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Test du Meizu MX3 : un mobile très agréable, mais pas tout à fait localisé

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Meizu MX3

Début mars, Meizu s’implantait officiellement en France en présentant à la presse sa marque, sa stratégie et son premier représentant dans l’Hexagone : le MX3. Smartphone haut de gamme vendu 449 euros hors subvention, il propose une expérience loin d’être inintéressant, comme vous pourrez le constater au fil de ce test flash.

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons appris l’arrivée de Meizu en France. Avoir l’habitude de parler des produits de cette marque encore assez peu connue hors des frontières chinoises sans pour autant avoir la chance de les tester était particulièrement frustrant. Car nous avions pris comme une fatalité le fait qu’ils ne sortiraient jamais officiellement en France. Mais, heureusement, les marques coréennes, japonaises et taïwanaises ne sont pas les seules à vouloir investir en France. Après Huawei et ZTE, Meizu s’installe. Et pour l’occasion, nous propose son MX3, afin de jauger le niveau de son savoir-faire.

Meizu MX3 prise en main

Une configuration haut de gamme de 2013

Bien évidemment, tout n’est pas parfait, comme nous le verrons au fil de ce test. Mais le MX3 n’a finalement que très peu de défauts. Certains nous font sourire. D’autre grincer des dents. Mais, dans l’ensemble, le MX3 vaut parfaitement le prix auquel il est proposé : 449 euros sans subvention opérateur (dans sa version 16 Go). À ce prix, vous disposez d’une plate-forme plutôt moderne, d’un écran presque Full HD (à cause d’un rapport de taille assez curieux), d’un capteur photo signé Sony, d’un chipset signé Samsung et de deux boutiques d’applications. Voici en détail la fiche technique :

  • Android 4.2.1 Jelly Bean avec surcouche Flyme 3.0
  • Écran 5,1 pouces (1800 x 1080 pixels), pour une résolution de 415 PPI
  • Chipset Samsung Exynos 5 Octa composé de 4 coeurs Cortex A7 1,2 GHz et 4 coeurs Cortex A15 1,6 GHz
  • Processeur graphique PowerVR SGX 544MP3
  • 2 Go de mémoire vive
  • De 16 à 64 Go de mémoire interne
  • Capteur photo 8 mégapixels Sony, ouvrant à f/2.0, avec flash LED
  • Compatible NFC, WiFi, Bluetooth
  • Batterie 2400 mAh
  • Dimensions : 139 x 71,9 x 9,1 mm
  • Poids : 143 grammes

Meizu MX3 avec Apple iPhone 5

Meizu MX3 avec iPhone 5 d'Apple

Un smartphone que nous placerons donc face à un Samsung Galaxy S4, un Google Nexus 5 ou encore un Sony Xperia Z1, soit des flagships de l’année dernière. Si la version 32 Go reste abordable, la version 64 Go devient cependant prohibitive. Faisons maintenant le tour du propriétaire.

Une coque qui sait quand elle doit rester en place

Tout d’abord, le smartphone est plutôt élégant. Il n’y a pas de logo à l’avant, mais seulement la touche tactile ronde « home » reconnaissable. Les autres touches de navigation sont intégrées à l’écran et apparaissent selon les besoins. Avec ses bordures et ses angles ronds, le MX3 s’appuie sur une bonne carrure, impression renforcée par son rapport entre la hauteur et la largeur qui lui donne une envergure plus grande qu’à l’accoutumée.

Meizu MX3 face avant Meizu MX3 face arrière

À l’arrière, nous retrouvons une coque en plastique avec le capteur NFC, le capteur photo (et son flash) et le haut-parleur mono. Cette coque se détache pour révéler le seul emplacement carte microSIM (ce qui est rare chez des Chinois) et la batterie amovible. Pas de port d’extension microSD ici, puisque Meizu choisit de vendre une option mémoire. Notez que cette coque se détache assez difficilement, à l’aide d’un accessoire prévu à cet effet. Heureusement, vous n’avez pas à changer de carte SIM tous les jours.

