image de couverture lesmobiles

Test : Sony Xperia J

Par La Rédac LesMobiles - 14 décembre 2012 à 0:0
Avis LesMobiles.com
Inonder le marché de modèles, est-ce une solution pour percer ? Après les Xperia U, P, miro, tipo et Sola, Sony revient avec le Xperia J, un énième modèle à cheval entre l'entrée et le milieu de gamme. Voyons ce qu'il cache sous sa coque.
Difficile de passer à côté de Sony en 2012. Janvier, le constructeur annonce sa rupture avec Ericsson et affirme qu’il proposera une gamme claire et réduite, mise à niveau tous les ans. On parle alors de la génération « NXT » qui regroupe les smartphones S, U et P. Ces belles promesses n’auront pas duré et Sony a tôt fait de sortir pléthore de modèles, quelque fois dans le haut de gamme, mais le plus souvent dans l’entrée ou le milieu de gamme. Si même nous sommes embrouillés par cette surcharge d’appareils, nous n’osons pas imaginer ce que cela doit être pour le consommateur. Mais soit, voilà le Xperia J.

Regardons rapidement où le smartphone se place sur le marché. En tapant son petit nom dans un moteur de recherche pour se mettre à la place de quelqu’un souhaitant l’acheter, nous ne le voyons pas souvent nu. Orange, Virgin Mobile ou encore Sosh le proposent entre 1 et 59 € à la commande, avec des forfaits. On voit déjà des offres de remboursement de 30 €. Nu, le smartphone peut être trouvé à 230 € à peu près alors que son prix public conseillé était de 249 €. Si nous ne regardons que le prix, nous sommes donc entre l’entrée et le milieu de gamme, et comme souvent chez Sony, la frontière est plutôt difficile à discerner.

Sony Xperia J : packaging



Côté technique en revanche, tout est cohérent : nous sommes bien sur un modèle qui n’entend pas rivaliser avec les étalons des autres constructeurs. On retrouve un petit smartphone de 124 x 61 x 9,2 mm équipé d’un écran de 4 pouces pour un poids tout sec de 124 grammes. Sur un tel modèle, on se serait attendu à un écran assez mauvais, mais Sony a équipé la bête d’une dalle de 450 x 854 pixels, ce qui lui offre un taux de pixels par pouce de 245.

Dans ses entrailles se cache un très vieux processeur, le Snapdragon S1, un simple cœur Cortex A5 cadencé à 1 GHz. Il est épaulé d’un processeur graphique Adreno 200 et de seulement 512 Mo de RAM. La mémoire de stockage, elle, ne dépasse pas les 4 Go mais peut s’augmenter grâce au port microSD. Notez qu’il n’y a pas de détecteur de lumière sur la face avant. Côté appareil photo, le Xperia J est équipé d’un capteur de 5 mégapixels capable d’enregistrer des vidéos en 640 x 480 pixels (VGA) et d’une webcam de 0,3 mégapixel à l’avant. Par rapport au Xperia U, sorti en début d’année, on a donc une sorte d’alter ego étrange, comme si Sony avait fait de ce J le miroir du Xperia U, transformant ses forces en faiblesses et vice-versa. Le Xperia U n’avait pas de port SD, mais un processeur double cœur, un écran de seulement 3,5 pouces, mais un capteur de lumière, une batterie plus petite que celle du Xperia J, mais un appareil photo capable de prendre des vidéos en HD 720p etc.

Contenu de la boîte

Net recul sur la boîte par rapport à ce que Sony avait proposé pour sa gamme NXT ou quelques smartphones suivants : l’optimisation de l’espace ? C’est surfait ! Tenez, voilà plutôt ce gros cube de carton vide. Mais alors, que contient-il ?

• Un Xperia J
• Un kit mains libres stéréo filaire
• Un câble microUSB
• Un chargeur secteur
• Le manuel de démarrage rapide et quelques papiers sur la garantie

Classique, très classique, à part la taille démesurée de la boîte, pas de surprise.

Sony Xperia J : contenu de la boîte






Design

Le Xperia J est un smartphone Sony : cela se voit au premier coup d’œil. Grosso-modo, c’est un Xperia T dans des matériaux un peu moins nobles. On retrouve exactement les mêmes lignes rectangulaires et à peu près les mêmes courbes au dos. Le Xperia T était proposé en noir ou en blanc en France, le Xperia J sera, lui, proposé en rose, champagne, noir ou blanc. Le modèle que nous avons reçu à la rédaction est le dernier : il faudra apprécier les smartphones à deux couleurs, Sony ne changeant pas la face avant, seulement la coque en plastique à l’arrière.

