Fiche technique
- Écran principal : OLED 6,9 pouces, 120 Hz
- Écran externe : OLED 3,6 pouces, 90 Hz
- Processeur : MediaTek Dimensity 7450X
- 8 Go de mémoire vive (extensibles)
- 128 ou 256 Go d’espace de stockage interne (non extensible)
- Double capteur arrière : 50 + 50 mégapixels / 32 mégapixels
- Lecteur d’empreintes au niveau du bouton d’alimentation
- Batterie 4800 mAh, charge filaire 30W, charge sans fil 15W
- Étanchéité : IP48
- Système d'exploitation : Android 16
Design
Le Motorola Razr 70 propose un parti pris esthétique intéressant, loin de la sobriété qui caractérise habituellement les smartphones haut de gamme. Le constructeur américain a choisi de multiplier les finitions disponibles, avec des coloris et des matériaux qui vont du tissé au soft luxe en passant par l'acétate, une approche qui rapproche davantage l'appareil d'un accessoire de mode que d'un simple outil technologique. C’est une volonté claire de se différencier de la concurrence, notamment du Galaxy Z Flip7 de Samsung, dont le design reste plus classique et sobre.

La charnière, élément central de tout smartphone pliable, mérite une attention particulière. En effet, Motorola a opté pour un mécanisme en titane, un choix de matériau qui n'est pas anodin puisqu'il permet de gagner en robustesse tout en limitant le poids global de l'appareil. Cette charnière assure une fermeture nette et sans jeu perceptible, un point souvent critiqué sur les premières générations de smartphones pliables.
Après plusieurs jours de manipulation intensive, nous avons remarqué que l'ouverture et la fermeture du clapet restent fluides, sans grincement ni aucune sensation de fragilité.

Une fois déplié, le Razr 70 affiche des dimensions de 171,3 x 74 x 7,3 mm pour un poids de 188 grammes, ce qui le placent dans la moyenne du segment des clapets pliables. Une fois fermé, l'appareil devient particulièrement compact et se glisse facilement dans une poche, un argument qui reste l'un des principaux atouts de ce format par rapport aux smartphones classiques ou aux pliables de type livre comme le Galaxy Z Fold.
La prise en main est agréable, les bords sont légèrement incurvés pour épouser la paume de la main, et l'ensemble dégage une impression de qualité qui tranche avec le positionnement tarifaire relativement accessible de l'appareil.

La certification IP48 garantit une résistance à la poussière et aux projections d'eau, un niveau de protection suffisant pour un usage quotidien, même si elle reste inférieure à la certification IP68 que l'on trouve sur les smartphones classiques haut de gamme non pliables.

En matière de connectivité, le Razr 70 embarque la 5G, le NFC pour les paiements sans contact, ainsi que la prise en charge de la double carte nano-SIM. Ces caractéristiques placent l'appareil au niveau de ses concurrents directs sur ce segment, sans distinction particulière ni retard notable. Le port USB-C est la seule connectique filaire, désormais la norme sur l'ensemble du marché des smartphones.


Le lecteur d'empreintes digitales est intégré directement dans le bouton d'allumage situé sur la tranche de l'appareil, exactement comme tous les autres mobiles à clapet. La réactivité du capteur est bonne, sans être exceptionnelle, avec un temps de déverrouillage qui reste dans la norme du marché.
Sur le plan audio, le Razr 70 propose une configuration stéréo classique pour ce type de format. Le son produit reste correct pour un usage occasionnel, comme regarder une vidéo ou écouter un podcast, mais ne rivalise pas avec les meilleures configurations que l'on peut trouver sur des smartphones classiques bénéficiant d'un châssis plus généreux pour loger des haut-parleurs plus performants.
L'écran
Le Motorola Razr 70 embarque un écran principal OLED pliant de 6,9 pouces affichant une définition de 2992 x 1224 pixels, avec un taux de rafraîchissement pouvant grimper jusqu'à 120 Hz. La luminosité annoncée par le constructeur atteint jusqu'à 3000 cd/m² en pic, un chiffre impressionnant sur le papier, étant très correct pour une utilisation en extérieur.

