xperia Z cache



Nous vous confirmons également l’impression de fragilité de l’appareil. Nous ne sommes pas aussi tranquilles avec cet Xperia Z qu’avec un modèle en plastique ou en alu, on a peur de le rayer avec les clefs ou de le faire tomber. Ce qui renforce le design, et l’aspect luxueux du smartphone vous fera perdre en confiance lors de l’usage. Encore une fois, il vous reviendra la tâche de juger ces impressions subjectives selon votre maladresse, mais ne croyez pas au miracle du smartphone incassable – le Z est un engin précieux et fragile.




L’écran

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Si 2013 rime avec grosses tailles, cela rime aussi avec 1080p Full HD. On n’y aurait pas cru il y a même pas un an, alors que les premiers écrans 720p sortaient de l’ombre, et pourtant voilà chose faite, on trouve maintenant une pléthore d’appareils équipés d’écrans aussi bien définis que vos téléviseurs. Et à peu près dix fois plus petits.

Du côté technique, nous avons donc un écran TFT de 5 pouces défini en 1920 x 1080 pixels. Pour vous donner une idée, un Galaxy Note 2 ou un Galaxy S3 a « seulement » 1280 x 720 pixels à afficher, pour une diagonale d’écran à peu près similaire. Cela nous amène donc à un taux de pixels par pouce de 441, ce qui est assez énorme, on en conviendra. La chasse au pixel n’est plus d’actualité sur les smartphones haut de gamme cette année. A cela, Sony ajoute son fameux Mobile Bravia Engine 2, censé calibrer l’écran du smartphone en fonction de l’activité et de la luminosité. Nous n’avons pas vu une grande différence en cochant ou ne cochant pas la case dans les paramètres… mais ce n’est pas le plus important.

Sony Xperia Z écran


Sony Xperia Z écran


Sony Xperia Z écran



Non, le plus important, c’est l’écran en lui-même. En l’allumant pour la première fois, nous restions partagés sur cette dalle, pour une raison simple : nos yeux habitués à l’AMOLED attendent des contrastes très marqués et des noirs profonds. Ici, ce n’est pas le cas, le contraste est léger et tout tend inexorablement vers un gris très foncé que nous n’avons pas réussi à corriger en jouant avec les paramètres. Cela dit, cette première impression est à mettre au compte de la comparaison avec la concurrence : une fois ce détail passé, on se prend une baffe quotidienne et on oublie bien vite ce léger manque de contraste. Tous les usages mobiles sont sublimés par cet Xperia Z, de la navigation sur Internet à la photographie en passant par la lecture de vidéos ou le surf sur les réseaux sociaux. Chaque usage tire parti de l’une ou l’autre des caractéristiques de cet écran.

De manière générale, vous apprécierez grandement les polices ultra fines, vraiment agréables à l’œil. On a l’impression d’être face à un texte imprimé ou un trait de stylo plus qu’à un écran. Naviguer sur Internet n’a jamais été aussi plaisant que sur cet appareil. Les longs articles se lisent très bien, les paragraphes étant particulièrement nets même avec un niveau de zoom très réduit. Du côté de la photo et de la vidéo, c’est la colorimétrie que l’on pourra encenser, très fidèle, ne saturant vers aucune couleur. L’AMOLED a tendance à virer au bleu, le TFT du Xperia Z n’a pour ainsi dire pas de défaut en dehors de ses noirs peu profonds. En plus, vu la taille de l’écran, parcourir vos photos est un vrai régal sur ce smartphone qui pourra devenir l’ami des photographes cherchant un moyen de partager rapidement les clichés pris en vadrouille avec leur reflex.

Sony Xperia Z écran


Sony Xperia Z écran


Photographie d’une photographie affichée non zoomée sur l’écran de l’Xperia Z : on dirait la photographie d’un cliché argentique






Système d’exploitation (OS) + Interface utilisateur : Android 4.1 (1/2)

Passons maintenant au cœur logiciel du smartphone, Android. Même si la version 4.1 Jelly Bean du système est maintenant plutôt démocratisée sur les téléphones récents, elle ne représente encore qu’une frange infime du marché Android. Voilà pourquoi nous avons décidé de diviser la présentation en deux parties : la première sera consacrée à Android tel qu’il a été modifié par Sony, la seconde s’attardera sur l’écosystème applicatif du géant.

