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Au moins quatre candidats au rachat de Withings, dont un géant américain

Par Samir Azzemou

withings

La vente de Withings par Nokia serait sur le point d’être signée. Plusieurs dossiers seraient entre les mains de la firme finlandaise pour reprendre l’ancien fleuron de la French Tech, dont celui d’un des GAFAM.

Il y a deux mois, un communiqué de presse annonçait que Nokia « réfléchissait » quant à l’avenir de sa division dédiée à la santé connectée, Nokia Health. Cette division, née au lendemain du rachat de Withings, n’a pas réussi à profiter de l’impulsion que les fondateurs de la start-up française ont su donner à leur marque et à leur catalogue.

Valorisation divisée par 6

Il faut dire que Nokia n’a pas non plus été particulièrement subtile. Suppression de fonctions dans certains produits, remplacement de la marque Withings par Nokia, pas de réelles nouveautés produit outre le récent tracker d’activité, démission rapide du porteur de l’acquisition, etc. Deux ans après un rachat pharaonique de 171 millions d’euros, le constat est amer. Une amertume qui est allée jusqu’à faire une provision de 141 millions d’euros sur cette opération, ramenant le « juste prix » de la start-up à 30 millions d’euros…

Withings Steel HR

Dans un message envoyé à tous les employés de Nokia quelques jours après l’émission du communiqué de presse, Kathrin Duvac, directrice de la stratégie de Nokia, semblait n’avoir aucun doute sur la suite des événements : Nokia abandonne l’activité grand public de Nokia Health. Et donc Withings. Reste évidemment à savoir ce que l’avenir réserve aux équipes de la start-up.

Un géant américain dans les rangs

Selon le quotidien économique Les Échos, Nokia rassemble les dossiers pour trouver un acquéreur. Plusieurs dossiers seraient déjà en sa possession. Deux émanent d’entreprises françaises. Et un autre proviendrait de l’un des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft). L’implication de l’un d’eux est assez logique puisque Google et Amazon sont d’ores et déjà propriétaires d’une marque d’objets connectés (Nest et Ring, respectivement). Selon nous, il est fort possible que le dossier émane de la firme de Mark Zuckerberg.

Toutefois, le gouvernement français, émoustillé par les suppressions d’emploi chez Alcatel Lucent, aurait à cœur de suivre le dossier, selon Les Échos. Pas question de laisser Withings finir à l’international, ou au moins hors d’Europe. Nous ne pensons pas que l’État français puisse empêcher Nokia de vendre à qui offre le meilleur prix, même s’il s’agit d’un groupe américain ou asiatique. En revanche, il est possible que le gouvernement apporte une aide à un dossier français.

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