L'écran externe mesure 3,6 pouces et fonctionne à 90 Hz, occupant jusqu'à 65% de la surface du smartphone une fois fermé. C'est là un des points forts du Razr 70 : cet écran externe n'est pas un simple gadget destiné à afficher l'heure ou les notifications, il permet une véritable utilisation au quotidien, que ce soit pour répondre à des messages, prendre des photos en mode selfie avec le capteur principal, ou encore consulter rapidement des applications sans avoir besoin de déplier l'appareil. Cette polyvalence est un argument de poids face à des concurrents dont l'écran externe reste plus limité en termes de fonctionnalités.

La pliure centrale au niveau de l’écran interne, souvent source de critiques sur les smartphones pliables de première génération, se fait ici relativement discrète au toucher, bien qu'elle reste perceptible visuellement sous certains angles de lumière. Ce n'est pas un défaut rédhibitoire, mais un rappel que la technologie des écrans pliables, bien qu'elle ait beaucoup progressé, n'a pas encore totalement effacé les stigmates de sa jeunesse technologique.
Concernant les possibilités de personnalisation, l'interface Motorola permet d'ajuster la température des couleurs, le mode d'affichage (naturel, saturé ou standard), ainsi que la fréquence de rafraîchissement, avec la possibilité de la fixer à 60 Hz pour économiser de la batterie ou de la laisser adaptative pour bénéficier du confort visuel maximal. Ces réglages, bien que classiques, sont bien pensés et facilement accessibles depuis les paramètres d'affichage.

En comparaison directe avec le Galaxy Z Flip7, la dalle du Motorola, bien que très correcte, reste légèrement en retrait en termes de calibration des couleurs et de précision par rapport à celle de Samsung, référence du segment. Néanmoins, l'écran externe du Razr 70 est plus exploitable au quotidien que celui de son rival, ce qui compense en grande partie cet écart de qualité sur l'écran principal.
Le système et les applications
Le Motorola Razr 70 fonctionne sous Android 16, avec un engagement du constructeur portant sur 5 ans de mises à jour système et 5 ans de mises à jour de sécurité. Cette politique reste en retrait par rapport à celle de Samsung, dont le support logiciel sur le Galaxy Z Flip7 est plus généreux montant à 7 ans, un critère qui pèse lourd dans la décision d'achat sur le long terme.


L'interface maison de Motorola, proche d'Android stock, offre une excellente fluidité et simplicité d'utilisation. Les menus de paramètres sont organisés de manière logique et intuitive, ce qui facilite grandement la prise en main pour les utilisateurs venant d'autres marques Android. Les possibilités de personnalisation restent nombreuses, notamment via le module Moto, qui permet de configurer des gestes spécifiques ou des raccourcis liés à l'écran externe.


La suite Moto AI est l'un des arguments mis en avant par la marque s’avérant pertinente au quotidien lorsqu’on en a pris l’habitude. Elle propose des fonctions comme la génération de résumés, l'assistance à la rédaction ou encore des outils d'organisation qui s'intègrent naturellement dans l'usage quotidien du smartphone, sans donner l'impression de gadgets superflus ajoutés uniquement pour suivre la tendance de l'IA embarquée.


L'interface de l'écran externe permet de lancer plusieurs applications sans avoir à ouvrir l'appareil.


Les performances
Le Razr 70 embarque un processeur MediaTek Dimensity 7450X associé à 8 Go de mémoire vive au format LPDDR5, avec un stockage interne disponible en 128 ou 256 Go au format UFS 3.1, sans possibilité d'ajouter une carte microSD. Cette configuration technique place clairement l'appareil dans le segment intermédiaire du marché, loin des puces flagship que l'on retrouve sur les modèles les plus premium.
En usage quotidien, la navigation reste fluide pour les tâches courantes : messagerie, réseaux sociaux, navigation web ou streaming vidéo. Cependant, la puce n'est pas aussi rapide que celle intégrée dans le Galaxy Z Flip7, qui conserve un avantage net sur les benchmarks de puissance brute. Cela se ressent surtout lors d'usages plus exigeants, comme le gaming avec des titres graphiquement lourds, où le Razr 70 montre certaines limites en termes de fluidité soutenue.