Android 4.1 Jelly Bean est la suite logique d’Android 4.0 Ice Cream Sandwich et la suite illogique d’Android 2.3. Pour faire plus clair, il y a beaucoup de différences en passant de la version 2 à la version 4 et très peu en passant de la version 4 à la version 4.1. Cela dit, ce « très peu » est quantitatif, car si l’on parle en termes de qualité, la version 4.1 est un pas énorme. D’abord, il faut noter qu’elle est la première à intégrer la suite logicielle Google Apps revue et corrigée. Dès le premier allumage, vous aurez donc les classiques Gmail, Gtalk, Calendar ou Maps, mais aussi Chrome, Google+, Play Livres ou Play Films. Sony a bien compris l’importance de cette suite pour l’utilisateur et on félicite le constructeur d’avoir évité de la dénaturer : par exemple, il n’y a pas, sur l’Xperia Z, de navigateur autre que Chrome.

Sony Xperia Z accueil Sony Xperia Z lockscreen



La synchronisation en push de ces applications est parfaite une fois que vous avez configuré votre compte et vous recevrez instantanément vos messages, chats et autres mentions. Cela sert toujours de le rappeler : si vous choisissez un smartphone Android, c’est que vous êtes un gros utilisateur des services Google. Vous pouvez aussi souhaiter les découvrir, mais si vous ne voulez pas les utiliser du tout, vous passerez à côté de l’essentiel du système. Ces applications ont été conçues pour fonctionner sur Android et sont donc parfaitement fluides, ergonomiques et bien intégrées à l’interface.

Sony Xperia Z clavier Sony Xperia Z agenda



L’interface, d’ailleurs, parlons-en. Nous retrouvons sur le Xperia Z le modèle préconisé par Google, c’est-à-dire un smartphone sans bouton physique ou tout se passe à l’écran. En d’autres termes, vous aurez une barre noire en bas avec des boutons de fonction qui changeront selon les applications. A gauche, vous accédez au multitâche et à une sélection de widgets qui s’afficheront par-dessus tous les écrans, du bloc note à l’horloge. A droite, vous aurez un bouton retour ou « masquer le clavier ». Au centre se trouve l’éternel bouton Home, qui vous ramènera sur la page d’accueil.

Petite subtilité depuis Android 4.1 : en faisant un appui long sur Home, vous déclencherez le service Google Now. Google Now, c’est un peu le big brother dans votre poche. Ce service proposé par Google est à double-tranchant : il espionnera les recoins de votre vie privée pour vous rendre la vie plus facile. Ce sera à vous de choisir si vous souhaitez l’utiliser ou non. Que fait-il en pratique ? Il regardera vos contacts, vos rendez-vous, votre position et vous donnera des informations pratiques en fonction du contexte. Vous avez un rendez-vous à deux changements de métro de chez vous ? Google Now sait que vous empruntez les transports en commun : 45 minutes avant, il vous rappellera qu’il faut partir si vous voulez être à l’heure et vous proposera un itinéraire en affichant également son coût. Vous sortez de votre rendez-vous et vous passez à côté d’un cinéma ? Ouvrez Google Now, il saura ce qui est diffusé et à quelle heure sont les séances. Anniversaire, météo, trajets vers et depuis votre domicile, réservation d’avion, résultats sportifs, Google Now vous connaît et sait à peu près ce que vous souhaitez voir quand vous le consultez. Flippant ? Oui, mais ça marche plutôt bien – très bien si vous êtes dans une ville qui a libéré les données sur ses transports en commun et autres informations urbaines.

Sony Xperia Z alarme



Sony n’a pas énormément travaillé la barre de notifications qui reste celle d’Android 4.1 Vous aurez donc toutes vos notifications empilées les unes sur les autres, que vous pourrez consulter ou renvoyer dans les limbes numériques. Les quelques ajouts à cette barre sont maigres : on aurait aimé y trouver un bouton permettant de gérer la synchronisation des comptes et un autre pour régler la rotation de l’écran en mode paysage, bien pratique dans un lit par exemple. Là, quand le smartphone est penché, les boutons remontent toujours vers le haut de l’engin, ce qui est très étrange, puisque vous avez tendance à le tenir par le bas : cela vous force à utiliser une main en plus.

