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Nokia N1 : retour-surprise du Finlandais sur le marché des tablettes

Par Samir Azzemou

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Ce n’était ni un smartphone, ni un décodeur Android TV, mais une tablette que préparait Nokia. Le constructeur finlandais a officiellement présenté sa première tablette sous Android laquelle sortira d’abord en Chine pour 200 euros environ.

Hier, nous avons publié deux actualités concernant Nokia. La première confirmait que l’entreprise ne se relancerait pas dans la téléphonie grand public. Une déclaration officielle du patron de Nokia indiquait cependant que l’entreprise pourrait revenir avec un produit destiné aux consommateurs et qu’il serait dommage de ne pas profiter de la marque finlandaise, laquelle a encore du poids dans l’électronique.

La seconde actualité annonçait pour aujourd’hui le lancement d’un nouveau produit, attestant ainsi de la pertinence des propos du patron de Nokia. Le visuel diffusé sur Facebook montrait une boîte noire, laquelle nous pensions être un cliché du produit en lui-même. En fait, non : il ne s’agissait que de l’emballage. Il ne s’agissait donc pas d’un mobile, ni d’un décodeur (quel dommage !), mais d’un produit un peu plus classique : une tablette.

Nokia N1

Un faux air d'iPad Mini ? 

À l’occasion de la convention Slush organisée cette semaine à Helsinki, Nokia (et plus précisément sa division Nokia Technologies) a présenté la N1 (amusant clin d'oeil à l'emblématique série N), sa première tablette sous Android 5.0 Lollipop (son ardoise précédente, la Lumia 2520, fonctionnait avec Windows 8.1 RT), ici dans une version largement modifiée et dépourvue des Google Play Services. Toutefois, elle embarque Z Launcher, le lanceur d’applications prédictif que Nokia proposait en beta cet été.

La tablette s’appuie d’abord sur un design qui rappellera à certains l’iPad Mini. Les tranches sont rondes. Les deux haut-parleurs sont placés dans la bordure inférieure. Au milieu de ces deux derniers se trouvent une connectique (ici un port microUSB, mais la ressemblance avec un port Lightning est frappante). Le châssis est tout en aluminium et l’écran est protégé par un verre renforcé (ici un Gorilla 3 de Corning). Et l’écran IPS au format 4/3 mesure 7,9 pouces, pour une définition QXGA (2048 x 1536) qui résulte dans une résolution de 324 pixels par pouce. L’ensemble mesure 6,9 mm d’épaisseur pour un poids de 318 grammes.

Nokia N1

Une configuation digne d'une Asus MemoPad

À l’intérieur, vous retrouvez une configuration proche des tablettes d’Asus FonePad et MemoPad, à savoir une plate-forme Intel Atom. Le chipset employé ici, le Z3580, est un quad-core 64-bit cadencé à 2,33 GHz et accompagné de 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage interne. Le GPU est un PowerVR serie 6 (modèle G6430 cadencé à 533 MHz) d’Imagination Technologies.

La batterie est un modèle 5300 mAh. Les connexions réseau incluent le Bluetooth 4.0 et le WiFi ac MiMo. Pour le multimédia, la N1 dispose d’un capteur photo 8 mégapixels, d’une webcam 5 mégapixels et d’un chipset audio signé Wolfson pour contrôler les deux haut-parleurs de 0,5 W chacun.

Une nouvelle stratégie pour Nokia 

La tablette sera disponible logiquement autour du premier trimestre 2015. Le premier lancement s’effectuera en Chine et son prix sera fixé autour des 250 dollars hors taxes (199 euros HT). Cependant, ces derniers détails ne sont pas assurés. Comme HTC ou BlackBerry, Nokia a décidé de se contenter de réaliser la tablette et de la confier à un tiers qui se chargera de la produire, de la distribuer, de la commercialiser et de gérer le service après-vente.

Comme nous le pensions précédemment, Nokia adopte une stratégie indirecte pour les produits grand public. Le fait que la tablette soit gérée en interne par Nokia Technologies, la branche dédiée à la gestion des brevets et des licences, n’est pas un hasard. La firme scandinave se débarrasse ainsi de nombreuses contraintes industrielles et économiques. Une stratégie qui, à terme, pourrait même s’adapter à d’autres types de produits : des accessoires connectés, des boîtiers sous Android, ou même des.. smartphones. Si l’OEM pour la Chine semble avoir été choisi (Foxconn certainement), le groupe finlandais semble en chercher un pour d’autres marchés.

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