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Turing Phone Cadenza : le successeur imaginaire du Turing Phone

Par Samir Azzemou

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turing robotic

Chez Turing Robotics, on n’a peur de rien. Alors que l’entreprise a eu des difficultés à livrer son premier smartphone, elle annonce pour 2017 un nouveau modèle appelé Cadenza et dont la fiche technique tient davantage du fantasme que de la réalité.

En avril 2015, Turing Robotics Industries a dévoilé son premier smarphone appelé Turing Phone. Il s’agissait d’un smartphone sécurisé et renforcé, avec un design tranché et une plate-forme qui commençait à prendre de l’âge. Quelques mois plus tard, les précommandes ont démarré avec un prix plutôt élevé. Puis les ennuis ont commencé. Presque un an après les précommandes, l’entreprise annonçait que son smartphone serait livré dans une version d’évaluation et qu’un second terminal serait gracieusement offert dans un second temps. Ce dernier, sous Snapdragon 820 et Sailfish OS, devrait être livré en fin d’année 2016.

L'aventure continue ?

Après une telle mésaventure, il aurait été légitime de penser que l’équipe de Turing aurait revu l’ordre de leurs priorités en terme de design, de technologie et de gestion de la communication. Mais il semble que non. Bien au contraire, Turing Robotics a diffusé deux courriers électroniques à sa base d’inscrits à sa newsletter. Les deux courriers présentent leurs projets pour 2017 et 2018 (puisque 2016 sera consacré à rattraper les erreurs du passé). Ils s’appellent Cadenza et Chaconne. Et chaque mobile vaut son pesant de nougat. Dans cet article, nous commencerons par présenter Cadenza.

Turing Phone Cadenza

Cadenza est une phablette qui reprendra une partie des acquis ergonomiques du premier Turing Phone, comme vous pouvez le constater sur le rendu officiel qui accompagne ce descriptif. Mais le positionnement technologique est coincé entre le haut de gamme, le fantaisiste et l’avant-gardiste, ce qui n’était pas tout à fait le cas précédemment. Certains aspects de la fiche technique présentée par Turing Robotics laissent à penser que, si le mobile sort effectivement en 2017, il sera très en avance sur la concurrence.

Smartphone chimérique

L’écran est certainement le seul élément cohérent : 5,8 pouces de diagonale pour une définition Quad HD. Sous l’écran se cacheraient non pas un, mais deux chipsets, montés parallèlement pour offrir deux fois plus de puissance calcul. Les deux chipsets seraient des Snapdragon 830 (non pas 820, 821 ou 823, mais 830). Selon Turing, il s’agit d’octo-core Kryo. Soit 16 coeurs Kryo en tout. Pour accompagner un tel groupe, Turing aurait prévu d’intégrer 12 Go de RAM (répartis en deux barrettes de 6 Go en LPDDR4X) et 512 Go de stockage (répartis en deux modules de 256 Go). Cet espace serait extensible grâce à deux ports microSDXC, chacun pouvant contenir une carte de 256 Go maximum. Soit 1 To au total.

Turing Phone Cadenza

Côté batterie, difficile de bien comprendre ce que le Cadenza pourrait offrir. Il semble que deux batteries (au moins) seraient intégrées : une première de 2400 mAh et une seconde de 1600 mAh. La technologie qui soutient chaque batterie est différente (la première est en graphène, tandis que la seconde est en lithium-ion). Continuons : le modem WiFi serait compatible WiGig (une norme encore à venir en France avec des débits de 1 Gb/s sur la bande de fréquence 60 GHz). Le chipset audio proviendrait de chez Marshall, la célèbre marque londonienne. Le mobile serait 4G et VoLTE, évidemment, et il intègrerait non pas un, deux ou trois ports SIM, mais quatre (format nano SIM).

Multiplication des composants

Pour la photo, le Cadenza serait capable prendre des photos en 60 mégapixels. Non pas avec un seul capteur, mais avec quatre modules différents. En vidéo, le mobile serait capable d’enregistrer en... 6K ! À l’avant, le Cadenza offrirait deux webcams de 20 mégapixels chacune. L’ensemble serait rangé dans un châssis basé sur de l’oxyde de graphène et sur le métal liquide utilisé pour le premier Turing Phone. L’ensemble tournerait sur une version améliorée de Sailfish OS appelée Swordfish OS.

Voilà donc une promesse extrêmement ambitieuse de la part de Turing Robotics. Toutes ces technologies existent, mais leur intégration demande du temps et de l’argent. Nous ne pouvons qu’espérer que la jeune entreprise y parviendra, même si ces déboires passés nous font douter de leur capacité à aboutir à un produit commercial répondant à de telles caractéristiques. Sans oublier que ce smartphone ne sera pas donné, bien au contraire.

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