Les ressemblances avec le grand frère s’arrêtent là. Déjà, il faut noter que le Xperia J est un smartphone à boutons physiques. Les commandes en façade - retour, accueil et menu - ne sont pas directement incrustées dans l’écran comme Google recommande de le faire depuis Android 4.0. On a donc bien des boutons tactiles sur la coque même du smartphone – certains y trouveront un avantage indéniable. Ensuite, notons avec plaisir que Sony n’a pas réitéré le placement injustifiable des boutons comme sur le Xperia T, tout est cette fois très classique.

Sony Xperia J : vue de face


Sony Xperia J : vue de côté



On perd en revanche le déclencheur pour l’appareil photo, mais comme nous le verrons un peu plus loin, le Xperia J ne brille de toute façon pas par cet aspect. Sur la gauche, on retrouve le port micro-USB qui servira à la charge et à la connexion au PC. Pourquoi pas en bas ? Eh bien cette fois, il y a une raison. Voilà peut-être l’élément de design qui vous fera apprécier ce petit smartphone : en bas du Xperia J se trouve une grosse diode de notification qui pourra changer de couleur selon le thème appliqué au smartphone. C’est plutôt réussi et pour le coup, on ne peut pas la manquer, vu qu’elle éclaire un tiers de l’arrête.

Sur le haut du smartphone, vous aurez bien entendu la webcam, l’appareil photo au dos et le mini-jack sur la tranche. Ici, la coque ne se ferme pas complètement, ce qui donne un petit côté très mal fini à cette partie de l’appareil… dommage, le reste était pourtant concluant pour un entrée de gamme. Comme nous l’avons dit en introduction, même s’il y a un capteur de proximité qui éteindra l’écran en communication, vous ne trouverez pas de capteur de luminosité. On se souvient que cette fonction était très mal gérée par le Xperia T, du coup… tant mieux ?

Sony Xperia J : tranche inférieure


Sony Xperia J : tranche supérieure


Sony Xperia J : côté gauche


Sony Xperia J : côté droit



Finalement, notez qu’il faudra enlever la coque pour accéder aux emplacements SIM et microSD. La partie amovible n’est d’ailleurs pas moche du tout, plutôt mâte, mais elle semble se salir très vite : une trace noire est déjà apparue sur le bas de notre modèle, à l’endroit où la coque est en contact avec une surface. Peut-être est-il judicieux de préférer le modèle noir.

Sony Xperia J : dos






Prise en main et ergonomie

On le répète souvent dans les nouvelles en ce moment : sur Android, plus ça va, plus le haut de gamme rime avec grande taille. Pour avoir des smartphones aux diagonales d’écran adaptées à une utilisation à une main, il faut désormais aller voir dans l’entrée ou le milieu de gamme. C’est bien dommage, puisque cela implique de gros compromis au niveau de la puissance des engins, mais ainsi sont faites les lois du marché. Concernant le Xperia J, vous vous en doutez, la prise en main est bonne. Vous pourrez sans mal accéder à tout l’écran avec le pouce et vous ne serez que rarement tentés de l’utiliser en mode paysage.

Sony Xperia J : prise en main



Les finitions en pur plastique ne sont pas là pour faire plaisir à nos sens. On regrette la gomme que le Xperia U, par exemple, avait hérité du Xperia S. Là, le Xperia J reçoit le même traitement plastique que le Xperia T, et nous aurions du mal à lui trouver quoi que ce soit de plaisant. Comme nous l’avons déjà remarqué, certaines finitions laissent à désirer, notamment du côté de la prise jack. Cela dit, pouvait-on attendre mieux d’un entrée de gamme ? Peut-être pas.

Cela se remarquait au premier coup d’œil et se confirme parfaitement à l’usage : non, les boutons du Xperia J n’ont pas été placés de manière complètement absurde comme sur le Xperia T. Le bouton d’allumage est pile sous le pouce, le volume tombe bien également. On se demande bien ce qui a pu passer par la tête des designers de Sony quand ils ont imaginé qu’un autre placement de ces boutons pouvait être intelligent. Cette fois, pas de risque, pas d’invention, pas de surprise : tant mieux !

