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Test : Sony Xperia S

Par La Rédac LesMobiles - 30 mars 2012 à 0:0
Avis LesMobiles.com
Entre son écran HD, son processeur double cœur, son capteur photo de 12 mégapixels, et son logo, le Xperia S est décidément le smartphone des grandes premières chez Sony. Mais voyons si toutes ces primeurs en font au final un mobile qui mérite de se retrouver dans votre poche.
Au-delà de toute considération technique, il y a des mobiles qui marquent l’histoire d’un constructeur par leur seule existence. Le Xperia S que nous testons ici est incontestablement de ceux-là. Ce smartphone est en effet le tout premier téléphone portable à arborer le seul logo de la marque Sony depuis plus de dix ans. Le constructeur japonais a en effet racheté fin 2011 les parts du Suédois Ericsson dans leur coentreprise Sony Ericsson fondée en 2001. Le Xperia S est donc le premier mobile à voir le jour depuis que ce rachat est effectif. Mieux, le concept de smartphones n’existant même pas en 2001, ce Xperia S est bien le tout premier smartphone de Sony.

Toutefois, le cycle de conception d’un tel appareil s’étalant sur une période allant de douze à dix-huit mois, il ne faut pas se leurrer, le premier-né de Sony porte encore en lui les gênes de la coentreprise aujourd’hui dissoute. Il faudra donc encore attendre quelques mois avant de voir le premier smartphone 100% Sony s’offrir à nous. Mais cela n’handicape en aucun cas cet Xperia S, ses prédécesseurs récents de la gamme 2011 de Sony Ericsson étant de très bons produits.

Sony Xperia S : prise en main



Celui qui nous intéresse ici poursuit donc sur la même lignée. À savoir celle d’un smartphone Android à la fiche technique presque au top. Pourquoi « presque » ? Tout simplement parce que Sony refuse de suivre la course à l’armement dans laquelle se sont lancés les autres constructeurs. En 2011, alors que tous ses concurrents ne juraient que par les chipsets double cœur, Sony s’était contenté de rester sur des modèles monocoeur, même pour son haut de gamme de l’époque, le Xperia Arc S. Cette année encore, le constructeur ne rentre pas dans la course aux chipsets quadruple cœur comme HTC, LG, Huawei, ZTE et probablement Samsung. Non, pour son Xperia S, qui est LE smartphone haut de gamme de Sony pour les mois à venir, le Japonais a opté pour une plateforme double cœur Qualcomm MSM8260 Scorpion cadencé à 1,5 GHz. Elle est flanquée d’une puce graphique (GPU) Adreno 220 et de 1 Go de mémoire vive (RAM). Une configuration qui est loin de démériter comme nous le verrons plus loin dans le test.

Sony Xperia S : packaging



L’écran progresse aussi sensiblement puisqu’il s’agit d’un afficheur tactile capacitif de 4,3 pouces, doté d’une résolution HD de 1280 x 720 pixels. Là encore, il s’agit d’une première chez Sony. Toutefois, aussi impressionnant qu’il soit, le capteur photo de 12 mégapixels n’est pas une nouveauté dans les gammes du constructeur puisque le Sony Ericsson Satio en proposait déjà un en 2010. Mais ce smartphone tournant sous Symbian, il a connu une carrière assez confidentielle. En revanche, du côté des Android, le Xperia S est bien le premier à disposer d’un tel capteur en France. Il permet également de filmer en Full HD, c’est-à-dire dans une résolution de 1920 x 1080 pixels. Quant à la caméra frontale de 1,3 mégapixels, elle offre la possibilité de prendre des vidéos dans une étonnante résolution HD 720p (1280 x 720 pixels).

Pour le reste, ce mobile de 128 x 64 x 10,6 mm pour 144 grammes sur la balance se révèle compatible avec tous les réseaux et toutes les connectivités du moment : 3G+ (HSDPA, 14,4 Mbps; HSUPA, 5,8 Mbps), Wi-Fi 802.11 b/g/n, Wi-Fi Direct, DLNA, Wi-Fi hotspot, Bluetooth 2.1 (AD2P, EDR), GPS (A-GPS) et même NFC). Il propose aussi des ports microUSB et microHDMI.

L’ensemble du système tourne sous Android 2.3 Gingerbread auquel le constructeur a ajouté sa propre interface utilisateur. Sony a toutefois promis une mise à jour sous Android 4.0 Ice Cream Sandwich d’ici l’été prochain.

