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BlackBerry ne développera plus ses smartphones en interne

Par Samir Azzemou

blackberry

C’est une page qui se tourne : en publiant ses résultats trimestriels, John Chen a officialisé l’abandon du développement interne des terminaux mobiles. La firme canadienne fera désormais appel à des OEM pour nourrir son catalogue.

Voilà, c’est fini. Il n’y aura plus de BlackBerry créé par BlackBerry. L’annonce a été faite aujourd’hui officiellement par John Chen lors de la publication des résultats trimestriels de l’entreprise. Comme le Z3, le Leap ou le DTEK50, les prochains terminaux de la marque seront créés et produits par des OEM. Aucun nom n’est cité dans le communiqué de presse. Il se pourrait donc bien que plusieurs partenaires soient appelés : TCL bien sûr, qui se cache derrière le DTEK50 (et certainement le futur DTEK60), mais aussi Foxconn qui se chargeait, jusqu’à l’année dernière, de produire les terminaux entrée de gamme.

BlackBerry devient un développeur de solutions logicielles

Cette décision a été prise parce que John Chen a constaté que l’activité « software » de BlackBerry est devenue la première source de revenus du groupe (30 %), qu’elle a observé une croissance de plus de 100 % en un an et qu’elle dégage une marge d’exploitation historiquement forte. BlackBerry va donc se consacrer à cela, se dégageant ainsi des risques financiers liés au développement hardware. La conséquence financière de cette décision est éloquente : sur l’ensemble de l’année, BlackBerry pourrait bien redevenir rentable, au lieu d’être déficitaire.

BlackBerry Priv

Le Priv restera donc dans l’histoire comme le dernier des derniers, le chant du cygne, l’ultime voeu d’un constructeur emblématique qui n’avait qu’un but : créer les meilleurs smartphones pour les professionnels. Écrire sur un téléphone n’a jamais été aussi facile qu’avec un BlackBerry. Mais visiblement, ce n’est plus la préoccupation majeure des utilisateurs de BlackBerry.

Ce n'est pas faute d'avoir essayé

Nous ne pourrons pas dire que John Chen ne s’est pas donné le temps, ni les moyens, d’arriver à redresser l’activité hardware de BlackBerry. Il a dévoilé trois terminaux qui reposent sur l’héritage de BlackBerry : le Classic, le Passport et le Priv, première incursion dans le monde d’Android (sans parler des Porsche et des modèles entrée de gamme de Foxconn). Il est triste de constater que l’esprit BlackBerry ne survivra certainement pas à cela.

Reste évidemment une question : que deviendra BlackBerry OS ? Selon les rumeurs, les équipes de développement ont été largement réduites pour assurer, à moindres frais, les mises à jour de l’OS. John Chen maintiendra-t-il cela encore longtemps ? La logique voudrait que non. Mais la typologie de client de BlackBerry est particulière et pourrait imposer à la firme canadienne d’assurer une maintenance bien au-delà des habitudes.

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