Sony Xperia Z contacts Sony Xperia Z widget



Un petit mot enfin sur la gestion de l’énergie proposée par le constructeur. Soyons honnêtes : le Xperia Z tient bien la charge. Nous sommes assez contents de ce côté-là, puisque cela fait longtemps que nous n’avons pas vu un haut de gamme vraiment incapable de tenir une grosse journée et plus si affinité. Cela dit, les options d’économie de la batterie proposées par Sony sont mauvaises et nous vous déconseillons de les utiliser telles quelles. Le mode STAMINA désactive les données mobiles quand l’écran est éteint : adieu vos mails, chats, notifications qui pourraient vous atteindre dans votre poche. Configurez-le et vous pourrez activer au cas par cas certaines applications… mais dans ce cas, les données ne sont logiquement plus éteintes. Du coup, on a du mal à voir l’impact réel de la chose en pratique. De plus, la traduction française est trompeuse : le logiciel va vous annoncer 4 jours avant mise en veille, ce qui va vous faire croire que vous aurez 4 jours de batterie. En fait, ce qu’il calcule, c’est le temps de batterie… en veille. Résultat, l’économie d’énergie n’est pas assez frappante pour se passer du confort des fonctions d’un smartphone.

Le mode batterie faible est également très mal pensé par défaut : il désactive tout simplement des services comme la data à 30% de batterie, ce qui est énorme. Il faudra penser à le configurer pour le mettre à 15% par exemple et à sélectionner uniquement les services peu utilisés. La géolocalisation Wi-Fi, elle, n’a en pratique aucun impact.

Ce petit paragraphe sur la gestion de la batterie nous amène doucement à la partie dédiée aux applications et services Sony qui reposent sur le même paradigme : à chaque fois, on salue l’effort, mais si c’était vraiment utile ou bien fichu, ça serait encore mieux.

Sony Xperia Z widget Sony Xperia Z applications





Système d’exploitation (OS) + Interface utilisateur : écosystème Sony (2/2)

Malgré le petit trait pessimiste finissant la précédente partie, commençons par vous dire que Sony a excellé grâce à certaines applications sur lesquelles nous reviendrons quand il s’agira d’évoquer le multimédia. Là, c’est du tout bon, c’est fluide, ergonomique et complet. De même, comme nous l’avons déjà noté, l’intégration des Google Apps est parfaite. Gérer vos comptes sociaux via un hub Xperia est une bonne idée également, cela vous permet de les ajouter de manière transparente.

Sony Xperia Z applications Sony Xperia Z applications



Mais voilà, malgré tout, Sony n’a pas encore enterré ses démons. On croyait qu’avec le Xperia Z, le constructeur aurait fait table rase et n’aurait proposé que ses applications premium : il n’en n’est rien. Ainsi, vous retrouverez par exemple des doublons agaçants. Le vieux Play Now avec son interface immonde, héritée d’Android 2.x côtoie désormais le hub Playstation Mobile. Pourquoi garder les deux et ne pas fusionner les offres ? Aucune idée. En plus, le nouveau est loin d’être parfait : par exemple, sachez qu’il ne s’affiche pas en mode portrait… si c’était logique sur un Xperia Play, et encore, c’est un enfer sur un smartphone classique.

Sony Xperia Z Play Now


Sony



Ensuite, Sony pratique encore l’ajout de liens dans les applications par défaut. Un petit contrat avec Gameloft leur aura par exemple fait ajouter une « application » Jeux Gameloft qui n’est rien d’autre qu’un lien rapide vers le portail de l’éditeur, passant par le navigateur. Autrement dit, aucune valeur ajoutée… d’autant plus que cela multiplie les points d’accès aux applications en plus du Play Store. Inutile.

Les partenariats semblent avoir été pensés dans une logique commerciale et non comme une manière d’enrichir le smartphone pour l’utilisateur. Chez Samsung ou HTC par exemple, vous retrouverez des Go en plus sur votre Dropbox et l’application installée par défaut. On a pu noter également SoundHound ou encore Flipboard sur les derniers modèles. Ici, vous aurez le droit à OfficeSuite en version d’essai qui ne vous permettra donc pas de créer de document ou File Commander du même éditeur qui agira comme un explorateur de fichier… en version shareware. McAfee Antivirus pose l’éternelle question de la nécessité d’un antivirus sur Android. Il y a plusieurs écoles, c’est à vous de juger. Enfin, NeoReader est un lecteur de code-barres tout ce qu’il y a de plus laid, même le logo fait vieillot, alors qu’il existe des concurrents parfaitement bons.