Contenu du Pack

Le pack dans lequel est fourni ce smartphone comporte le minimum de base, à savoir:

• Une batterie 1750 mAh
• Un kit mains libres stéréo filaire
• Un câble microUSB
• Un cable HDMI
• Une protection pour l'écran
• Un chargeur secteur
• Le manuel de démarrage rapide

Il n’y a pas de carte mémoire incluse, et pour cause, le smartphone ne dispose tout simplement pas d’emplacement microSD. Mais sa généreuse mémoire interne de 32 Go compense largement.

Sony Xperia S : contenu du pack






Design

Même s’il a connu des hauts et des bas depuis son arrivée dans la téléphonie mobile, Sony a toujours mis un point d’honneur à proposer des appareils aux designs qui lui étaient propres. En cette époque où beaucoup de smartphones partagent des looks assez similaires, il est plaisant de constater qu’un constructeur essaie encore et toujours de se démarquer. Même si l’écran occupe comme toujours avec les mobiles tactiles la majeure partie de la face avant, Sony ne s’abrite pas derrière cette excuse. De fait, même si son Xperia S n’est pas le smartphone au design le plus innovant qui soit, il dispose de suffisamment d’éléments différenciants pour dégager sa propre personnalité.

Le dessin général est assez élégant, avec des angles nets et des bordures peu arrondies. Le mobile est plus long que la moyenne puisque sous l’écran de 4,3 pouces, on trouve la zone qui accueille les touches sensitives, la barre transparente sur laquelle nous reviendrons plus loin et la partie basse de la coque.

Sony Xperia S : design



Le smartphone est entièrement constitué de plastique, comme ses devanciers de la gamme 2011 chez le même constructeur. Ces derniers ne souffraient déjà pas de ce point. Et Sony a fait encore mieux pour cet Xperia S. Le plastique utilisé est en effet d’excellente qualité. Il est dense et semble promettre une belle solidité à l’appareil sur le long terme. Le tout est très bien assemblé et aucun jeu ne vient se faire sentir. On ne parle pas ici de conception unibody puisque les jointures sont apparentes sur la face arrière, mais cela ne change pas grand chose à l’affaire tant le Xperia S offre une belle sensation en main.

Sony Xperia S : vu de dos



Son poids de 144 grammes n’est sans doute pas étranger à l’affaire puisqu’il participe lui aussi à l’impression générale de solidité. Le smartphone a beau être en plastique, il ne donne à aucun moment le sentiment d’être « cheap ». Sony ne s’est pas engagé dans la même course à la finesse que ses concurrents. Alors que ces derniers s’évertuent à ne pas dépasser la barre symbolique des 10 mm pour leurs modèles phare, le Xperia S affiche un tour de taille de 10,6 mm. Toutefois, la différence n’est pas vraiment perceptible au quotidien. Surtout que la mensuration en question est celle du point le plus épais du smartphone. Mais il profite de bords effilés, ce qui fait que l’épaisseur est un peu moindre vers les bords. Au final, c’est un faux débat car l’appareil n’est ni plus ni moins encombrant que les autres mobiles dotés d’un grand écran. Et il ne gêne pas une fois qu’il est dans une poche de pantalon, ou à fortiori dans un sac.

Sony Xperia S : tranche gauche



Finissons ce tour d’horizon du design de l’appareil avec le point qui le démarque et lui donne véritablement son identité : la barre transparente qui traverse l’appareil de part en part. Elle est jolie et apporte une touche de fraicheur à l’ensemble. Mais surtout, elle n’a pas qu’une vocation esthétique. En la regardant de (très) près, on s’aperçoit qu’elle renferme un fin filet grillagé. Il s’agit en fait de l’antenne qui passe également par là. De plus, cette barre transparente est également éclairée, faisant ainsi office de zone de notification. Lorsque vous recevez un appel par exemple, elle se met à clignoter de tous ses feux. Enfin, elle indique aussi la fonction des boutons sensitifs qui se trouvent juste au-dessus. Notez que deux autres modèles du cru 2012 du constructeur disposent quasiment du même design que cet Xperia S, bande transparente comprise. Il s’agit des Xperia P et Xperia U. La seule différence vraiment notable entre tous ces modèles d’un point de vue esthétique est leur taille qui varie.

Sony Xperia S : tranche inférieure (vue de face)



Sony Xperia S : tranche inférieure (vue de dos)



Pour en revenir à celui qui nous intéresse ici, le Xperia S, sachez que ses flancs sont assez épurés, proposant des connecteurs mini-jack 3.5 mm, microHDMI, microUSB et des boutons pour le réglage du volume, l’activation/mise en veille du smartphone et le déclenchement de la fonction photo.

