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Résultats ZTE : des bénéfices multipliés par deux, mais pas grâce aux mobiles

Par Samir Azzemou

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Contrairement à Huawei, ZTE reste avant tout un équipementier pour opérateur télécom. La vente de mobiles ne représente en 2014 qu’un quart de son activité et les marges y sont deux fois moindres. Reste à savoir quelle stratégie à adopter en 2015...

ZTE est l’un des constructeurs chinois les plus proches des opérateurs. Que ce soit pour la fourniture d’éléments de réseau ou pour la création en marque blanche de terminaux. En 2014, nous avons testé le Soshphone 4G, tandis qu’en 2013, nous avons pris en main le Startrail 4 chez SFR et le BS402 chez Bouygues Telecom. Et ce ne sont que quelques exemples de partenariats. Mais en marque propre, la marque se fait plus discrète, toujours dans l’ombre de Huawei, de Lenovo et maintenant de Xiaomi. D’où un rapport financier pour 2014 qui nous fait réfléchir sur l’avenir de la marque ZTE dans les rayons des distributeurs.

Soshphone 4G
Soshphone 4G : le dernier vrai succès de ZTE en France ?

ZTE a réalisé un chiffre d’affaires de 81 milliards de yuans, en progression de 8,3 % par rapport à l’année précédente. Sa marge d’exploitation s’établit à 31,56 %, en croissance de 2,17 points par rapport à 2013. L’évolution de la marge brute est freinée par la compétitivité sur le segment de la téléphonie mobile, comme nous le verrons ci-dessous. Le résultat net de ZTE s’établit à 2,6 milliards de yuans, en progression de 90 %. ZTE revient à son niveau de 2011, après une dégringolade dans 2012 et un retour à la rentabilité en 2013.

La division mobile ne représente qu'un quart de l'activité

La division qui nous intéresse le plus, la vente de terminaux mobile, représente 28 % de l’ensemble du chiffre d’affaires du groupe. Elle génère 23,12 milliards de yuans en 2014, en progression de 6,52 %. Sa marge d’exploitation atteint les 15,43 %, soit la moitié de la marge de toute l’entreprise. Les smartphones contribuent donc positivement à l’activité de ZTE, mais les volumes ne sont pas encore assez conséquents pour que cela influe sur la stratégie du groupe.

Pire, la téléphonie, concurrentielle en marque propre et commercialisée avec de faibles marges en marque blanche, freine la rentabilité de l’entreprise. Vous aurez pourtant noté que cela n’empêche pas ZTE de multiplier par deux son résultat net... C’est à se demander si ZTE n’aurait pas tout intérêt à être moins ambitieux sur cette partie de son activité.

L'international gagne en importance, mais pas assez

Il faut dire, en France, ZTE ne pousse pas vraiment non plus pour améliorer sa visibilité. Et pour cause, l’Occident ne représente pas un enjeu suffisant. L’Europe, l’Océanie (l’Australie en gros) et les Amériques génèrent ensemble 27,7 % de son chiffre d’affaires, grâce aux équipements réseau et à l’activité en marque blanche. Et c’est également là où la marge est la moins bonne (24,51 %). Elle y a même baissé de 2,27 points par rapport à 2013. Notez que la Chine continentale représente toujours la moitié de son chiffre d’affaires (49,8 % exactement). Même si l’international gagne en importance, ces données expliquent pourquoi l’Occident reste une priorité secondaire pour ZTE.

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