Meizu MX3 coin inférieur

Au coin inférieur, le haut-parleur, le port microUSB et l'emplacement pour décoincer la coque

Sur les tranches, trois boutons matériels : deux pour le volume et un dernier pour l’extinction et l’allumage. Notez également la présence d’un port jack 3,5 mm et d’un port microUSB. En d’autres termes, tout ceci est assez classique (hormis cette sécurité qui bloque la coque).

Un écran très lumineux et une interface très fluide

À l’allumage, nous sommes d’abord assez éblouis (dans tous les sens du terme) par cet écran très lumineux et très agréable au toucher. L’écran est quasiment Full HD (sa définition atteint 1800 x 1080), car les proportions ne sont pas exactement 16/9e, mais plutôt 15/9e. Cela a évidemment une incidence sur les films, qui offrent une bordure noire encore plus marquée. Mais pour le reste, rien à signaler. La résolution de l’écran est de 415 ppp, un très bon score.

Le mobile est très fluide, grâce notamment à l’Exynos 5 Octa 5410, capable de s’adapter à de nombreuses situations, en passant du mode big au mode LITTLE grâce à son couple de quad-core. Il y a presque une impression de facilité pour ce mobile à fonctionner sur Jelly Bean, qui n’est pas le plus léger des Android.

Meizu MX3 score AnTuTu Meizu MX3 classement AnTuTu

Cela se ressent d’ailleurs dans les résultats des tests techniques. Nous avons lancé ici le test AnTuTu dans sa version 4.3.3.x. Nous obtenons un score de 26 148 points, un score très honorable correspondant à un haut de gamme de l’année 2013 (année où le mobile est initialement sorti en Chine), le plaçant à côté du Galaxy S4, du Xiaomi Mi2S et du HTC One. Il y a plus mauvaise position. Comparé au One, le MX3 se distingue surtout sur la puissance de ses processeurs logiques et graphiques. Même chose face au Xiaomi Mi2S. Face au Galaxy S4, il continue de faire la différence sur ces deux points. Cependant, face à ces trois mobiles, il est moins bon en multitâche. Ce qui veut dire que des ralentissements sont à prévoir si vous lancez plusieurs applications en même temps.

Flyme 3.0 : la surcouche de Meizu 

Comme nous l’avons signalé dans la fiche technique, le MX3 tourne sur Android Jelly Bean 4.2.1, système d’exploitation caché derrière une surcouche appelée Flyme. Comparable à Emotion UI de Huawei, Flyme élimine totalement le menu application. Toutes les icônes sont présentes sur les écrans d’accueil, lesquels restent entièrement personnalisables.

Flyme apporte également des modifications visuelles. Le « flat design » (un peu copié d’iOS 7, avouons-le) des icônes est très agréable à l’oeil. Le menu paramètre, totalement monochrome est déroutant. Un swip depuis le haut de l’écran vers le bas ouvre le centre de notification avec les raccourcis vers les connexions sans fil. Un swip du bas vers le haut ouvre le centre de contrôle du multitâche où il est possible de bloquer une application pour qu’elle ne soit pas automatiquement fermée : c’est très intelligent. Les trois icônes en bas de l’écran sont personnalisables. Celui du centre, avec le logo Meizu, est un navigateur Web. Inutile d’appuyer longtemps sur « home » donc pour gérer les applications en arrière-plan. Cette action met simplement le MX3 en veille.

Meizu MX3 zone de notifications Meizu MX3 gestion du multi-tâche

Zone de notifications et gestion du multitâche

Autre petite pépite de ce MX3, l’apparition d’une boutique applicative alternative d’applications appelée mStore. Avec un compte Flyme optionnel (que vous pouvez créer au premier démarrage), vous accédez à un catalogue pour le moins étrange, composé de produits également présents sur Google Play et d’autres totalement absents. Si son menu est traduit en langue de Molière, cette boutique propose des applications (très) majoritairement chinoises, dont la majorité est gratuite. Vous pouvez payer les autres en Yuans...