Le cache batterie s’enlève et se remet assez facilement. Notez que le Xperia S emboîte le pas des iPhone 4/4S, Motorola Razr et autres Nokia Lumia en disposant à son tour d’un port microSIM. En revanche, comme évoqué en préambule, pas de trace d’un port microSD puisque ce smartphone s’en remet uniquement à sa mémoire interne de 32 Go pour ce qui est du stockage.

Sony Xperia S : connectique



Sony Xperia S : tranche droite



Sony Xperia S : tranche supérieure






Système d’exploitation (OS)

Bien que cet Xperia S soit le tout premier smartphone de Sony sans Ericsson, il ne tranche en rien dans les habitudes du constructeur. Ce dernier s'est engagé depuis trois ans dans l'aventure Android et il maintient plus que jamais ce cap. Contrairement à la plupart des autres constructeurs qui s’essaient aussi un peu à Windows Phone, Sony se focalise encore et toujours sur Android. Au lancement du Xperia S, c’est la version 2.3.7 Gingerbread du système d’exploitation de Google que l’on retrouve dans le smartphone.

Avant de passer en revue, précisions que Sony a d’ores et déjà annoncé que le mobile serait mis à jour sous Android 4.0 Ice Cream Sandwich au début du second semestre. Son Xperia S ne devrait donc pas rester très longtemps sous Gingerbread. Toutefois, c’est bien cette version que l’on retrouve pour l’instant à la sortie du smartphone.

Sony a ajouté son interface utilisateur maison par-dessus celle d’Android. De fait, celle du Xperia S ressemble beaucoup à celle que l’on a pu découvrir sur les smartphones siglés Sony Ericsson sortis en 2011 L’interface en question est assez réussie, mais ne change fondamentalement rien à Android.

Sony Xperia S : homescreen Sony Xperia S : menu Android 2.3 Gingerbread



Elle se compose de cinq panneaux latéraux qui forment le bureau d'accueil. Vous ne pouvez ni en ajouter d'autres, ni en retirer. Le dock en bas de l'écran abrite quatre raccourcis vers des applications et l'accès au menu qui regroupe toutes les applications. Les raccourcis sont, pour leur part, configurables.

On retrouve aussi le fameux Overview mode qui permet de réunir tous les widgets disséminés sur les écrans d’accueil sur un seul panneau d’un simple geste de pincement des doigts sur l'écran (pinch). Ce mode est assez réussi et dispose d’une jolie animation. Mais il n’est pas sans défaut puisqu’il ne montre ni les dossiers créés, ni les raccourcis. Il ne rassemble que les widgets. Mais cet Overview mode s’avère bien pratique si vous utilisez beaucoup les widgets, car il offre l'avantage de les présenter dans un format assez grand et lisible alors que la vue d'ensemble classique que l’on trouve sur la plupart des autres smartphones Android les rend très difficiles à déchiffrer.

Sony Xperia S : menus Sony Xperia S : menu médias



Le constructeur a aussi reconduit ses widgets habituels tels que celui qui regroupe vos échanges sociaux ou encore celui qui propose d’afficher les dernières photos prises et de les faire défiler avec une petite animation 3D. Nous vous faisons grâce de tous les widgets que vous trouverez sur les écrans d’accueil et qui font la promotion des services du constructeur pour la musique, les jeux, la vidéo, etc. Heureusement, vous pouvez facilement enlever ceux qui ne vous intéressent pas.

Sony Xperia S : météo Sony Xperia S Android 2.3 Gingerbread



Notez que pour effectuer les mises à jour, il faut connecter le smartphone à un ordinateur pour la faire via le logiciel PC Compagnon du constructeur. Mais ce n’est qu’un demi-handicap dans la mesure où le logiciel en question est déjà dans le smartphone et que son installation vous est proposée dès que vous connectez le Xperia S à un ordinateur. Bon point : il est compatible à la fois avec les PC et les Mac.




OS : Réactivité et ergonomie

Alors que la face avant du Sony Xperia S est totalement plate, contrairement à certains modèles concurrents récents, la face arrière est en revanche assez bombée. Comme évoqué un peu plus tôt dans ce test, le Xperia S disposant d’un format assez effilé, sa prise en main est de fait très bonne. Car le smartphone a beau être un peu plus long que les autres, il n’en reste pas moins raisonnable pour ce qui est de la largeur et de l’épaisseur. Son plastique est assez agréable au toucher pour ne rien gâter à l’affaire.