Sony Xperia J : touches






L’écran

Entre le Xperia J et le Xperia U, votre cœur balance ? Si l’on parle simplement écran, on ne pourra pas trop vous aider : l’un et l’autre ont des avantages et des inconvénients. Le Xperia U était un smartphone compact à l’écran de 3,5 pouces, d’une résolution de 480 x 854 pixels, ce qui amenait un taux de pixels par pouce de 280. Prenez la même résolution, appliquez-là à un écran de 4 pouces et vous aurez le Xperia J et ses 245 pixels par pouce. En théorie, nous aurions donc d’un côté un smartphone mieux défini, avec des polices plus fines qui rendraient la lecture plus agréable et de l’autre, un smartphone plus grand à l’écran moins net. En pratique, la différence n’est pas vraiment palpable et l’augmentation de la taille de l’écran est presque préférable : cela reste toujours plus pratique pour regarder des images, écrire des SMS, ou surfer sur le web.

Sony Xperia J : écran



Côté colorimétrie, nous sommes agréablement surpris par ce modèle entrée de gamme : les tons ne sont pas saturés, il n’y a pas d’effet de « voile » qui pourrait rendre l’affichage un poil délavé et les contrastes sont bons. Comme sur la plupart des écrans Sony, les noirs sont bien noirs. En revanche, on ne retrouve pas cette fois la technologie White Magic pour les blancs éclatants ou le fameux « Bravia Engine », hérité des téléviseurs. D’ailleurs, rien n’est automatisé au niveau de l’éclairage : il n’y a même pas de capteur de luminosité, composant devenu un standard depuis maintenant quelques années sur les smartphones. Vu comme il était géré de manière catastrophique sur le Xperia T, ce n’est peut-être pas plus mal, mais reculer n’est jamais une solution dans le monde des technologies.

Sony Xperia J : écran



Il est de plus en plus rare aujourd’hui de trouver un smartphone dont la dalle tactile capacitive nous déçoit vraiment. L’ère du doigt qui accroche sur l’écran est finie et tant mieux. Le Xperia J ne déroge pas à la règle : nous n’avons jamais pesté contre la technologie en elle-même. Cela ne veut absolument pas dire pour autant que tout est fluide, comme nous allons le voir dans les parties qui suivent.




Système d’exploitation (OS) + Interface utilisateur

Pour le dire vite, Sony sur Android, c’est peut-être l’interface la plus épurée hors Nexus. Si les smartphones de Google ne vous disent rien ou que vous visez l’entrée de gamme, ce sera vers eux qu’il faudra vous tourner si vous appréciez le minimalisme. Vous retrouverez bien entendu l’interface composée de plusieurs bureaux, les applications Google ou encore, les widgets. Sony a ajouté quelques-unes de ces applications dynamiques à coller sur vos bureaux : on relève notamment le fameux TimeScape, agrégateur de flux qui vous permettra de retrouver vos réseaux sociaux et vos SMS au même endroit.

Sony Xperia J : homescreen Sony Xperia J : menu principal



Le centre de notifications se trouve dans la barre supérieure qu’il s’agit à chaque fois de tirer vers le bas pour voir en un clin d’œil tout ce qui s’est passé sur votre appareil. C’est ici aussi que vous accèderez rapidement à la configuration, mais Sony a préféré déporter les boutons d’accès rapides à certaines fonctions du côté des widgets. Notez quelque chose d’assez intéressant : la diode qui se trouve sous le bouton « Accueil » s’éclairera quand vous recevrez un mail ou un SMS. Impossible de les manquer, et l’effet est plutôt joli. D’ailleurs, Sony a repris l’idée de ses précédents smartphones : changez la couleur du thème dans les paramètres et la diode s’éclairera aussi différemment.

Sony Xperia J : personnalisation Sony Xperia J horloge


Sony Xperia J : widget Sony Xperia J : notifications



Les changements dans l’interface elle-même sont subtiles : l’organisation des applications n’est pas la même que sur Android nu et les paramètres s’affichent différemment. Cela dit, dans l’ensemble, on ne peut pas être dépaysé par rapport à Android sur un smartphone Sony – ce qui signifie également qu’il n’y a pas vraiment d’innovation logicielle. Vous trouverez bien entendu des applications en plus, mais elles sont très peu nombreuses. On remarque par exemple TrackID, une sorte de SoundHound vous permettant de faire écouter un morceau à votre smartphone pour qu’il trouve le titre. « Musiques et Vidéos » vous permettra de partager vos lectures multimédia sur Facebook et de retrouver celles de vos contacts. OfficeSuite s’occupera d’ouvrir vos .doc, mais n’espérez pas les éditer de manière confortable : il sera bien suffisant pour la lecture.

