Les réseaux de boutiques américains refusent de plus en plus Apple Pay

Par Samir Azzemou

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Alors que les banques se sont associées au lancement d’Apple Pay, les réseaux de boutiques physiques auraient choisi de supporter une autre initiative pour contrer les banques et les opérateurs de carte de crédit. Apple Pay ne serait qu’une victime collatérale, au même titre que Google Wallet.

Le paiement par NFC pour le grand public via le smartphone aurait dû voir le jour au moins aux États-Unis grâce à deux initiatives concurrentes et pourtant complémentaires : Apple Pay et Google Wallet. Les deux géants américains ont chacun lancé leur propre système de paiement sans contact grâce à des partenariats avec des banques et des opérateurs de carte de crédit et à l’intégration de système de sécurité au sein de leurs OS mobile respectifs, iOS et Androird. Or, ces deux initiatives ne sont pas du goût de tout le monde. Les réseaux de distributeurs physiques ont décidé de ne pas être de simples béni-oui-oui.

Les marchands se retirent d'Apple Pay

Le lancement d’Apple Pay aux États-Unis, retentissant et salué par toute la classe financière, semble être l’événement qui a mis le feu aux poudres. De grands noms tels que Wal-Mart et Best Buy ont officiellement annoncé au Wall Street Journal qu’ils ne supporteront pas Apple Pay. Ils ont ensuite été suivis récemment par Rite Aid, un grand réseau américain spécialisé en parapharmacie.

Ce dernier, partenaire Apple Pay au premier abord, a tout simplement retourné sa veste. Résultats : les propriétaires d’un iPhone 6 ne pourront finalement pas payer leur aspirine chez Rite Aid avec leur mobile. Nos confrères d’iMore ont reçu une déclaration officielle confirmant que Rite Aid n’acceptera pas les paiements avec le système d’Apple, sans aucune explication.

Un bras de fer qui sera long

Tous ne tournent pas le dos au paiement sans contact. Ils préfèrent simplement développer leur propre solution appelée CurrentC. Celle-ci aurait simplement pour but de créer un système de paiement sans intermédiaires. Explication : quand vous payez aujourd’hui avec votre carte bleue dans un magasin, une partie de cette somme est reversée au facilitateur de paiement (Carte Bleue, Visa, American Express, etc.) par le marchand.

Le principe de CurrentC est justement de se passer du facilitateur en le remplaçant, presque à l’image de PayPal, par exemple. Et pour convaincre les consommateurs, les marchands rétrocèdent une partie de leur marge (en chèques-cadeaux et en promotion).

Il y a bien sûr un problème vis-à-vis de CurrentC. Aucune banque, ni facilitateur de paiement ne souhaite s’associer à un système qui les évince. Or, pour se connecter à un compte bancaire, CurrentC doit avoir les autorisations. Évidemment, c’est un problème inextricable dans lequel les banques et les marchands se sont engagés, un affrontement qui sera certainement très long, à base de négociations. Et Apple Pay, soutenu par les entreprises financières, n’est évidemment qu’un prétexte pour engager le bras de fer. Cristallisant le problème des commissions sur les paiements, Apple Pay pourrait devenir une victime collatérale. Une démonstration qui s’applique également à Google Wallet...

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