Sony Xperia Z Office Suite Sony Xperia Z File Commander



Le cas de la cartographie par Sony est tout aussi révélateur de cette période d’entre-deux que l’on espérait finie : WisePilot n’est clairement pas aussi bon que Google Maps Navigation. Et pourtant, il trône toujours fièrement dans les applications disponibles, affichant ses cartes de type papier de manière poussive. Ce qui choque, c’est que Sony a pensé à ajouter un « Mode Voiture », vous permettant d’accéder rapidement aux fonctions de base du smartphone au volant, grâce à de gros logos. Bien entendu, l’un d’eux pointe vers la navigation GPS. On aurait donc pu penser que, fier de son application, Sony redirige les utilisateurs vers WisePilot. Il n’en est rien et ce sera bien Google Maps qui s’ouvrira… aveu de faiblesse ?

Sony Xperia Z Maps Sony Xperia Z Maps


Sony Xperia Z maps Sony Xperia Z maps



Quoi qu’il en soit du côté matériel et interface, Sony ne convainc toujours pas du côté logiciel. La suite est pauvre, vieillotte et mal pensée : elle perdra le débutant plus qu’elle ne lui offrira de nouvelles possibilités. Heureusement, en somme, que le Play Store existe pour combler ces défauts, mais dans la course au haut de gamme, parfois, les applications propriétaire ou partenaires font toute la différence entre deux modèles similaires chez deux constructeurs.




OS : Réactivité de système d’exploitation et de l’interface utilisateur

Après une génération 2011 parmi les plus rapides du marché et une génération 2012 qui nous a fait manger nos tapis par sa lourdeur et sa lenteur d’affichage, Sony a enfin retrouvé la voie de la raison. Enfin, pas totalement. Si avec un processeur quadruple cœur et 2 Go de RAM, cela ne pose aucun problème au smartphone pour afficher les applications et faire virevolter les menus, ce n’est étonnamment toujours pas parfait.

Comment, en 2013, avec une configuration pareille, peut-on tolérer sur un smartphone à 650 € des microlags sur certaines fonctions ? Le multitâche, par exemple, s’affichera toujours en deux temps, accrochant au milieu. C’est d’un déplaisant ! On ne sait pas trop quand Sony comprendra que le logiciel est infiniment plus important que le matériel pour le grand public et qu’il faut que cette partie-là soit parfaite. Pas bonne, pas géniale, parfaite. En face, un Samsung ou un Apple ne tolère pas de lag. Et cette fois, l’excuse d’Android n’est plus tenable : Android 4.1 Jelly Bean est un système parfaitement optimisé.

Cela étant dit, nous sommes déçus uniquement par rapport à nos attentes pour un modèle aussi musclé. En pratique, ces lags ne gêneront pas l’utilisation quotidienne que vous ferez de votre smartphone, surtout si vous passez beaucoup de temps sur les applications. A l’usage, nous avons grandement apprécié utiliser l’engin et sa réactivité globale n’a été remise en cause que dans des cas bien précis.

Côté navigation sur internet, Chrome prend la place du navigateur propriétaire et c’est tant mieux. L’engin est véloce et puissant, avec son système d’onglets et sa synchronisation avec le navigateur de votre ordinateur. En quelques clics, vous retrouverez tous vos favoris : royal. En elle-même, la navigation est parfaite, une seconde pour atteindre n’importe quel site classique, moins de trois secondes pour les sites lourds. On se plait à utiliser cet Xperia Z dans le salon, à la place d’une tablette, la définition aidant beaucoup. Bref, c’est une réussite.

Sony Xperia Z applications Sony Xperia Z Maj



Côté GPS, nous n’avons rien à lui reprocher non plus. L’accroche est très rapide, pas plus de trois secondes au chronomètre, et le smartphone vous suit sans aucun problème, même quand vous allez vite sur l’autoroute, par exemple. Le GPS est très gourmand niveau batterie, c’est pourquoi nous vous conseillons d’investir dans un kit allume-cigare, qui vous permettra de maintenir la charge de votre smartphone dans la voiture. Au-delà de ça, Maps s’en sort toujours royalement pour vous indiquer votre itinéraire et aussi pour vous guider. On ne lui demande rien de plus.