Sony Xperia J : TrackID Sony Xperia J : Update Center



Sony a également intégré à son logiciel une application nommée « Gestionnaire LiveWare » qui vous permettra de lancer automatiquement des applications lors de la connexion d’accessoires. Par exemple, vous pouvez dire au smartphone d’afficher l’horloge quand vous le branchez au chargeur ou mieux, de lancer le lecteur MP3 quand vous branchez vos écouteurs. Si l’on reste dans les adaptations internes au système, on note aussi un économiseur d’énergie bien pensé et plutôt complet. Vous pourrez activer des profils selon votre utilisation du smartphone, que vous souhaitiez en profiter le plus confortablement ou le plus longtemps. Il se chargera dans le dernier cas, par exemple, de baisser la luminosité et de désactiver les fonctions énergivores, comme le GPS.

Sony Xperia J : tri des applications Sony Xperia J : économie d'énergie


Sony Xperia J : agenda Sony Xperia J : gestionnaire LiveWare



Par rapport aux smartphones haut de gamme de Sony, la suite est donc pas mal amputée et on ne retrouve rien qui puisse nous faire écrire « achetez ce smartphone car telle ou telle application est un must-have ». Le constructeur fait le strict minimum pour ajouter un peu de contenu au premier allumage de ses smartphones tout en étant contraint par le matériel pas folichon. La présence de vieux services jamais mis au goût du jour comme « Play Now » est révélatrice de cette inertie chez Sony. Il vous faudra sûrement faire plus d’un tour sur le Play Store pour compléter les fonctionnalités de base de votre smartphone, en gardant bien en tête que les applications lourdes auront du mal à tourner sur cette configuration peu musclée.




OS : Réactivité de système d’exploitation et de l’interface utilisateur

Soyons bien clairs : on ne peut pas dire que le Xperia J soit un smartphone réactif. Que voulez-vous, Sony a décidé de propulser son engin avec un processeur simple cœur que l’on voit rarement aujourd’hui, même en entrée de gamme : il ne fait pas de miracle. Cela dit, en plus de ne pas retrouver la fluidité d’un Xperia U, au hasard, cet Xperia J est même moins véloce que les smartphones Sony de 2011. Et ça, vu le prix auquel on peut aujourd’hui trouver un Xperia Arc de l’année dernière, c’est vraiment dommage.

Comment cela se traduit-il dans un usage quotidien ? D’abord, bien entendu, vous aurez une belle dose d’accrochages et autres lags dans les bureaux et dans la navigation en général. Qu’on se le dise : ce n’est pas lent, ce n’est simplement pas fluide du tout. Pour vous donner une idée, nous avons l’impression que les animations de transition, par exemple, ne s’affichent pas à la bonne vitesse. Du coup, on va vite d’un écran à l’autre, mais la transition est ratée, ce qui donne une impression de lenteur désagréable.

Là où cela devient plus gênant en revanche, c’est dans les applications elles-mêmes. Prenez l’application SMS, si vous tapez assez vite sur le clavier, il aura tendance à ne pas suivre votre frappe, à bloquer et à finir par écrire tout ce que vous avez tapé dans l’intervalle tout seul. Lancer l’appareil photo ? Oh, il faudra trois secondes pour que l’application réagisse. Très perturbant, mais cela a un petit côté nostalgique pas désagréable… on retrouve les défauts du HTC Magic de 2009.

Sony Xperia J : brouillon SMS Sony Xperia J : clavier message



Plus dérangeant encore, la navigation web. Sony et les autres constructeurs nous ont habitués à des engins qui nous permettent de parcourir les sites internet sans trop de problème depuis un ou deux ans maintenant. Nous avons pris notre chronomètre magique et, connecté en Wi-Fi, il aura fallu 8 à 10 secondes au Xperia J pour ouvrir une page simple. Un smartphone lambda, Xperia U ou Galaxy S3 mini, ouvrent une page en 2 à 4 secondes. Mine de rien, l’écart est énorme et la navigation devient pénible. Tant pis…

Sony Xperia J : navigateur Web Sony Xperia J : navigateur Web






Capture photo et vidéo

Qui dit smartphone entrée de gamme dit capteur photo peu performant. Il y a parfois de bonnes surprises, mais généralement, on ne s’attend pas à des chefs d’œuvre. Le Xperia J ne fait pas exception à la règle, malheureusement.