Sur la gestion thermique, nous avons trouvé que l'appareil ne présentait pas de surchauffe excessive lors d'un usage prolongé, mais elle se rapproche plus vite des limites de confort en cas de sollicitation intensive comparée à un smartphone classique bénéficiant d'un châssis plus généreux pour dissiper la chaleur. Au global, le Razr 70 reste taillé pour un usage quotidien standard plutôt que pour les utilisateurs exigeants en matière de performances pures, cela correspond finalement à sa vocation d'appareil pliable accessible plutôt que flagship absolu.
Le multimédia
Le module photographique du Razr 70 est configuré à partir d'un capteur principal de 50 mégapixels avec ouverture f/1.7 et stabilisation optique, associé à un second capteur grand-angle de 50 mégapixels. La caméra frontale, quant à elle, plafonne à 32 mégapixels.
L'interface de l'application photo reste simple et directe, avec un accès rapide aux modes principaux (photo, vidéo, portrait, nuit) et la possibilité d'utiliser l'écran externe comme viseur pour des selfies améliorés grâce au capteur principal, plus performant que le capteur frontal dédié. C’est pratique et pertinent.

Sur le plan de la qualité d'image, les clichés produits en journée sont détaillés et bien exposés, malgré, selon nous, une légère tendance à la surexposition sur certaines scènes contrastées, ainsi que d’un peu moins de finesse dans les détails par rapport au Galaxy Z Flip7.



En basse lumière en revanche, le capteur ultra grand-angle du Razr 70, doté de sa résolution de 50 mégapixels, s'en sort mieux que celui de Samsung limité à 12 mégapixels sur ce module.
Le zooom plafonne à 10x et propose des résultats très brouillons.


La vidéo reste plafonnée au 4K à 30 fps, sans possibilité de monter en 60 images par seconde, ce qui constitue une limitation notable pour les amateurs de contenus vidéo dynamiques.
Globalement, la qualité photo du Razr 70 est correcte sans pour autant rivaliser avec les meilleurs camera phones du marché.
L'autonomie
La batterie de 4800 mAh du Razr 70 est l'un des principaux arguments de vente de l'appareil. Dans la pratique, cela se vérifie : l'autonomie est la véritable force de ce smartphone pliable, surpassant même le modèle Plus de la gamme Motorola.
La recharge filaire s'effectue à une puissance de 30W, permettant de passer de 0 à 100% en un peu moins de 50 minutes, un temps de charge tout à fait honorable. La charge sans fil est également disponible, plafonnée à 15W selon les données constructeur. Il n'y a en revanche pas de charge inversée mentionnée dans les caractéristiques disponibles.
Le contenu de la boîte
Le smartphone Motorola Razr 70 est livré avec un câble USB-C vers USB-C et une coque de protection en silicone.
Notre avis
Après plusieurs de test, on peut dire que le Motorola Razr 70 est un pliable convaincant, à condition d'accepter certains compromis. Son design soigné, ses finitions variées et sa charnière en titane lui donnent une véritable personnalité qui tranche avec la sobriété du Galaxy Z Flip7. L'écran externe très exploitable et l'autonomie remarquable pour ce format sont ses arguments les plus forts, tout comme la suite Moto AI qui se révèle réellement pratique au quotidien.
En revanche, le processeur montre quelques limites face à la puce plus musclée de Samsung, la qualité photo reste correcte sans exceller, et surtout la politique de mises à jour logicielles est un peu en retrait par rapport à la concurrence. Selon nous, le Razr 70 est un choix pertinent pour qui recherche un pliable accessible, stylé et endurant, sans viser l'excellence technique absolue. Pour les plus exigeants, tournez-vous vers le Galaxy Z Flip7, voire vers le Galaxy Z Flip8, même si les différences entre les deux mobiles Samsung ne sont pas flagrantes.