Meizu MX3 boutique Meizu Meizu MX3 menu boutique Meizu

Vous remarquerez que l’expérience Google est largement effacée dans ce mobile. Il n’y a pas Hangouts, ni Google Musique, Google Vidéo, GMail ou encore Chrome. Dans la première page, vous retrouvez seulement Google Play. Dans l’écran de gauche, vous retrouvez un dossier consacré à Google Search (avec Google Now, Recherche Vocale et Paramètres Google). Et c’est tout. Bien sûr, un téléchargement manuel est toujours possible. Mais c’est assez rare pour le noter.

Il faut dire que cette absence a une conséquence directe : le MX3 n’est pas certifié Google. Il est reconnu. Il dispose de Google Play. Mais certains éléments techniques (et par extension avec certaines applications) ne sont pas supportés. Nous avons été surpris de constater que certains jeux, fonctionnant parfaitement sur d’autres smartphones sous Exynos et sous Jelly Bean, étaient ici incompatibles.

Un usage multimédia contrasté

Hormis cet aspect lunaire où il est difficile de retrouver totalement ses marques, le MX3 est un très bon smartphone dans un usage quotidien, et parfaitement évolutif, même si quelques applications seront capricieuses. C’est notamment le cas dans les jeux.

Nous avons souhaité installer Dead Trigger 2, notre jeu étalon habituel. Mais ce dernier est incompatible. Nous nous sommes donc rabattus sur Mini Gore 2 que nous avons été en mesure d’installer, mais il fonctionnait mal : si le jeu restait fluide, il n’affichait que la moitié des éléments à l’écran. Les ennemis étaient invisibles, comme vous le constatez sur la capture ci-dessous. Nous avons déjà expérimenté cela, sur l’Ascend P6 de Huawei.

Meizu MX3 Mini Gore 2

En outre, nous avons rencontré deux autres petits soucis. D’abord, quand le quad-core A15 de l’Exynos 5 Octa fonctionne, il a tendance à chauffer. Une caractéristique que nous avons déjà rencontrée dans d’autres modèles sous Exynos. Même si cela ne brûle pas, la chaleur est tout de même désagréable et inquiète un peu. Ensuite, comme nombre de concurrents, le MX3 est pourvu d’un seul haut-parleur, placé à l’arrière, dans un coin. Juste là où se place un des doigts quand vous jouez. Résultat : vous ne profitez pas du son (lequel n’est d’ailleurs pas top).

Bien meilleur baladeur que console de jeu

Pour la musique et les films, le MX3 est particulièrement satisfaisant, héritage certainement du passé de l’entreprise dans les baladeurs multimédias. Non seulement tous les formats audio et vidéo de nos fichiers de tests sont compatibles (MKV, MP4, 1080p, AAC, etc.), mais nous n’avons expérimenté aucun ralentissement. Les lecteurs basiques ont largement suffi pour nous donner satisfaction. Bien sûr, quelques options de partage manquent à l’appel. Mais, l’important est bien là.

Meizu MX3 application vidéo

Meizu MX3 Galerie Meizu MX3 lecteur musical

Enfin, pour la photo, nous avons été enchantés par le capteur 8 mégapixels de Sony. Non seulement celui-ci offre un piqué saisissant des photos, lesquelles sont d’une très bonne netteté même avec le zoom numérique, mais la prise de vue est rapide. L’application photo offre de nombreuses options, notamment un contrôle sur la vitesse d’ouverture, la sensibilité, la balance des blancs et le mode HDR (même si cela reste limité).

Meizu MX3 application photo

photo prise avec le MX3

Photo prise avec le MX3 de Meizu

Une alternative intéressante, mais à peaufiner

Le MX3 est très intéressant. De par sa vision de l’interface Android, même si les similitudes avec celle de Huawei sont parfois troublantes. De par ses choix non partisans en termes de technologies (Samsung, Sony). De par la liberté vis-à-vis de Google, presque absent dans ce mobile, outre Google Play. À l’usage, le MX3 est même très agréable à utiliser. Faut-il juste éviter de le conduire là où ses défauts sont exacerbés, notamment dans les jeux (ce qui est dommage puisqu’il gère très bien la 3D). Reste à revoir la compatibilité avec certaines applications du Google Play et traduire, au moins en anglais, les menus de la boutique maison.

La note de LesMobiles.com

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