Téléphonie et qualité d’écoute

Après l’infernal Xperia T que l’on pensait tout droit sorti des abysses technologiques des années 1990 côté téléphonie, ce n’est rien de dire que le Z est une excellente surprise. Non seulement il surpasse très largement toute la gamme Sony, mais en plus, il vient rivaliser avec les plus grands dans le domaine, notamment le fameux HTC 8X qui nous avait laissé forte impression. Sur un réseau Voix HD, celui d’Orange par exemple, vous aurez une qualité de réception et de transmission parfaite, la voix de votre interlocuteur n’étant presque pas modifiée. C’est bluffant et on espère que cela se démocratisera à l’avenir. Avec un réseau classique, c’est du tout bon également et nous n’avons noté aucun défaut quel que soit l’opérateur.

Vous retrouverez bien entendu la numérotation intelligente, qui vous permettra de retrouver des contacts en appuyant sur les touches numériques de l’application « Appel ». Très pratique pour appeler rapidement quelqu’un sans taper son nom ou chercher son contact. D’ailleurs, les contacts sont, comme toujours sur Android, synchronisés avec votre compte Gmail, ce qui vous enlève le stress de les perdre un jour : quel que soit votre futur smartphone, vous les retrouverez instantanément. Rien que du classique de ce côté-là niveau affichage, vous accédez aux fiches de vos contacts et vous les utilisez pour envoyer des SMS ou passer des appels.

D’ailleurs, un petit mot sur les SMS : Sony a conservé son mode d’édition un peu gadget mais amusant. En un clic, vous pourrez transformer votre SMS en MMS avec un petit post-it manuscrit. C’est bien fait, c’est joli et ça permet de se diversifier un peu de la concurrence : on en demande pas plus. Notez également que le clavier intelligent est fort plaisant à utiliser, fonctionnant sur le modèle de Swiftkey (il vous propose des mots sans vous obliger à les sélectionner). Il reste moins performant que le maître en cette matière, surtout pour l’apprentissage, mais c’est bien l’une des rares fois où l’on n’a pas désactivé l’aide à la frappe immédiatement.

Sony Xperia Z clavier






Capture photo et vidéo

Sony a épaté la galerie il y a quelques jours maintenant en montrant qu’il était possible de prendre 999 photos en 68 secondes avec le mode rafale de son appareil. Mine de rien, cela fait 14 photos par seconde, ce qui n’est pas peu. Après, est-ce vraiment utile ? Non, malheureusement, car les photos prises en rafale ne sont pas les plus réussies, loin de là. Il faut se souvenir que nous n’avons pas un appareil photographique dans les mains, mais bien un smartphone. Du coup, qu’en dire ?

Sony Xperia Z appareil photo


Sony Xperia Z appareil photo



Eh bien que Sony a fait pas mal de progrès depuis la génération précédente. Le constructeur a toujours eu un énorme problème de compression avec ses fichiers, ce qui faisait que même avec un capteur assez intéressant, les photos finissaient par ne faire que quelques ko. En pratique, cela se traduisait par des fichiers .jpg ultra compressés et bien souvent laids. Ceci a été corrigé sur le Z et nous avons enfin des fichiers dont le poids traduit une quantité d’information décente par rapport à la taille du capteur. Et dans les faits, cela nous permet également de prendre de jolies photos.

La mise au point automatique est bonne et vous permettra de gérer plus ou moins la profondeur de champ pour les portraits ou les photos macro. Sur des paysages, nous sommes agréablement surpris par la fidélité des couleurs : elles ne sont pas tape à l’œil mais raviront donc les amateurs qui préfèrent la neutralité colorimétrique. Quelques exemples :

Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo


Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo


Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo


Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo


Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo


Sony Xperia Z Test aperçu appareil photo



L’appareil reste très simple avec quelques effets et quelques modes de prise de vue : il ne se démarque pas radicalement de ce que propose Google sur ses téléphones Android nu. Vous pourrez sans problème le considérer comme un appareil d’appoint à prendre en ballade si vous ne voulez pas sortir votre reflex et que vous avez remisé votre compact.

