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Apple racheté par Google pour une bouchée de pain ?

Par Samir Azzemou

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Non. Google ne rachète pas Apple. Mais une fausse information publiée sans le vouloir par Dow Jones Newswires a fait transpirer quelques courtiers et analystes boursiers hier soir en affirmant qu'un accord avait été conclu. Un article qui ne manquait d'ailleurs pas d'humour.

Avec Internet, de nouveaux usages et de nouveaux modes de consommation ont émergé. Des modes où tout est instantané. Envie d'un film ? Il y a le streaming. Envie d'un burger ? Il y a Allo Resto. Envie de s'informer ? Tous les sites thématiques offrent un fil d'information en continu. Il y a deux types de médias aujourd'hui. Il y a ceux qui couvrent chaque information le plus vite possible, parfois pour être en première position dans le classement de Google. Et il y a ceux qui préfèrent choisir le moment pour publier une information.

iPhone X
L'iPhone X bientôt intégré à la gamme Pixel de Google ? Non, évidemment !

Vite fait, bien fait ?

Les agences de presse (Reuters, Bloomberg, AFP, Associated Press) font, théoriquement, parties de la première catégorie. Et c'est normal : ils doivent livrer des dépêches aux autres médias qui s'en serviront pour créer leurs propres contenus. Leur rythme de travail est instantané. Mais qu'arrivent-ils quand une erreur se glisse dans un processus aussi tendu ? Voici donc l'histoire d'un article qui n'aurait jamais dû être publiée.

Hier, l'agence de presse Dow Jones, propriétaire du Wall Street Journal et l'un des organismes les plus sérieux de la place boursière new-yorkaise, a publié à 9h34 heures locales une information étonnante : Google rachète Apple. Montant de l'opération : 9 milliards de dollars. Soit 90 fois moins que la valorisation boursière de la firme de Cupertino. Sueurs froides parmi les courtiers : comment traiter une telle dépêche qui ressemble plus à un poisson d'avril qu'à une information légitime.

Plus de peur que de mal

Heureusement, ils se sont abstenus d'agir dans la précipitation, car l'article était retiré du fil deux minutes plus tard, suivi des excuses de la direction de l'agence de presse. Si les cours de bourse ont eu une légère inflexion, tout est redevenu normal avant la fin de la séance à Wall Street. Le patron de Dow Jones a pris la parole dans les médias américains, comme chez Gizmodo, pour expliquer ce qui s'est passé : des tests techniques ont été effectués à partir de faux articles. L'un d'entre eux a réussi à passer toutes les étapes de validation et est entré dans le flux public. Tout est allé trop vite.

C'est une histoire très intéressante, car elle est symptomatique du traitement moderne de l'information et de la course à l'instantanéité. Et elle montre que personne n'est à l'abri d'une "fake news". Celle-ci en était une à l'évidence avec quelques notes d'humour bien senties : le montant du rachat totalement ridicule, les discussions entre Steve Jobs et Larry Page, l'accord entre les deux sociétés inclu dans le testament de l'ancien patron d'Apple, la vitesse à laquelle l'accord est finalisé (24 heures), le déménagement de Google dans les locaux de Cupertino, et, surtout, la petite phrase de fin : les employés de Google ont dit "Ouais". Excellente prose.

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