Sony Xperia S :prise en main



Si l’ergonomie de l’appareil est globalement assez irréprochable, il y a tout de même un point très horripilant : les touches sensitives placées sous l’écran. Il vous faudra de longues journées avant d’arriver à les apprivoiser tant elles sont déroutantes de prime abord. L’indication de la fonction de la touche se trouvant dans la barre transparente, on a tendance à appuyer là dans un premier temps. Ce qui ne fonctionne évidemment pas. Par la suite, on prend ses repères et on vise davantage le tout petit point qui situe au centre de la zone où il faut exercer une pression. Mais là encore, même après une semaine d’utilisation assez intensive, il nous arrive encore régulièrement de ne pas appuyer correctement. On finit tout de même par prendre le coup de main, ce qui permet à ce défaut d’échapper à la liste des soucis rédhibitoires. Mais cela s’avère pénible les premiers jours. Il serait toutefois dommage de jeter le Xperia S aux orties car, pour le reste, l’ergonomie du smartphone reste excellente.

Sony Xperia S : tranche inférieure



Notamment pour ce qui est de la réactivité. Mais, quand on sait que la gamme 2011 du constructeur faisait déjà des merveilles dans ce domaine alors qu’elle ne proposait que des smartphones monocoeur, il pouvait difficilement en être autrement. Le constructeur a atteint un très bon niveau de fluidité et de réactivité sur ses précédents modèles. Ses clients ne comprendraient pas une régression alors que le hardware est autrement plus puissant. Heureusement, ce n’est pas le cas. Le Xperia S est une véritable petite fusée.

Le constructeur japonais n’a pas cédé aux sirènes des chipsets quadruple cœur puisqu’il a opté pour un modèle double cœur dans ce smartphone. Il s’agit d’un Qualcomm MSM8260 cadencé à 1,5 GHz. Mais attention à ne pas sous-estimer les performances de la bête. Car même s’il s’agit d’une architecture double cœur, les processeurs qui la constituent sont flambants neufs. Il s’agit des Krait, les derniers-nés de Qualcomm. En somme et pour schématiser grossièrement, ce smartphone double cœur est très nettement supérieur en termes de performances à tous les double-cœur qui sont sortis jusqu’ici.

Vous vous doutez bien que nous n’avons pas ménagé le Xperia S durant tout le temps où nous l’avons eu en main. Nous avons installé tous les jeux les plus gourmands, naviguer sur des pages Web très chargées en Flash, ouvert le maximum d’onglets dans le navigateur, regarder des vidéos en 1080p en streaming ou en local, etc. Malgré tous ces sévices répétés, la bête n’a jamais faibli. Même si l’on constate encore çà et là quelques microlags inhérents au système d’exploitation Android en lui-même plutôt qu’au hardware, le comportement du smartphone est exemplaire. Il est bien aidé en cela par les 1 Go de mémoire vive (RAM) qu’il propose.

À date, et en attendant tous les haut de gamme concurrents qui ne sont pas encore sortis, le Xperia S est le smartphone Android le plus réactif qu’il nous ait été donné de prendre en main. Ni plus ni moins.




Capture photo/vidéo

Sur le papier, la capture de photo est LA fonction qui différencie le Xperia S de tous les smartphones concurrents. Son écran HD que nous détaillons par ailleurs est également assez phénoménal, mais le Samsung Galaxy Nexus en propose déjà un depuis trois mois déjà. De même, tous les smartphones Android haut de gamme concurrents, qui vont voir le jour dans les semaines et les mois à venir, vont aussi en être dotés. En revanche, le capteur photo de 12 mégapixels est une caractéristique encore rare, particulièrement dans l’univers Android. Celui qui équipe le Xperia S est un capteur Exmor R. Sa particularité est d’être rétro-éclairé, ce qui est réputé améliorer les photos prises en condition de basse luminosité.

Sony Xperia S : capteur photo



Dans le monde de la photo mobile encore plus que dans celui de la photo numérique, l’entassement des mégapixels n’est définitivement pas un gage de bonne qualité. Comme nous le répétons inlassablement à longueur de test : les mégapixels ne font pas le photophone. Toutefois, même si depuis l’antique Sony Ericsson C905, le constructeur n’a plus compté dans ses gammes « le meilleur photophone du moment », il propose très souvent des mobiles de grande qualité dans ce domaine. Et il ne s’est pas loupé pour cet Xperia S. La qualité des photos que permet de capturer ce smartphone est très bonne. Il est d'ailleurs sans conteste le meilleur mobile Android de ce point de vue. Dans l'ensemble il s'acquitte parfaitement de sa tâche, avec des contrastes, des couleurs, une luminosité et un niveau de détails bien au-dessus de la moyenne.