Côté vidéo, nous avons la crème actuelle, du 1080p Full HD. Comme souvent, le problème de la capture vient du microphone, trop petit pour résister aux sons les plus lourds ou les plus graves. Nous l’avons pourtant testé sur de grosses enceintes et même si le son est étouffé, il ne sature pas immédiatement, ce qui est un bon point. Bien entendu, vous pourrez regarder vos enregistrements directement dans la galerie, que nous détaillerons dans la prochaine et dernière partie de ce test.




Lecture multimédia (photos/vidéos/son)

Appareil haut de gamme oblige, nous avons imaginé que l’Xperia Z pourrait décoder à peu près tout et n’importe quoi, comme les concurrents chez Samsung par exemple. Le résultat est assez proche de nos espérances : si les formats les plus exotiques rechignent à se lire convenablement sur le lecteur par défaut, il lira sans aucun souci des films au format Full HD 1080p en h.264, par exemple. Pour une fois, ce format est justifié puisque l’écran pourra rendre chaque pixel de votre film – à voir après si vous avez vraiment besoin de fichiers aussi lourds sur un appareil mobile.

Dupliquée sur un écran ou un vidéoprojecteur, l’image s’anime sans l’ombre d’un ralentissement, ce qui est assez fou quand on y pense : on a dans les mains un lecteur multimédia puissant. Si vous avez une installation Sony, vous pourrez profiter en plus de fonctionnalités avancées, comme la transformation de votre terminal en télécommande tactile. Bien entendu, tout passe par un fil, mais tout fonctionne également par Wi-Fi : nous avons été surpris de la rapidité avec laquelle les différentes applications permettaient de retrouver les vidéos et photos du NAS de la rédaction.

Sony Xperia Z Link  Sony Xperia Z remote



Comme sur son Xperia T, Sony fait revivre la marque Walkman et a donné ce nom à son lecteur MP3. Au-delà des pouvoirs magiques du marketing, il faut reconnaître que l’application est parfaitement bien programmée. Jolie et ergonomique, vous retrouverez dans un cover-flow original tous vos morceaux. Rien de révolutionnaire, mais l’ensemble fait ce qu’on lui demande et avec des paillettes pour les yeux c’est encore mieux. On regrette seulement que le lecteur n’ait pas intégré Google Music : l’application de Google vous permettra, elle, de lire aussi vos fichiers stockés localement. Du coup, si vous ne voulez pas passer de l’un à l’autre, vous aurez tendance à rester sur celle qui vous offre le plus de fonctionnalités pour écouter vos morceaux…

Sony Xperia Z MP3 Sony Xperia Z MP3


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Comme Sony est aussi un vendeur de contenu, vous vous doutez bien que les services de VOD et de MOD sont mis en avant directement dans les applications. Ainsi, vous pourrez retrouver Music Unlimited dans votre lecteur musical pour enrichir votre bibliothèque moyennant deniers. Le service est assez développé maintenant même s’il ne tient malheureusement pas la comparaison avec les ténors du streaming comme Spotify ou Deezer. On est plus embêté côté vidéo. Non pas que le service soit mauvais ou quoi que ce soit : nous n’avons pour ainsi dire jamais réussi à le tester. Que ce soit sur les Xperia de l’an passé ou ce Z, il y a toujours eu un problème de connexion inconnu qui nous a empêchés d’accéder au catalogue, sur plusieurs Wi-Fi ou en 3G. Difficile donc de vous donner un avis objectif sur la question, mais vous ne devriez pas attendre grand-chose de la VOD en France. Chère, peu diversifiée et d’une qualité aléatoire, elle fait pâle figure par rapport aux offres outre Atlantique.

L’affichage des photos est tout ce qu’il y a de plus classique. Sony a personnalisé la galerie pour que vous puissiez zoomer directement dans vos albums et a ajouté des fonctions de partage bien fichues. Les remarques à propos de la vidéo s’appliquent : vous pourrez retrouver tous vos clichés partagés sur le réseau directement sur votre smartphone sans avoir à faire des milliers de manipulations complexes. Le constructeur a ajouté une solution similaire à Dropbox pour sauver vos images nommée PlayMemories. Bien moins pratique et performante que Dropbox, on ne sait pas trop ce qui vous pousserait à l’utiliser, mais sachez que vous pourrez y faire des cartes postales sommaires à envoyer. Et quand on a 85 ans, quoi de mieux qu’une carte postale virtuelle ?

