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MediaTek : plus de coeurs, toujours plus de coeurs dans les chipsets

Par Samir Azzemou

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mediatek chipset

Huit coeurs applicatifs ne suffisent plus à MediaTek. Il en faut plus. Beaucoup plus. Le fondeur chinois travaillerait sur des chipsets avec 10, voire 12 coeurs. Leur lancement pourrait même avoir lieu en 2015.

MediaTek est le premier fondeur à avoir réalisé un chipset octo-core, le MT6592. Nous avons souvent évoqué ce composant depuis son officialisation en juillet 2013, puis son lancement commercial quelques mois plus tard. Depuis, de nombreux constructeurs low-cost ont pris le pari de l’intégrer dans des smartphones qui se voulaient être ambitieux. C’est le cas par exemple du premier Highway de Wiko et de l’un de ses successeurs, le Signs. C’est également le cas de l’Archos 50C Oxygen, le Tornado 2 5.0 de Kazam ou encore de l’Idol X+ d’Alcatel OneTouch, tous présents en France.

Prochainement 10 ou 12 coeurs ?

Cependant, être le premier sur l’octo-core, c’est bien. Mais la compétition a vite rejoint le fondeur chinois avec des produits souvent plus performants. Voilà pourquoi MediaTek serait actuellement en train de travailler sur des chipsets dont le nombre de coeurs serait encore plus haut. Selon une fuite en provenance du portail de microblogging Weibo et relayée par Mydrivers, le fabricant de composants en développerait de nouveaux dont le nombre de coeurs serait de 10, voire de 12. Des deca-core ou des dodeca-core pour les nommer avec les préfixes habituels.

Reste à savoir si l’architecture qui gèrera la répartition de ces coeurs sera hétérogène, comme dans le cas du MT6592, ou bien agencé en quad-core et dual-core, comme dans le cas des architectures big.LITTLE (type Snapdragon 810, Snapdragon 615, Exynos 5 Octa ou MT6595 de MediaTek).

Une utilité qui dépend de la répartition des tâches

De ce petit point de détail dépend l’utilité d’une telle prouesse technique. Aujourd’hui, la majorité des applications sur les boutiques applicatives (et même les systèmes d’exploitation eux-mêmes) n’utilisent que deux, voire quatre coeurs en même temps. En avoir huit est déjà presque inutile. Or, grâce à la technologie big.LITTLE, ce sont les quatre coeurs les plus utiles qui fonctionnent. Dans le cas du MT6595, les quatre coeurs Cortex A7 gèrent le quotidien, tandis que les quatre coeurs Cortex A17 prennent en charge la vidéo, les jeux et les applications lourdes. Voilà l’utilité.

D’où l’erreur, si nous pouvons nous exprimer ainsi, de MediaTek avec le MT6592 (et ses huit coeurs identiques), erreur qu’il a réitérée avec son premier octo-core 64-bit, le MT6752, composé de huit coeurs Cortex A53. Face à ce chipset, Qualcomm répond avec le Snapdragon 615. Pourquoi est-il meilleur ? Quatre coeurs Cortex A57 pour faire le gros oeuvre. Quatre Cortex A53 pour les finitions et la maintenance. Et un Adreno 405, bien meilleur que les GPU Mali.

Et d’où la question sur le type d’architecture pour ces nouveaux projets en développement. Car, 10 ou 12 coeurs ne feront pas vraiment la différence avec les actuels chipsets du fondeur si tous les coeurs sont logés à la même enseigne et si les tâches de chacun ne sont pas définies correctement comme dans le cas du big.LITTLE (hétérogène ou non).

Des chipsets pour faire le buzz ?

Quand le MT6592 est sorti, Qualcomm s’est largement amusé de ce lancement plus marketing que technique. Contrairement au dual-core 64-bit d’Apple (l’A6) dont chaque caractéristique était pensée pour améliorer les performances sous iOS, le MT6592 était alors mal optimisé vis-à-vis des besoins sous Android. Donc, même si le deca-core et le dodeca-core sont bien dans les tuyaux, n’en attendez pas non plus grand-chose tant que cette technologie n’est pas prise en charge par un OS et par les développeurs d’applications. En revanche, l'intérêt du chipset était de créer le buzz autour du premier chipset octo-core et de faciliter la communication auprès des constructeurs de smartphones. Et cet objectif là a été largement rempli. MediaTek rejouerait-il donc cette carte une seconde fois ? Pourquoi pas.

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