Sony Xperia S : photo prise en extérieur



Mais l'autofocus peut parfois se montrer capricieux. À certains moments, lorsque vous souhaitez faire le focus sur une zone en macro par exemple, il est difficile d'y parvenir. Le traitement numérique des images n'est pas parfait non plus. Les détails sont parfois trop accentués. De même, certaines couleurs apparaissent comme un peu trop saturées. Mais ce sont là finalement des détails que ne relèveront que les puristes. Dans l'ensemble, la qualité photos du Sony Xperia S est vraiment très bonne. L'endroit où est placé le capteur photo sur le dos de l'appareil peut potentiellement poser problème à certains utilisateurs. Il se situe aux deux tiers de l'appareil, et c'est précisément là que certains ont l'habitude de poser leurs doigts quand ils tiennent le téléphone. De fait, lorsque vous voudrez prendre une photo en mode portrait, il y a des chances que votre doigt soit placé pile poil sur l'objectif.

Sony Xperia S : photo prise en intérieur



Comme évoqué plus haut, l’un des points forts du capteur Exmor R qui équipe ce smartphone est le fait qu’il soit rétroéclairé. Il ne s’agit pas que d’un argument marketing puisqu’il produit des résultats bien tangibles en utilisation réelle. Toutefois il ne faut pas vous attendre à des résultats miraculeux et le bruit reste assez prononcé sur les photos prises en condition de basse luminosité, notamment dans les zones sombres de l’image. Soulignons le fait que le flash est bien mieux géré que sur la plupart des autres smartphones. Il est vraiment efficace. Même lorsque le sujet est à moins d'un mètre, il est si bien calibré qu’il ne brûle pas l'image. Attention toutefois à ce que le sujet photographié dans ces conditions de mauvais éclairage soit bien immobile. S’il y a le moindre mouvement, c’est le flou assuré.

Sony Xperia S : photo prise en intérieur



Côté vidéo, ce smartphone peut enregistrer des clips en 1080p. La qualité est vraiment au rendez-vous. Les détails sont nombreux à l’image, la fluidité est bonne et les couleurs plutôt correctes. Le seul petit défaut que l’on pourrait lui trouver vient de la mise au point qui est parfois un peu lente lorsque vous changez de plan. L'enregistrement de la piste audio en stéréo de ces vidéos est également très appréciable.




Interface et ergonomie de la fonction photo/vidéo

L'interface de la fonction photo est un modèle du genre et ne souffre d’aucun reproche majeur. Elle est bien pensée et dispose non seulement de tous les réglages habituels, mais aussi de certains autres que l'on ne trouve habituellement que dans les appareils photo dédiés. On apprécie notamment le fait de pouvoir changer la manière dont on capture la photo. Outre le bouton mécanique situé sur le flanc droit de l'appareil, il existe aussi une option qui permet de prendre la photo après avoir fait la mise au point du bout des doigts. Il suffit juste de pointer la zone sur l'écran, et dès que vous relâchez, la photo est prise. Notez qu’un appui long alors que le smartphone est en veille permet non seulement de lancer directement la fonction photo, mais également de déclencher la prise de vue dans la foulée. Le tout dans un temps compris entre deux et trois secondes. Le seul bémol de cette possibilité est que l’opération est si rapide que le smartphone n’a pas forcément le temps de faire la mise au point !

Sony Xperia S : menu photo



Par défaut, la résolution est fixée à 9 mégapixels par le constructeur, avec un format 16/9ème à la clé. Si vous souhaitez photographier en 12 mégapixels, il faudra obligatoirement passer à un format 4/3. En pratique, vous devriez uniquement vous soucier du format qui vous intéresse et pas de la résolution car entre les deux, vous ne verrez une différence qu’en cas d’agrandissement géant ou en zoomant au maximum sur un grand écran d’ordinateur.

Sony Xperia S : modes photo



On apprécie aussi le fait de pouvoir prendre une photo tout en filmant, simplement en appuyant sur une zone de l’écran. Cette possibilité est appelée à se généraliser dans tous les smartphones haut de gamme à venir. Toutefois, le Xperia S est le premier modèle que nous testons qui la propose. Autant vous dire que cette fonction est très pratique pour les férus d’images. Surtout que la qualité de la photo n’est en aucun cas détériorée.

Sony Xperia S : réglages photo



Finissons ce tour d’horizon avec un mot rapide sur les fonctions 3D que l’on retrouve dans ce smartphone. La première, Album 3D, porte un nom qui peut prêter à confusion dans la mesure où il ne s’agit que d’une sorte de fonction Panorama améliorée, qui n’a rien à voir avec la 3D relief. En revanche, Camera 3D permet de réaliser des photos qui font appel à cette technologie. La méthode employée est assez astucieuse, mais un peu contraignante. Et il vous faudra bien sûr une TV compatible 3D relief pour lire les photos prises avec Camera 3D.

