Cyanogen finalise deux recrutements importants

Par Samir Azzemou

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En six mois, Cyanogen a pris une posture bien plus imposante qu’auparavant. En bouclant un tour de table impressionnant et en s’alliant avec Microsoft, le héraut d’un Android sans Google, recrute deux cadres pour professionnaliser son discours.

Il y a quelques mois, Kirt McMaster et Steve Kondik (ci-contre en photo) faisaient l’objet d’un portrait dans le quinzomadaire économique Forbes. Un long papier qui expliquait de long en large comment cette équipe de développement underground était devenue une véritable entreprise potentiellement capable de faire bouger les lignes aujourd’hui inamovible. La vision des deux cofondateurs de Cyanogen est claire : Android n’est pas la seule propriété de Google et tout le monde devrait avoir le droit de jouer avec pour en créer de nouvelles versions. Dont Cyanogen OS qui fait l’objet de plus en plus de partenariats. Mais pour continuer à convaincre, il faut devenir de plus en plus sérieux. D’où deux recrutements qui vont dans ce sens.

Cyanogen

Le premier vient de Microsoft et Amazon...

Le premier recrutement est celui de Stephen Lawler en tant que nouveau vice-président senior en charge de l’ingénierie. La carrière de ce personnage s’étale sur quasiment 20 ans, dont une quinzaine d’années passées chez Microsoft, où il a été directeur technique pour Bing Maps, responsable du développement software pour Bing Maps, Bing Mobile, Local Search, MSN et Virtual Earth.

Son dernier poste, avant d’arriver chez Cyanogen, était vice-président chez Amazon. Les deux expériences de Stephen Lawler sont aussi importantes l’une que l’autre pour Cyanogen OS. Chez Amazon, il a certainement travaillé sur Fire OS, la branche Android d’Amazon. Chez Microsoft, il a oeuvré sur des applications fondamentales de la firme de Redmond.

... et le second de Qualcomm

Le second recrutement est Karthick Iyer en tant que vice-président en charge du système global. Le contour du poste est certainement plus concret pour lui que pour nous, mais sachez simplement que son rôle sera lié à l’intégration de Cyanogen OS dans les différentes plates-formes matérielles des partenaires constructeurs. Son recrutement à ce poste n’est pas un hasard, puisqu’il vient de passer 18 ans chez Qualcomm (lequel est aussi l’actionnaire de Cyanogen...).

Là-bas, il était chargé de créer, développer et commercialiser des solutions basées sur Android avec des composants Qualcomm, notamment des chipsets. Il était donc l’interface principale entre le fondeur et les constructeurs, notamment dans la définition et la création des plates-formes qui deviendront le coeur du système. Nous ne pouvons évidemment nous empêcher de nous demander si son arrivée chez Cyanogen et donc son départ de Qualcomm sont liés à la polémique autour du Snapdragon 810 et à toutes les mésaventures subies par les constructeurs ces six derniers mois.

Une manoeuvre pour être pris au sérieux ?

Ces deux recrutements sont importants pour Cyanogen, car l’entreprise confirme ici son ambition en se donnant les moyens d’échanger véritablement avec les constructeurs. Jusqu’à présent, les accords commerciaux avec les constructeurs de téléphones étaient quasiment tous opportunistes, sauf pour OnePlus. Oppo, Smartfren et Alcatel OneTouch ont décliné des modèles existants. Lenovo et Micromax y ont consacré une marque alternative, mais ont soigneusement évité leurs gammes principales. Bref, cela manque d’engagement. Avec de telles pointures, peut-être les plus gros poissons prendront enfin Cyanogen au sérieux ?

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