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Et si Google ne pouvait plus imposer Search et Chrome dans Android ?

Par Samir Azzemou

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Pour commercialiser un smartphone Android ayant accès au Play Store, il faut respecter les règles édictées par Google, notamment définir Chrome et Search comme applications par défaut. Mais l’Europe considère qu’il s’agit d’un abus de position dominante.

Il y a deux ans, l’Europe annonçait l’ouverture d’une enquête et d’une plainte contre Google pour abus de position dominante vis-à-vis d’Android. La Commission européenne estimait en effet que la firme nuit à la libre concurrence en imposant aux constructeurs de smartphones sous Android l’installation et le paramétrage de Search et de Chrome comme moteur de recherche et navigateur web par défaut, respectivement.

Une seconde amende de plusieurs milliards de dollars ?

Selon un article du Washington Post, Margrethe Vestager, commissaire européenne en charge de la concurrence, déjà à l’origine d’une amende record imposée à Google en 2016, devrait émettre une nouvelle amende contre la firme américaine. Selon la source du quotidien américain, le montant se calculerait en milliards de dollars et pourrait être supérieur à la première amende évoquée précédemment.

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Bientôt le moteur de recherche par défaut d'Android pourrait ne plus être forcément Google Search...

Margrethe Vestager reproche à Google un comportement anticoncurrentiel vis-à-vis des applications préinstallées sur les terminaux et certains réglages réalisés par défaut. En pratique, il s’agit de la préinstallation de Google Chrome comme navigateur par défaut et Google Search comme moteur de recherche par défaut. En pratique, cela veut dire que le widget de recherche active Google Search et que si vous appuyez sur un lien dans un mail, un message ou une application tierce, c’est Chrome qui s’ouvre (et non un autre navigateur). Si vous souhaitez que cela change, vous devez aujourd’hui effectuer une modification.

Google nuirait à la concurrence

Selon Margrethe Vestager, imposer l’installation et le réglage par défaut de ces deux applications assure à Google une dominance continue et perpétuelle et cela nuit au développement d’une véritable concurrence sur Android, notamment ceux qui développent et commercialisent des solutions alternatives. Nous pensons à Microsoft Edge et Bing, à Yahoo Search, à Mozilla Firefox ou encore à Opera. La Commissaire pourrait donc imposer à Google de ne plus obliger les constructeurs à préinstaller ces applications, voire même l’ensemble du pack Google Play Services.

Rappelons que l’installation de ce pack, mais aussi sa visibilité sur l’écran d’accueil du système d’exploitation, est aujourd’hui un passage obligé pour tous les smartphones qui souhaitent obtenir la « certification » Google Play. Cette certification est aujourd’hui nécessaire pour qu’un mobile se connecte à la boutique applicative. Sans elle, il est beaucoup plus difficile (et risqué) de tirer parti des nombreuses applications disponibles pour Android. Parmi les alternatives, il y a Amazon App Store, Opera App Store et Samsung Apps, ainsi que les boutiques de certaines marques chinoises. Mais celles-ci sont moins riches et elles comptent parfois sur leurs étals des applications vérolées. En outre, par défaut, un mobile Android ne peut installer qu’un pack provenant du Play Store. Là encore, ce réglage doit être changé si un consommateur souhaite opter pour une alternative.

Régulateur des GAFAM

Il y a deux ans, Margrethe Vestager a épinglé la firme de Mountain View pour pratique anticoncurrentielle sur son moteur de recherche. Son enquête, qui s’était soldée sur une amende de 2,7 milliards de dollars, portait sur le classement systématiquement meilleur des services de Google dans les résultats proposés par son moteur de recherche (lequel draine plus de 8 requêtes sur 10 dans le monde). Google n’est pas la seule firme dans le viseur du commissaire européen. Tous les GAFAM ont eu affaire à elle, d’Apple à Facebook en passant par Microsoft.

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