Sony Xperia S : menu photo 3D



Au final, même si la qualité intrinsèque des clichés n’est pas toujours au niveau d’un véritable appareil photo dédié, le résultat global avec cet Xperia S est si proche, que la frontière est encore plus mince que par le passé. Mais surtout, ce qui fait que ce smartphone remplacera sans problème votre APN dédié la plupart du temps, c’est l’excellente ergonomie de la fonction photo. Comme évoqué tout au long des deux précédentes parties de ce test, le dernier-né des smartphones de Sony se permet d’être nettement plus agréable à utiliser qu’un appareil dédié grâce à sa capacité à prendre une photo en deux secondes alors que l’appareil est en veille ou à grâce aussi à la possibilité de déclencher une photo du bout des doigts, sur la zone où le focus vient d’être fait.




Lecture multimédia (photos/vidéos/son)

Au fil des ans, Sony s’est bâtit une solide réputation en matière de lecture de contenus multimédias. Le Xperia S ne manque pas de lui faire honneur. Il dispose en effet d’un lecteur musical de haut vol. Il propose évidemment toutes les options habituelles comme la possibilité de créer des playlists, de lire les chansons, de les classer selon différents critères, etc. L’élément le plus intéressant de ce lecteur est toutefois à aller chercher du côté des égaliseurs personnalisables à souhait, rarement, pour ne pas dire jamais vus dans un téléphone portable. Loin de n’être qu’un gadget, ces égaliseurs ont une véritable incidence sur l’écoute. Mais surtout, la qualité audio du rendu sonore est globalement excellente. Les écouteurs fournis dans le pack sont plutôt décents. Toutefois, il faudra vous en procurer d’autres de meilleure qualité pour vraiment rendre justice aux capacités du Xperia S en matière de son.

Sony Xperia S : menu musique



Sony Xperia S : menu musique Sony Xperia S : égaliseurs



Les choses se gâtent avec le lecteur vidéo. Il est carrément moins complet et moins attrayant que le lecteur audio. En fait, pour être tout à fait précis il est même inexistant ! Il n'y a pas d'icône « vidéo » à proprement parler, pour regarder les vidéos qui sont stockées sur le téléphone il faut donc aller dans la galerie photo. Et ce n'est pas là le seul souci du lecteur natif. Son plus grand inconvénient est en fait de ne pas gérer les formats vidéo les plus populaires que l'on trouve sur le Web. Heureusement, un petit tour sur le Google Play Store permet de régler le problème. La boutique d'applications en ligne de Google compte en effet plusieurs applications de qualité pour lire tout type de vidéo. MX Videoplayer reste notre préféré à ce jour, tant pour son ergonomie que pour son excellente gestion des sous-titres et sa gratuité. Une fois le bon lecteur installé, le Xperia S s'avère être un excellent smartphone pour la lecture de vidéo. Sa dotation matérielle et son magnifique écran, sur lequel nous revenons par ailleurs, lui permettent d'offrir de très bonnes conditions de visionnage. Pour les plus motivés, regarder un film de plus d'une heure trente sur cet écran ne pose pas de réel problème, même si des sous-titres sont de la partie. Le lecteur natif est donc un point faible, mais par un véritable défaut puisqu'il est facilement remplaçable, et gratuitement qui plus est.

Passons maintenant à la galerie photo. Il n'y a pas grand chose à dire sur cette dernière. Elle est d'un classicisme à toute épreuve, puisque c'est celle que l'on trouve habituellement dans tous les smartphones Android depuis la version 2.2. Il n'y a donc aucune surprise à en attendre. Toutefois, elle se révèle toujours aussi efficace et simple à prendre en main. On apprécie aussi toujours autant le fait de pouvoir retrouver les photos classées par dossier comme elles le sont sur la carte mémoire. Sony nous a tout de même réservé une petite surprise. Si vous avez entré vos identifiants de réseaux sociaux dans le smartphone, vous allez pouvoir retrouver les photos qui sont postées sur vos réseaux sociaux Twitter ou Facebook directement dans la galerie d'images du smartphone.

Finissons ce tour d'horizon des capacités multimédia du Xperia S avec la certification Playstation. Ce smartphone est le premier à la recevoir en dehors du Xperia Play et des deux tablettes de Sony. Le constructeur a mis un peu de temps à la proposer dans la mesure où elle n’a pas été activée dès la sortie de l'appareil. Mais, la fonction est enfin activée, et tous les utilisateurs du smartphone peuvent désormais profiter des jeux Playstation. Enfin, de certains jeux Playstation, car le catalogue est encore loin de proposer des centaines de titres. Mais il s'étoffe petit à petit et permet déjà de retrouver certaines gloires du passé comme Crash Bandicoot, Medievil, Syphon Filter et bien d'autres. Évidemment, pour contrôler tout ce beau petit monde, des contrôles tactiles sont de la partie. Cela ne vaut pas la véritable manette physique du Xperia Play, mais cela fait tout de même l'affaire.

