Google Play Games : Google veut aussi sa part du gâteau dans le jeu vidéo

Par Samir Azzemou

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L’année dernière, Google passait la seconde sur le segment des jeux vidéo. Avec Android Lollipop, l’éditeur offre plus de possibilités encore d’interactions. Le tout avec des graphismes presque comparables aux consoles traditionnelles.

Au Google I/O 2013, Google avait présenté Google Play Games, une réponse évidente au Game Center d’iOS et d’Apple. Conscient que le jeu prend une part de plus en plus importante dans le trafic et les revenus du Play Store, la firme de Mountain View souhaitait alors offrir aux développeurs une plate-forme équivalente à ce qu’il se faisait alors chez les concurrents directs (Windows Phone et iOS), mais également sur les consoles de jeu (PlayStation Network, Xbox Live, MiiVerse). Une première étape fondatrice sur laquelle l’entreprise s’est appuyée pour présenter, hier, le nouveau Play Games qui apparaîtra progressivement jusqu'au lancement d’Android Lollipop.

Des succès, du social et de la gestion de joueurs

Plusieurs nouveautés. D’abord, chaque joueur pourra créer un profil distinct du profil Google Plus. Grâce à ce profil, il remportera des points pour chaque succès réalisé et pourra comparer ses succès avec ceux de ses contacts. Un principe qui se retrouve aussi bien sur le Xbox Live que le Game Center.

Sur les jeux en eux-mêmes, deux nouveautés ont été dévoilées. D’abord les « quêtes ». Il s’agit d’un service pour gérer les événements temporaires sans avoir besoin de créer des mises à jour via le Play Store. C’est pratique pour organiser des tournois hebdomadaires ou des chasses au trésor quotidiennes.

Ensuite, les sauvegardes multi plate-forme. Il s’agit d’un outil pour gérer les sauvegardes des jeux sur le cloud, et non plus localement, afin de récupérer les progressions en cas de migration vers une autre tablette ou un autre smartphone. Aujourd’hui, la fonction est proposée directement par les éditeurs de jeux (Rovio ou Madfinger, par exemple) et non par le système d’exploitation. Cela oblige les joueurs à créer un profil pour chaque développeur. Le nouveau Play Games éliminera cela.

Plus beaux et plus puissants

Pour les développeurs, Play Games sera désormais compatible avec Open GL ES 3.1, plus puissante évidemment que la précédente, et offre un pack d’extension spécifique à Android pour créer des jeux d’une qualité encore meilleure. Ce pack comprend la gestion de texture, d’ombre et de pavage d’environnements 3D. Les premières démonstrations sont bluffantes. Ces outils seront compatibles avec une large majorité de smartphones et de tablettes Android puisque les principaux concepteurs de chipsets graphiques sont associés à cela : nVidia (Kepler), ARM (Mali), Qualcomm (Adreno) et Imagination Technologies (PowerVR). Manque Intel...

Tout ce qu'il faut pour une console de salon

Dernier point important, Google Play Games se voudra être une véritable plate-forme de jeu. Deux détails très importants montrent l’ambition de Google dans ce domaine. D’abord au niveau des manettes de jeu : Google annonce que le kit de développement pour les manettes certifiées sera standardisé pour l’ensemble des plates-formes Google. Android, donc, mais aussi Chrome OS et Chrome. Et Google encourage les développeurs à rendre leurs jeux compatibles. Ensuite, Play Games sera évidemment compatible Android TV et Chrome Cast. La boucle est ainsi bouclée. Une manette, une télévision et un jeu : nous sommes bien devant une console de salon. Ajoutez à cela la puissance des GPU et un système compatible 64-bit : voilà une nouvelle concurrente de la Xbox One, de la PlayStation 4 et de la Wii U autrement plus dangereuse que la console Ouya.

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