Sony Xperia Z Galerie Sony Xperia Z Galerie


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Sony Xperia Z carte postale Sony Xperia Z carte postale



Le jeu vidéo sur Android ne posera aucun problème à cette bête de puissance, comme vous vous en doutez. Alors que l’on avait tendance à proposer des machines sous processeur Tegra l’an passé, il semblerait que le Qualcomm S4 se soit imposé en ce début d’année 2013. Vu la masse de smartphones qui vont sortir équipés de ce processeur, il y a de fortes chances que les développeurs de tous bords ne passent pas à côté. Du coup, les jeux seront forcément optimisés pour cette plateforme dès leur sortie : si vous êtes un joueur tactile, vous n’avez donc à peu près rien à craindre. Malheureusement, rares sont les titres qui proposent des textures en haute définition : il faudra se faire à un catalogue pensé pour les smartphones ayant des écrans de 720p et moins.



Conclusion

Pari réussi pour Sony ? Globalement, oui. Le Xperia Z signe bien le renouveau de la firme dans le monde de la téléphonie haut de gamme. Après une année 2011 en demi-teinte, on est cette fois véritablement en face d’un appareil très soigné au design léché. Aucune concession n’a été faite du côté de la technique et l’on retrouve dans ce smartphone la crème du haut de gamme en ce début d’année. Ajoutez au gâteau quelques petites cerises, comme la résistance à l’eau, et vous aurez un engin parfaitement digne de figurer dans les tops des meilleurs engins du moment.

Si l’on creuse un peu en revanche, l’Xperia Z n’est pas exempt de défaut. Vous vous apercevrez bien vite de la pauvreté et de l’obsolescence de la suite logicielle de Sony, alliant des applications désuètes et des nouveautés mal maîtrisées. Si le constructeur a fait un grand pas côté fluidité, il n’a pas encore poussé le bouchon assez loin dans le domaine du logiciel. Alors que d’autres grands proposent des partenariats avec des développeurs ayant proposé d’excellentes solutions, comme Dropbox, Sony reste dans le tout propriétaire qui ne vaut malheureusement pas les services tiers. Les doublons commerciaux (PSM et Play Now) et les « applications-liens » comme Jeux Gameloft ne font que renforcer ce sentiment d’avoir dans les mains le rejeton d’un constructeur qui cherche encore à éliminer ses vieux démons.

Après, si vous êtes équipés entièrement chez Sony et que vous utilisez quotidiennement les services du constructeur, le Xperia Z ne pourra pas vous décevoir. Et même au-delà de ça, cela reste un smartphone Android : l’accès à la suite Google Apps et au Play Store vous permettra de vous passer complètement du constructeur en faisant un parc applicatif à votre sauce. Android 4.1 Jelly ne déçoit pas : rapide, élégant et fonctionnel, le système de Google nous prouve une nouvelle fois qu’il se bonifie version après version. A l’heure du choix de votre prochain smartphone, chaque détail comptera si vous êtes attirés par le haut de gamme : à vous de déterminer si les défauts évoqués dans ce test ne masquent pas la franche réussite globale qu’est cet appareil.



Note : 85/100

Les plus :
• Le design léché et travaillé
• Un haut de gamme sans compromis au niveau hardware
• Le premier smartphone haut de gamme waterproof
• L’écran 1080p Full HD, un bijou
• Android 4.1 et les Google Apps parfaitement intégrées
• La longévité de la batterie, malgré la perfectibilité des applications censées la gérer
• Les capacités multimédia, l’appareil photo
• Le SnapDragon S4 : un processeur qui se démocratisera très vite, idéal pour le jeu

Les moins :
• Le smartphone est fragile et attrape la poussière et les taches outre-mesure
• L’interface personnalisée par Sony est encore à améliorer, notamment au niveau de la fluidité
• Les applications Sony, parfois vieillottes ou en doublon, souvent inutiles

Test réalisé par Julien Cadot
Date de publication : 15/02/2013.

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