Sony Xperia S : applications Android Sony Xperia S : applications Android






Écran, navigateur Web et SmartTags (NFC)

L'écran de 4,3 pouces représente certainement l'un des grands points fort de ce smartphone. Ce n'est pas tant sa taille qui impressionne mais plutôt sa résolution. En effet, avec un affichage HD de 1280 x 720 pixels, cet Xperia S n’est que le second smartphone à être doté d'un écran HD à voir le jour en France. Certes, tous les concurrents haut de gamme qui vont sortir dans les prochains mois vont être dotés d'un tel afficheur, mais, ce n'est pas encore le cas et cet attribut reste donc hautement différenciant à nos yeux à date. En termes de finesse d'affichage, son rendu est absolument superbe. Et ce n'est pas tout, les couleurs, la luminosité et les contrastes sont également à l'avenant. Au final, l'écran de ce smartphone est tout simplement l'un des meilleurs qui existent à l'heure actuelle.

Sony Xperia S



De toutes les fonctions du smartphone, c'est très certainement le navigateur Web qui profite le plus de ce magnifique écran. La résolution supérieure permet en effet d'afficher davantage de choses, et de manière plus lisible, sur les pages Web. Si vous disposez le mobile en mode paysage, vous serez en mesure de lire la quasi-totalité des sites Web sans avoir à zoomer dedans. La plupart des sites reste même lisibles en mode portrait. Toutefois il faut avoir de sacrés yeux pour voir les titres les plus petits. Et de toute façon, ce n'est pas très confortable d'un point de vue visuel. Mais, encore une fois, lorsque le smartphone est en mode paysage c'est un véritable régal.

Sony Xperia S : navigateur web



Côté ergonomie, on regrette de ne pas pouvoir afficher toutes les fenêtres du navigateur dès la page d'accueil ou la page sur laquelle l'utilisateur se trouve. Il faut pour cela aller dans le menu. Pour le reste, ce navigateur dispose d'une ergonomie somme toute classique, mais très efficace. Et il a un sacré atout caché dans sa manche. En effet, le navigateur web du Xperia S n'est ni plus ni moins que le navigateur le plus rapide que nous ayons jamais vu dans un appareil mobile. Il est d'une telle célérité que les premiers temps d'utilisation, vous vous demanderez même si votre fournisseur d'accès Internet n'a pas boosté votre connexion. Il est de plus également très performant pour la gestion des pages lourdes et des multiples fenêtres ouvertes. Ajoutez à cela une compatibilité parfaite avec le Flash et les autres technologies du Web, et vous obtiendrez sans aucun doute le meilleur navigateur Web disponible à l'heure actuelle dans un smartphone. Seul celui du Samsung Galaxy Note fait mieux en termes de confort, tout en se montrant moins rapide. Et le Xperia S est nettement moins encombrant une fois en main ou dans la poche, car tout le monde ne peut pas assumer la taille du Galaxy Note.

Sony Xperia S : navigateur web Sony Xperia S : navigateur web



Passons du coq à l’âne et penchons-nous maintenant sur l’une des originalités du Xperia S : les Smart Tags. Il s’agit en fait d’une mise en œuvre brillante et originale du NFC par Sony. Le smartphone est en effet compatible avec cette technologie. Mais il ne vous aura sans doute pas échappé que téléphonie mobile et NFC ne sont pas encore en lune de miel. La faute à des accords qui trainent en longueur entre les principaux intéressés (banques, opérateurs, etc.) pour nous permettre de payer de manière sans contact.

En attendant, Sony s’est donc fendu de SmartTags. Sous cette appellation commerciale, pas très explicite, se cache en fait des petits accessoires en forme de pastille qui contiennent une puce compatible NFC. Ces SmartTags sont programmables depuis le smartphone. Vous pouvez leur assigner de déclencher un certain nombre de fonctions quand le smartphone est à proximité immédiate. Libre à vous de les placer où bon vous semble, la seule condition étant qu’à un moment donné, ils ne soient qu’à quelques millimètres de votre smartphone pour déclencher la séquence d’actions. Par exemple, vous pouvez mettre un SmartTag dans votre voiture. Dès que le Xperia S est à proximité de ce tag dans la voiture, il va déclencher la séquence d’actions que vous lui aurez intimé auparavant. Les combinaisons sont assez vastes. Vous pouvez par exemple en programmer un pour qu’il mette le smartphone automatiquement en mode auto quand vous montez dans un véhicule, ou en mode vibreur quand vous le posez sur votre bureau au travail. Ce ne sont là que deux exemples basiques, mais sachez qu’il est aussi possible de complexifier un peu la série d’ordres. Vous pouvez ainsi programmer un SmartTag que vous mettrez sur votre table de chevet et qui ordonne au téléphone de se mettre en mode avion, de programmer un réveil et de lancer le lecteur musical. Tout ça juste en plaçant le smartphone à quelques millimètres du SmartTag.

