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Facebook partageait ses données avec des fabricants de mobiles

Par Samir Azzemou

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De nouvelles révélations ont éclaté ces derniers jours à propos des relations entretenues entre Facebook et une soixantaine de constructeurs de mobiles. Parmi eux, quatre firmes chinoises dont Huawei, bête noire de l’administration américaine.

Le très sérieux quotidien américain New York Times a publié deux articles ces derniers jours où il révèle l'existence de relations commerciales entre Facebook et une soixantaine de marques de téléphonie mobile. Des « partenariats », comme le réseau social les appelle, qui durent depuis plus de 10 ans et qui impliquent le partage de données des utilisateurs du réseau social dans un sens, comme dans l’autre.  Nous y retrouvons tous les grands noms : Apple, Amazon, BlackBerry, Microsoft, Samsung.

Des partenaires encombrants

Dans cette liste, nous retrouvons aussi quelques marques chinoises. Quatre d’entre elles sont suspectées d’entretenir des relations (trop) étroites avec le gouvernement chinois. TCL (Alcatel), Lenovo, Oppo et… Huawei. Le même Huawei qui est accusé depuis plusieurs mois par les services américains du renseignement d’espionner les États-Unis. Ça tombe plutôt mal. ZTE est cité comme ne faisant pas partie de la liste. Ce qui est une assez bonne nouvelle pour cette firme qui se bat pour lever l’embargo qu’elle subit.

Facebook

Cela tombe d’autant plus mal que, suite à l’affaire Cambridge Analytica, plusieurs enquêtes sont en cours à propos de Facebook sur la collecte, l’usage et la protection des données personnelles des utilisateurs. Un porte-parole officiel aurait déclaré que certains « partenariats », notamment celui avec Huawei, seront revus dans les prochains jours. Mais, naturellement le mal est fait.

Des données pour attirer les mobinautes vers Facebook

Le sujet est ici techniquement de la même nature que celui de Cambridge Analytica : il s’agit de l’accès aux informations personnelles d’utilisateurs et de leurs relations via des applications tierces. Cependant, cet accès était connu de Facebook qui en profitait également pour améliorer ses propres services.

Voici l’explication : en 2007, quand l’iPhone est arrivé, Mark Zuckerberg a tout de suite vu que l’accès à son réseau social se ferait par le biais des mobiles. Il a donc conclu des partenariats avec différentes marques afin de créer des passerelles pour accéder aux services Facebook depuis les différents systèmes d’exploitation : iOS, Android, BlackBerry OS et Windows Phone. Dans ces services, on retrouve le carnet d’adresses, la mise à jour des statuts, etc.

Un accès comme pour les applications tierces

Ces données ont servi à Facebook, mais aussi aux constructeurs. Le niveau d’accès aux informations est globalement identique à celui de l’affaire Cambridge Analytica : croyance religieuse, situation maritale, niveau d’éducation, historique des emplois, etc. La collecte et l’usage des données sont très stricts, selon le porte-parole interrogé par le quotidien. En outre, Facebook affirme que les constructeurs n’ont pas le droit de stocker les informations.

Suite à la publication du premier article du New York Times ce week-end, Apple a tout de suite répondu à l'occasion d'une interview accordée aux médias américains en marge de la WWDC. Il y réfute son implication dans cette affaire. C’est la seule firme à avoir fait un commentaire à ce sujet à l’heure où nous écrivons ces lignes.

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