SFR RED 40 Go = 10

ZTE signe un accord avec les États-Unis

Par Samir Azzemou

Partager

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Viadeo
  • RSS
zte

Il aura fallu presque deux mois à ZTE pour trouver un accord avec le gouvernement américain afin de lever l’interdiction qui pèse sur la firme chinoise. Elle devra cependant se soumettre à quelques obligations.

C’est officiel : ZTE va bientôt pouvoir revenir dans l’écosystème technologique américain, à en croire un article en provenance de l’agence de presse Reuters. La firme chinoise a signé avec l’administration de Donald Trump un accord, certainement validé par celle de Xi Jinping, visant à réengager les relations commerciales entre les entreprises américaines et ZTE. Celle-ci pourra donc à nouveau acheter des produits technologiques d’origine américaine. Cela comprend notamment les chipsets (modems et processeurs) de Qualcomm et, logiquement, l’usage de brevets autour d’Android.

Deux mois sans activité

Cet accord a donc été trouvé moins de deux mois après l’annonce des sanctions contre ZTE. La firme s’est rendue coupable de vente de produits technologiques d’origine américaine à des pays soumis à un embargo. Les deux pays en question sont l’Iran et la Corée du Nord. ZTE, qui avait alors plaidé coupable, avait alors écopé d’une amende assortie d’une obligation de remanier son équipe managériale. Si l’amende avait bien été payée, la recomposition de ses directeurs n’avait pas été effectuée. Ce qui a mené les États-Unis à émettre l’interdiction commerciale à l’encontre de ZTE.

Stand ZTE
Stand ZTE au MWC 2018

Cette fois-ci, ZTE devra à nouveau payer une amende, d’une somme égale à celle qui avait été payée la première fois (1 milliard de dollars). Elle devra bien évidemment réaliser les changements demandés la première fois concernant sa direction opérationnelle. Enfin, une délégation américaine sera nommée pour travailler au sein des équipes du constructeur basées à Shenzhen. Une sorte de tutelle. Naturellement, ZTE n’a pas le choix : Qualcomm est son premier fournisseur technologique, Google produit le système d’exploitation de ces mobiles et la firme est le quatrième meilleur vendeur aux États-Unis.

Levier de négociation

Ce chapitre mouvementé est donc clos, même si la suspicion teinte toujours les propos des porte-paroles de la Maison-Blanche. L’un d’entre eux s’est même exprimé sur Fox News et a averti ZTE : en cas de nouveau manquement, c’est la clé sous la porte. Il indique également que la levée des sanctions est un vœu du président américain qui souhaite alléger les tensions commerciales entre les deux puissances économiques. Il semble même que le sort de ZTE fut au centre de nombreuses discussions entre les deux présidents, Donald Trump ayant joué cette carte pour obtenir de meilleures conditions d’exportation vers la Chine.

Partagez cet article

  • LinkedIn
comments powered by Disqus

Touchez pour ajouter le site à vos favoris ou sur votre écran d’accueil.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins de mesure d’audience, pour vous offrir des fonctionnalités relatives aux médias sociaux ainsi que des publicités ciblées et des services adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus.

Fermer