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ZTE licencierait 3000 personnes dans le monde

Par Samir Azzemou

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Selon un article de Reuters citant plusieurs sources internes, le groupe ZTE conduirait actuellement un plan de licenciement visant 5 % de ses ressources humaines. En Chine, ce chiffre monterait même jusqu’à 20 %. Cette situation serait due à plusieurs difficultés.

L’agence de presse Reteurs a publié vendredi dernier une dépêche affirmant qu’un plan de licenciement serait en cours au sein du groupe ZTE. Il concerne 3000 postes, soit 5 % des 60 000 employés qui composent aujourd’hui ses équipes. Tous les pays et toutes les branches seront concernés (notamment celles qui ne sont pas assez performantes), mais pas forcément de la même manière. La Chine, notamment, où ZTE emploie la très grande majorité de ses employés, une personne sur cinq sera remerciée. Soit 90 % du plan de restructuration, le solde (600 personnes) sera réparti dans les filiales internationales.

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Un plan soldé dans les prochaines semaines

L’objectif de la direction générale serait d’arriver au terme de ce plan avant la fin du premier trimestre 2017. Toutefois, certains managers auraient reçu la consigne de réduire leurs équipes avant la fin du mois de janvier. Selon l’un d’entre eux, qui témoigne sous anonymat, une liste de personnes ayant tenté d’être recrutées par le principal concurrent de ZTE, Huawei, a été communiquée à chacun d’eux. Ils seront les premiers à partir, car jugés comme des «facteurs d’instabilité». Voilà qui est radical.

La situation de ZTE, actuel numéro 4 aux États-Unis avec 10 % du marché américain (d'où sa présence au CES la semaine dernière), est précaire et ce plan de licenciement aurait trois causes. La première est la concurrence et la baisse des volumes de vente. Ancien membre du Top 5 mondial, ZTE a souffert en 2016 de la pression de Huawei au niveau mondial, mais aussi de Xiaomi, Oppo et Vivo sur son marché domestique. Ses volumes de vente auraient ainsi baissé, selon IDC, de 36,5 % entre 2015 et 2016. Dans une note adressée à ses employés à l’occasion de ses voeux pour 2017, le président de ZTE aurait affirmé que la firme traverse une crise sans précédent depuis sa création il y a 31 ans. Il faut dire que la Chine n’a connu qu’une croissance vertigineuse depuis 10 ans, mais que celle-ci se tasse depuis deux ans.

Sanction internationale

La seconde cause est financière. ZTE aurait été accusé en mars dernier par le gouvernement américain de vendre ses produits à l’Iran, ce que les États-Unis réprouvent (notamment pour les marques qui vendent leurs produits sur son sol). La sanction imposée par Washington d’imposer aux fournisseurs américains de ZTE l’interdiction d’exporter leurs produits quand ils sont vendus à la firme chinoise. Or, Qualcomm, Microsoft et Intel fourniraient un tiers des composants utilisés par ZTE. Heureusement, cette sanction a toujours été reportée. Mais le dernier sursis de la firme chinoise prend fin le 27 février prochain. Une épée de Damocles qui aurait eu en 2016 des conséquences insidieuses au niveau des relations commerciales entre ZTE et ses partenaires.

Dernière cause : les revenus en provenance de la branche infrastructure. Comme Huawei, ZTE compte deux activités : une orientée grand public (les téléphones et objets connectés) et une plutôt b-to-b (éléments de structure pour les opérateurs). Les ventes de cette seconde activité sont en berne, car les opérateurs sont pratiquement tous équipés en 4G et n’achètent pas encore massivement des équipements 5G. ZTE subit donc un creux. Et il intervient au pire des moments.

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