L’Union Européenne accepte l’accord passé entre Nokia et Microsoft

Par Samir Azzemou

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En fin de semaine dernière, le département de la justice américaine donnait son accord à Microsoft pour le rachat par Microsoft de la division devices & services de Nokia. Hier, c’était au tour de la Commission européenne de faire de même. La prochaine étape pourrait être en Chine. Après, plus rien ne devrait entraver la finalisation de la fusion.

Le feuilleton sur le rachat des activités grand public de Nokia par Microsoft devrait prochainement toucher à sa fin. Moins d’une semaine après la Commission fédérale américaine du commerce, rattachée au département de la Justice, c’est au tour de la Commission Européenne de trancher en faveur de cette opération dont le montant, pour rappel, est estimé à 5,4 milliards d’euros. Même s’il s’agit ici d’une formalité, elle est obligatoire pour finaliser la fusion. Selon certains observateurs, une autorisation de la part du gouvernement chinois doit également être émise, parce que Nokia compte quelques actifs dans l’Empire du Milieu. Mais là encore, cela ne devrait pas être une source d’inquiétude.

Plus aucune concurrence sur Windows Phone

L’avis remis par la Commission européenne est relativement censé, mais s'appuie sur quelques fausses idées. Principalement, elle déclare que cette fusion ne devrait poser aucun problème de concurrence. Même si Nokia avait déjà des rapports privilégiés avec Microsoft avant ce rachat, celui-ci ne fait que les rapprocher encore plus au détriment des autres constructeurs de Windows Phone. Vous avez certainement remarqué, vous aussi, que les quelques équipementiers ayant déclaré en février dernier vouloir commencer ou continuer à produire des Windows Phone ne donnent quasiment plus signe de vie. Cet accord a assurément tué la concurrence sur Windows Phone. Bien sûr, la Commission européenne ne voyait pas cette concurrence là, mais plutôt celle des autres systèmes d’exploitation, iOS et Android. Elle incite bien sûr Microsoft à garder des relations privilégiées avec les constructeurs tiers, mais c’est un voeu pieux.

Google quasiment occulté

Une autre raison pour laquelle l’Union européenne a donné son accord est le chevauchement restreint des activités des deux parties et la complémentarité de l’entité qui en résultera, laquelle serait bien armée pour concurrencer les deux géants que sont Apple et Samsung. Curieusement, la Commission ne cite jamais Google dans son rapport, ni en tant qu’éditeur d’Android, ni en tant que fabricant de smartphones (avec Motorola ou la gamme Nexus). Comme s’il y avait une impasse totale, un oubli complet. Pourtant, s’il y a bien une entreprise en concurrence frontale avec Microsoft, sur la téléphonie comme sur d’autres domaines, c’est bien Google, non ? Une réflexion qui met en doute l’aptitude de la Commission européenne à donner son accord à un projet de fusion tel que celui-ci…

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