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Keynote Apple : avec Apple Card, la firme devient (presque) une banque !

Par Samir Azzemou

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C’était l’annonce surprise de la keynote printannière d’Apple : la carte Apple Card. Il s’agit d’une carte de crédit virtuelle émise par la firme. Après Apple Pay, Apple Card est la nouvelle étape de la firme dans les services financiers.

Lors de la keynote d’Apple, qui a eu lieu hier après-midi à Cupertino, la firme a présenté quatre nouveaux services. Les quatre ont un point commun : ils sont tous liés au futur modèle économique de la firme. En effet, à long terme, les analystes financiers estiment que la vente de matériel pèsera de moins en moins lourd dans son chiffre d’affaires. À l’inverse, les contenus, eux, vont continuer de progresser. iTunes. App Store, iBook, Apple Music, Apple Pay : autant d’exemples que la firme vend de plus en plus de services.

L'avenir économique d'Apple est là

Le contenu est donc l’avenir d’Apple. La keynote d’hier soir servait donc à expliquer quelles seront les nouvelles briques de cette stratégie. Trois des services présents hier sont liés aux contenus : Apple TV+ pour les séries et les films, Apple News+ pour l’information et Apple Arcade pour les jeux. Ces trois services seront payants. Au moins deux d’entre eux fonctionneront sur abonnement, comme Apple Music. Quant au troisième, Apple TV+, le modèle économique est encore à découvrir…

Le quatrième service présenté hier s’appelle Apple Card. Il s’agit d’une extension d’Apple Pay. Ce dernier est un moyen de paiement sans contact à partir d’un appareil iOS ou watchOS. La carte de crédit ou de débit utilisée est celle d’une banque classique (comme la BNP, la Caisse d’Épargne, la Banque Populaire ou la Société Générale qui font toutes partie de la liste des partenaires de la firme en France). Vous avez une carte. Vous la virtualisez dans Apple Wallet. Et vous vous en servez comme d’une carte sans contact.

Une carte de crédit virtuelle

Apple Card s’occupe de la partie carte de paiement justement. Il s’agit d’une carte mixte pouvant servir aussi bien en crédit qu’en débit (même si c’est le crédit qui servira davantage à son modèle économique). Développée par Apple, la carte bénéficie du soutien d’une banque et d’un émetteur de cartes. La première est Goldman Sachs, qui s’est récemment ouverte aux services financiers auprès des particuliers. Le second est MasterCard (pour la création du numéro de carte et la sécurisation des paiement).

Apple Card

Même si elle possède un numéro unique, une date limite de validité et un code de sécurité dynamique, Apple Card est virtuelle. Plus encore, Apple Card est une application qui gère l’argent. Elle gère le budget et les dépenses. Elle intègre des tableaux de bord pour le suivi des paiements (avec un classement par catégorie). Et elle offre également un outil très visuel qui permet de comprendre rapidement quel est le montant des intérêts pour toute somme empruntée sur une quelconque durée. Et elle conseille l’usager de payer plus rapidement (en augmentant le montant ou la fréquence des remboursements) pour baisser justement les intérêts (même si Apple perçoit certainement une partie des intérêts).

Elle serait la moins chère des cartes de crédit

Apple Card est gratuite. Elle comprend une option internationale. Elle intègre un système de Cash Back (2 à 3 % des paiements effectués avec la carte sont redonnés au consommateur sous forme de crédit). Elle comprend également une option de dépassement de la somme initiale. Et Apple affirme ne pas imposer de pénalité en cas de retard sur le paiement d’une mensualité. Simplement, les intérêts s’accumulent. Le système est évidemment sécurisé au niveau de l’iPhone (et non sur les serveurs de la firme). Apple explique qu’ainsi elle ne peut accéder aux données de paiement.

Apple Pay était la première marche d’Apple vers les services financiers, un secteur qui génère beaucoup d’argent. Avec Apple Card, la firme de Cupertino fait un pas supplémentaire dans ce domaine. D’autant que contrairement à Apple Pay, Apple Card n’a pas besoin d’être associé à toutes les banques pour fonctionner : une seule dans chaque pays suffit. Reste à savoir si ses atouts seront assez séduisants pour attirer les consommateurs. Le service sera lancé cet été aux États-Unis uniquement. Mais d’autres pays seront certainement couverts progressivement.

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