Sony Xperia J : capteur photo



Les clichés sont fades : faibles contrastes, couleurs aléatoires, saturation dès que la lumière est trop forte, bref, cela ne fera pas de vous le Robert Doisneau des smartphones. Si vous ne faites qu’envoyer des clichés par MMS, vous pourriez vous en satisfaire. Les photos prises ne font pas plus de 800 Ko, il n’y aura donc pas beaucoup à compresser.

Sony Xperia J : application appareil photo


Sony Xperia J : appareil photo


Sony Xperia J : appareil photo


Photos prises depuis le Sony Xperia J [cliquez pour agrandir]



Côté vidéo, cela ne sera pas plus efficace. L’appareil prendra des films en 640 x 480 pixels, une résolution à faire frémir tous les écrans 24 pouces et plus du monde. Ces vidéos en timbre-poste passeront bien sur l’écran du smartphone… et c’est à peu près tout. Notez que le Xperia U, sorti début 2012, pouvait, lui, prendre des vidéos en HD 720p très honorables. Comme nous l’avons déjà écrit, difficile de voir une progression claire entre les deux modèles…




Lecture multimédia (photos/vidéos/son)

Abordons cette partie multimédia par un détail qui fâche d’emblée. 4 Go de stockage interne, c’est peu, mais on se dit que bon, ce n’est pas trop grave, ça devrait passer pour mettre toutes les applications possibles et imaginables. Seulement voilà, en branchant le smartphone à un ordinateur, on s’aperçoit que seulement 2 Go sont disponibles pour l’utilisateur. Là, ça commence à être un peu désolant. Pour peu que vous vouliez mettre quelques fichiers musicaux sur votre engin, vous arriverez très rapidement à la limite. Il faudra donc investir dans une carte mémoire au plus vite… rappelons au hasard qu’il y a quelques années encore, au début d’Android, les constructeurs n’hésitaient pas à la fournir. Il n’y a pas de petites économies, comme on dit, mais sur cet Xperia J particulièrement, cela aurait été bienvenu.

Sony Xperia J : mémoire de stockage


Sony Xperia J : interface PC



Est-ce que vous vous souvenez de notre test du Xperia T ? Nous vous disions qu’aucun format classique ne passait sur le smartphone, Sony n’ayant pas ajouté les codecs nécessaires. Eh bien si l’on considère que le Xperia J est un smartphone du même constructeur et d’une gamme inférieure… on se doute que le constat est similaire. Encore une fois, le lecteur par défaut est vraiment très joli, bien animé et très soigné. Mais voilà, il ne lit pas grand-chose : c’est donc beaucoup de développement pour un résultat assez médiocre. Pour espérer lire une vidéo sur l’Xperia J, il faudra donc la convertir au préalable en .mp4 et ne pas espérer décoder du 1080p.

Sony Xperia J : menu vidéo Sony Xperia J : menu vidéo


Sony Xperia J : menu vidéo Sony Xperia J : vidéos amis



La lecture musicale a reçu le badge « Walkman », que Sony colle sur ses smartphones pour réveiller nos pulsions nostalgiques. En pratique, on a là un bon lecteur musical, bien ficelé et bien terminé qui vous permettra de lire votre audiothèque MP3 sans le moindre souci. Pour le coup, si vous commencez à utiliser votre smartphone comme baladeur, il faudra clairement investir dans une carte microSD : 2 Go, c’est loin de la norme actuelle. Bonus plaisant : comme sur l’Xperia T, Sony vous permet d’enrichir votre bibliothèque avec son catalogue Music Unlimited. Vous pourrez également via ce menu contextuel accéder à des tas d’informations et à du contenu supplémentaire relatif aux artistes : clips sur Youtube, version karaoké ou encore, biographie de l’artiste sur Wikipédia. Intelligent.

