D’après le leaker Digital Chat Station, Xiaomi expérimente un ventilateur de refroidissement intégré directement dans le châssis de l’appareil, une approche rarement vue en dehors des smartphones gaming spécialisés. Là où la plupart des modèles haut de gamme actuels, y compris le Xiaomi 15 Ultra mais aussi d'autres marques comme Apple, recourent à des chambres à vapeur et des plaques de graphite, le constructeur chercherait ici à mettre en œuvre un refroidissement actif sur un smartphone à priori destiné à un public plus large. Selon ces informations, l’objectif serait de maintenir le processeur à une température optimale lors des jeux intensifs et des tâches gourmandes, afin de limiter les baisses automatiques de fréquence imposées par la gestion thermique.
Toujours selon les fuites, le ventilateur serait logé dans le bloc photo, zone généralement la plus épaisse du téléphone, afin d’exploiter un volume déjà proéminent sans déformer l’esthétique globale. Cette technique rappellerait certains smartphones « gaming » dotés de ventilateurs apparents, mais ici le design resterait plus discret, Xiaomi privilégiant, d’après ces rumeurs, une allure proche de la gamme Redmi K actuelle plutôt qu’un look agressif typé jeu vidéo. Face à des concurrents comme RedMagic, qui recourent déjà à des systèmes de refroidissement actif sur des terminaux dédiés au gaming, ce qui serait le futur Redmi K90 Ultra chercherait à rapprocher ce type de solution du marché grand public.
Sur le plan des performances, plusieurs sources évoquent l’adoption d’un SoC MediaTek Dimensity 9500, présenté comme un modèle très haut de gamme destiné aux smartphones puissants de 2026. Couplé à un écran 1.5K et à une fréquence de rafraîchissement décrite comme très élevée, l’ensemble viserait un usage intensif, aussi bien pour le jeu que pour les applications d’IA et le multimédia avancé.

IP68 et conception : un équilibre délicat
L’un des éléments les plus commentés de ces rumeurs concerne la résistance à l’eau et à la poussière. Le site XiaomiTime affirme que ce futur Redmi viserait une certification IP68, malgré la présence d’un système de ventilation mécanique, ce qui serait une première pour un smartphone doté d’un ventilateur intégré. En effet, les orifices nécessaires à la circulation d’air compliquent voire rendent impossible l’étanchéité.
Selon ces fuites, les ingénieurs de Redmi travailleraient sur des conduits internes hermétiques ou sur des membranes spécialisées permettant de faire circuler l’air tout en isolant les composants critiques de l’eau et de la poussière.
Ce choix aurait également des conséquences possibles sur le format du smartphone. Ainsi, certaines sources évoquent un impact non négociable sur l’épaisseur et le poids, le ventilateur et les conduits supplémentaires occupant un espace difficilement compressible dans un boîtier déjà dense.
Face aux références haut de gamme du marché, souvent critiquées pour leur embonpoint, ce futur Redmi K90 Ultra devra donc trouver un compromis entre performances thermiques, autonomie et ergonomie, sans s’éloigner de manière excessive des standards actuels.
Une énorme batterie pour l'autonomie
Pour alimenter ce système et répondre aux besoins du SoC Dimensity 9500, les rumeurs évoquent une batterie dépassant les 8000 mAh, un seuil rare sur un smartphone grand public. Selon les informations relayées, Xiaomi aurait recours à des batteries à haute densité énergétique, notamment des cellules silicium-carbone, pour limiter l’encombrement tout en offrant une autonomie capable d’encaisser le fonctionnement du ventilateur et l’affichage à haute fréquence. Une telle capacité placerait le futur Redmi K90 Ultra parmi les appareils les plus endurants de sa catégorie, en particulier face aux modèles gaming qui se situent souvent en dessous de ce niveau.
Ce smartphone serait lancé en premier lieu sur le marché chinois avant de donner naissance à un équivalent POCO en Europe, comme ce fut le cas pour plusieurs générations de Redmi K transformés en Poco F ou Poco X haut de gamme.
Les rumeurs évoquent une arrivée sur le marché chinois au cours de l’année 2026, sans calendrier confirmé pour l’international.