Il est toutefois dommage que Sony ne livre aucun SmartTag avec ce smartphone. Il faudra donc vous les procurer séparément, à raison de 20 euros le pack de 4.




Bon pour le service

Avant de conclure ce test, intéressons-nous tout de même aux fonctions téléphoniques du Xperia S. Car, malgré la flopée de fonctions multimédias qu’il propose, cet appareil est avant tout un téléphone portable. Nous n’avons pas rencontré de problème particulier ou de microcoupure pendant les appels. La qualité audio des conversations est très bonne, tant pour l’appelant que pour l’appelé. Côté autonomie, il est de coutume de dire que cela va dépendre de votre usage. Ce qui est encore plus vrai avec cet Xperia S. La qualité de ses fonctions multimédias pourrait vous amener à vous en service davantage, surtout les premiers temps. Ce qui n’est pas sans incidence sur la batterie. Toutefois, malgré les sévices que nous avons fait subir à la batterie, le smartphone a toujours tenu au moins une journée pleine. En usage moyen, il faut compter entre un et deux jours sans recharger. Pour celles et ceux qui se connectent régulièrement au Web via des applications ou le navigateur, qui jouent un peu sur leur smartphone, qui écoutent de la musique et qui regardent des vidéos, il faut miser sur une recharge quotidienne pour être tranquille. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous n’aurez à priori pas à regarder anxieusement le niveau de la batterie avant d’arriver chez vous puisqu’il devrait au moins rester entre 20 et 30% d’autonomie vers 20h sur un Xperia S débranché douze heures auparavant, soit le matin à 8h. C’est mieux que beaucoup de concurrents !

Sony Xperia S



À l’heure du choix, il faudrait donc être vraiment difficile pour ne pas vous recommander ce smartphone. Le Xperia S est en effet le mobile des grandes premières chez le constructeur. Il est à la fois le premier double cœur, le premier avec un écran HD, le premier Android avec un capteur de 12 mégapixels, et même le premier à arborer le logo « Sony » sans « Ericsson » !

Mais, au-delà de ces constats finalement anecdotiques, ce smartphone est un véritable plaisir à utiliser au quotidien. Il ne ralentit quasiment jamais et dispose d’une interface claire et efficace. L’écran HD est un modèle du genre dont le navigateur Web profite tout particulièrement. C’est bien simple, le Xperia S est, avec le Samsung Galaxy Note, à date le meilleur smartphone pour la navigation Web.

Sony Xperia S : prise en main



Comme évoqué tout au long du test, les capacités multimédias ne sont pas non plus en reste puisque le dernier-né de Sony se place parmi les tout meilleurs photophones du marché avec son capteur photo de 12 mégapixels capable de filmer en Full HD 1080p. L’ergonomie de la fonction de capture de photo/vidéo est l’une des plus abouties disponibles actuellement. Nous permettrons toutefois d’émettre un petit bémol lié au chipset du Xperia S. Comme évoqué à plusieurs reprises dans ce test, le smartphone ne souffre d’aucun problème de réactivité, bien au contraire même. Toutefois, nous allons voir apparaître les premiers smartphones dotés de chipset quadruple cœur cette année. Même si ils ne seront pas légion au départ, les applications et les jeux qui tirent parti de la puissance supplémentaire vont arriver petit à petit. De ce fait, si vous êtes du genre à garder votre mobile entre deux et trois ans, il pourrait être judicieux pour vous d’attendre les tests des premiers smartphones quadruple cœur de chez HTC, LG, Huawei, ZTE et même Samsung avant de vous décider.



Note : 94/100

Les plus :
• Le design classique, mais rehaussé par la barre transparente
• La qualité de fabrication
• Le bel écran HD
• La réactivité de l’ensemble du système
• La qualité des photos et des vidéos capturées
• La très bonne ergonomie de la fonction photo

Les moins :
• Les touches sensitives sous l’écran sont compliquées à prendre en main
• Le peu de jeux présents dans le catalogue PS1
• Pas de lecteur de carte mémoire

Test réalisé par Sofian Nouira
Date de publication : 30/03/2012.

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