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Microsoft réduit la voilure de sa division smartphone

Par Samir Azzemou

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Depuis un mois, ca ne sent plus très bon du côté de Microsoft Mobile. Le 18 juin dernier, le groupe de Redmond annonçait le départ de Stephen Elop et l’intégration de sa branche produits grand public avec l’activité Windows. Une fusion qui sera suivie d’une restructuration.

Microsoft n'a décidément pas de chance avec la téléphonie mobile. Il paraissait évident que des événements malheureux allaient arriver chez Microsoft. Et en effet : rien ne va plus chez Microsoft Mobile. Et à l’approche de Windows 10, peut-être la plus ambitieuse version de Windows jamais développée par la firme de Redmond, il n’est évidemment pas question de prendre le moindre risque qui pourrait mettre en péril la vie de tout le groupe.

Une restructuration, que nous pouvions sentir depuis le mois de juin, est maintenant officielle. Dans un communiqué de presse, Microsoft annonce que 7800 postes seront fermés avant la fin du mois de juin 2016 (la majorité avant la fin décembre 2015), principalement dans la branche mobilité. Comprenez Microsoft Mobile Oy, ex Nokia Devices & Services. Évidemment, il ne s’agira pas uniquement de licenciement, mais aussi d’un plan de départ volontaire et de reclassement dans le groupe.

Microsoft recentre ses efforts

Cette annonce assez logique fait suite à trois informations importantes qui ont été dévoilées plus ou moins officiellement depuis un mois. Le premier est la fusion de la branche Windows avec la branche Devices (celle qui regroupe Lumia, Surface et Xbox). Le but est alors de rapprocher les équipes « produit » avec les équipes « système d’exploitation ». Puisque l’ensemble doit fonctionner harmonieusement, il y a une certaine logique à cela.

Bien évidemment, quand deux branches sont fusionnées, il se trouve des postes en doublon. Rappelons que Microsoft a vendu Bing Maps et sa régie publicitaire respectivement à Uber et AOL dans le cadre de cette restructuration. Des opérations qui ont relancé les rumeurs d’un abandon de Windows 10 Mobile en faveur d’Android...

Stratégie défaitiste concentré sur l'entrée de gamme

La seconde information est le départ de Stephen Elop. Ancien de Microsoft puis de Nokia avant de revenir à Redmond la tête haute en tant que maître d’oeuvre du rachat de Devices & Services, il a certainement été un peu poussé vers la sortie, compte tenu des résultats de Windows Phone au niveau mondial, un an après le rachat effectif.

Il faut dire que Microsoft n’a pas réussi à convaincre les constructeurs tiers d’adopter son OS, malgré la gratuité de la licence d’exploitation sur les terminaux à petit écran. Il a donc été forcé d’alimenter (ou de suralimenter) lui-même le marché. Il a choisi de multipler les initiatives sur l’entrée de gamme (pour forcer les volumes et les parts de marché), délaissant ainsi le haut de gamme plus qualitatif. Mais cela n'a pas suffit.

Dépréciation d'actifs record

Troisième information, Microsoft a informé la SEC en début de mois que le groupe allait officialiser une dépréciation d’actifs dans son prochain bilan. Le montant, annoncé aujourd’hui par Microsoft, est de 7,6 milliards de dollars. Et cette dépréciation est entièrement imputée au rachat de la branche Devices & Services de Nokia auquel s’ajoute le coût de la restructuration. Ce dernier serait compris entre 750 et 850 millions de dollars. Microsoft détaillera les chiffres le 21 juillet prochain, lors de l’annonce de ses résultats annuels 2014/2015.

Microsoft ne compte pas sortir de la mobilité. Il souhaite en revanche être plus en phase avec le marché et les attentes des consommateurs. D’où l’idée de rassembler les deux branches grand public. Cela veut-il dire qu’il y aura moins de Windows Phone à l’avenir ? Certainement. Notamment dans l’entrée de gamme où les produits se sont succédé ces derniers mois. Peut-être l’absence d’un modèle iconique cette année aura également causé du tort à la visibilité du système d’exploitation qui dispose désormais d’une part de marché assez proche de celle de BlackBerry OS aux Etats-Unis, ce qui est évidemment une contre-performance.

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