Sony Xperia J : lecteur MP3 Sony Xperia J : menu Ma Musique


Sony Xperia J : Test Musique Sony Xperia J : Musique


Les applications système changent de couleur selon le thème sélectionné



Repensée entièrement par Sony, la galerie est désormais connectée et géolocalisée. Prenez un cliché, ajoutez-le sur le globe et hop, vous pourrez le retrouver en un clin d’œil sur une belle sphère terrestre en 3D façon Google Earth. Les photos, elles, seront rangées dans un grand vrac qui mettra en valeur les derniers clichés saisis. Un menu vous permettra de les partager en un nombre restreint de mouvement. Côté stockage ou partage en ligne, toujours pas de Dropbox nativement. Vous pourrez toujours l’installer, mais le constructeur a choisi du propriétaire : comme nous vous le disions à propos du Xperia T, PlayMemories Online n’a rien à voir avec un service Google, même s’il commence par « Play ». Vous pourrez le télécharger sur votre smartphone Xperia directement depuis le Play Store et l’activer sur l’engin après avoir créé un compte sur le site. Ensuite, tout se passera dans l’application comme sur un service de cloud traditionnel : vous pourrez uploader des fichiers et les retrouver un peu partout pour peu que vous ayez une connexion internet. Tout cela est bien fichu et on espère que la société n’abandonnera pas cette idée dans un futur proche, ce qui pourrait poser problème pour la pérennité des données.

Sony Xperia J album Sony Xperia J album 2



L’offre de jeux vidéo tactile n’est certainement pas ce pourquoi vous achèteriez un entrée de gamme avec l’un des processeurs les moins puissants du marché actuel. Conscient de cela, Sony n’a pas intégré les raccourcis vers les magasins EA ou Gameloft sur ce modèle : il faudra donc se limiter aux petits jeux pour passer le temps dans les transports. Angry Birds et autres Scramble et Scrabble tourneront sans problème, mais n’attendez pas grand-chose de plus de cet Xperia J.




Conclusion

Cet Xperia J fait partie de la gamme étendue de Sony, ces smartphones que l’on citait en introduction et qui semblent là plus pour inonder le marché que pour proposer de véritables nouveautés aux clients. Pour faire ce modèle, prenez un Xperia U, collez-lui un écran plus grand, enlevez-lui les finitions qualitatives et divisez sa puissance par deux et vous aurez le smartphone. Les plus optimistes auront noté l’écran plus grand, les autres auront vu que le cocktail n’est pas du tout homogène.

Somme toute, cet appareil n’est pas catastrophique, mais est-il vraiment « smart » ? Disons que ses faiblesses techniques vous priveront de beaucoup d’applications et que les accrochages dans les menus, que l’on ne retrouvait pas sur le Xperia U, feront hérisser plus d’un poil. C’est typiquement un engin que vous ne pourrez pas utiliser avec plaisir si vous avez déjà eu mieux : la cible est alors claire, la bête ne concerne à peu près que les clients qui pourraient le trouver à 1 € en renouvellement d’un forfait. Avec tous ces défauts, de la lenteur sur Internet aux saccades lors de la frappe sur le clavier virtuel, il ne faut pas envisager cet appareil si l’on est un gros utilisateur de smartphone.

Sony Xperia J : prise en main



Si vous êtes tombés sur ce test parce que votre cœur balance entre le Xperia J et le Xperia U, sachez que nous préférons le dernier cité, plus équilibré au niveau de la technique. Si la taille de l’écran n’est pas votre critère d’achat principal, nous ne saurions que trop vous recommander de vous tourner vers cet engin qui est loin d’être démodé au vu de ce que propose Sony aujourd’hui. Et pourquoi pas vers un Arc S de l’an passé, plus très cher non plus et déjà bien mieux… quand on vous dit que le marché est inondé !



Note : 57/100

Les plus :
• Une interface sobre, proche d’Android nu
• Le lecteur MP3, joli et ergonomique
• La diode sous l’écran, un bel ajout au design
• La galerie et les fonctions de partage associées à la photographie
• Un écran correct niveau colorimétrie, même si sa définition laisse à désirer

Les moins :
• Les ralentissements de l’interface
• Les matériaux salissants et certaines finitions qui laissent à désirer
• La lenteur de certaines applications, limitées par le processeur
• Un hardware incohérent par rapport au Xperia U, sorti en début d’année
• L’absence de capteur de luminosité
• Les 2 Go de stockage pour l’utilisateur : c’est trop peu
• La navigation internet vraiment lente
• L’amère impression que Sony écoule tous les projets « Sony Ericsson » sans réfléchir avant de passer à autre chose plus tard dans l’année

Test réalisé par Julien Cadot
Date de publication : 14/12/2012.

Avis des internautes

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à réagir !

Les guides et comparatifs
image Guide trois smartphones xiaomi populaires
image dernieres nouveautes