Les actionnaires valident l'accord entre Nokia et Microsoft

Par Samir Azzemou

nokia

Réunis en assemblée générale extraordinaire, les actionnaires du constructeur finlandais ont donné leur accord au rachat par Microsoft de la branche Devices & Services. Une écrasante majorité qui peine à cacher le mécontentement de certains actionnaires. Mais 7,2 milliards de dollars, c’est un sacré argument !

99,7%. Voilà le score sans appel obtenu par le projet d’acquisition de la branche Devices & Services de Nokia par Microsoft. Ce vote a eu lieu lors de l’assemblée générale des actionnaires du constructeur finlandais qui s’est déroulée en début de semaine. Avec cet accord, l’intégration des activités téléphonie mobile de Nokia dans la pieuvre Microsoft sera en mesure d’avancer d’un cran supplémentaire.

Un deal qui ne se refuse pas

Rappelons que cette fusion, menée de main de maître par Stephen Elop et Steve Ballmer, patrons respectifs de Nokia et Microsoft, repose sur un montant de 7,2 milliards de dollars. Une somme rondelette qui a su en convaincre un certains nombres d’adhérer au projet. Malgré cela, certains y restent farouchement opposés. Stephen Elop cristallise bien évidemment le mécontentement de nombreux actionnaires qui voient en lui celui qui a cédé l’une des richesses finlandaises à un consortium américain et a perverti la marque de fabrique de Nokia (laquelle ne faisait cependant plus vendre, les fans semblent l’oublier). D’autant que cet ancien cadre dirigeant de Microsoft va revenir chez Microsoft à la tête d’une division qui pèsera lourd dans l’activité du groupe.

Stephen Elop : le grand gagnant

D’autant qu’il est celui qui pourrait tirer le mieux son épingle de toute cette histoire. Et pas uniquement pour une question strictement financière (Elop touchera 25 millions de dollars à l’issu du deal). Car, cela ne vous aura pas échappé, Microsoft a entamé cet été un vaste plan de restructuration de ses activités afin de mieux se préparer aux défis à venir (et enfin être en mesure de concurrencer Apple, Google et Samsung). L’une des conséquences est le départ en 2014 de Steve Ballmer du poste de CEO. Stephen Elop, ancien manager de la division professionnelle (incluant Microsoft Office), fait clairement partie de la liste des prétendants au trône, même s’il n’est pas le seul.

Partagez cet article

  • LinkedIn

Touchez pour ajouter le site à vos favoris ou sur votre écran d’accueil.

close