Meizu Blue Charm Metal : en voilà un excellent rapport qualité-prix !

Par Samir Azzemou

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Aperçu à plusieurs reprises ces dernières semaines et attendu aujourd’hui, le Blue Charm Metal vient d’être officialisé par Meizu. Un smartphone sous Helio X10 avec écran Full HD et lecteur d’empreinte vendu à 150 euros en Chine. Un prix sacrément bon !

L’élève aurait-il dépassé le maître ? Depuis un an, Meizu s’est attaqué à Xiaomi, notamment sur l’entrée de gamme, répondant point par point, avec les Blue Charm, à tous les arguments de la gamme Redmi. Plus question donc pour l’ancien fabricant de lecteur multimédia de laisser l’étoile montante chinoise être le seul à déclamer, à qui veut l’entendre, qu’il est le seul à défendre le pouvoir d’achat des consommateurs.

Quelques semaines après le Mi 4c, véritable petite bombe sur le marché chinois (avec son écran Full HD et son Snapdragon 808) vendu à 180 euros, Meizu réplique avec le Blue Charm Metal. Et les arguments du côté de l’outsider sont alléchants.

Meizu Blue Charm Metal

Très agressif

Ce Blue Charm Metal, nous en avons entendu parlé à plusieurs reprises dans le cadre d’indiscrétions successives. Il y a deux jours notamment, le smartphone apparaissait sur la boutique en ligne Oppomart avec un prix de vente fixé à 249 dollars. Une fois encore (comme avec le OnePlus One, par exemple), le prix affiché par l’importateur est largement au-dessus du prix public conseillé officiel. En effet, le smartphone, dont la configuration est assez proche des fuites, sera commercialisé à 1099 yuans (150 euros) en version 16 Go et à 1299 yuans (180 euros environ) en version 32 Go. Il est donc vendu largement sous la barre des 200 euros.

Nous ne pouvons évidemment pas cacher notre enthousiasme vis-à-vis de cette information, parce que la proposition est tout à fait étonnante. Pour le montrer, nous allons passer en revue la fiche technique annoncée. Le smartphone propose un écran LTPS Full HD de 5,5 pouces (403 pixels par pouce) protégé par un verre 2.5D renforcé produit par Nippon Electric Glass (un concurrent d’Asahi Glass et Corning). Sous cette dalle se trouve un Helio X10 de MediaTek, aussi appelé MT6795. Cet octo-core Cortex-A53 est cadencé à 2 GHz, dispose d’un GPU PowerVR Rogue et est accompagné de 2 Go de mémoire vive et d’une batterie de 3140 mAh. Comme nous l’avons signalé précédemment, le mobile est proposé en deux versions différentes : 16 ou 32 Go de stockage.

Lecture d'empreinte

Côté photo, le Blue Charm Metal dispose d’une configuration assez classique. À l’avant se trouve une webcam de 5 mégapixels avec objectif grand-angle ouvrant à f/2.0. À l’arrière, le capteur principal dispose d’une définition de 13 mégapixels. Il s’appuie sur un objectif à 5 éléments ouvrant à f/2.2 et protégé par un verre Gorilla 3 de Corning. Sous la dalle tactile, sous la face du mobile, se trouve un bouton mTouch (version 2.1) identique à celui du Pro 5, le dernier porte-étendard de la marque. Cela sous-entend que le Blue Charm Metal dispose bien d’un lecteur d’empreinte digitale. C’est une première pour les Blue Charm. Il est toujours entouré d’acier inoxydable.

Les connectivités sans fil incluent LTE (avec les trois opérateurs chinois), WiFi ac dual-band, Bluetooth 4.1 low energy, capteur infrarouge et GPS (Glonass et Beidou). Il est double SIM (le second port servant à étendre l’espace de stockage interne). L’ensemble est bien rangé dans un châssis entièrement métallique qui rappelle celle de la gamme Blue Charm (m2, m2 note, etc.). Il mesure 8,2 mm d’épaisseur et pèse 162 grammes. Il est proposé en cinq coloris (blanc, or, gris foncé, bleu soutenu et rose). Il est en précommande jusqu’au 1er novembre prochain et sera en vente le lendemain. Nous sommes curieux de savoir comment le distributeur français de Meizu nommera ce Blue Charm Metal. Et surtout à combien il le proposera...

FlymeOS fusionné avec YunOS

Reste encore un point à éclaircir : l’OS. Cette phablette fonctionne sous «Flyme OS 5.0», version inédite de l’interface de Meizu (le Pro 5 fonctionne en effet sur la version 4.5). La particularité de cette ROM est de s’appuyer non pas sur AOSP (la version open source d’Android), mais sur une autre ROM : YunOS. Cela confirme donc les rumeurs récentes qui semblaient affirmer que Meizu adopte YunOS, la ROM d’Alibaba. Il s’agit là de la première influence notable de Jack Ma sur les produits Meizu depuis qu’il est entré au capital du fabricant en février dernier. Le système de paiement privilégié par FlymeOS sera donc toujours Alipay. Mais il n'est pas sûr que TenPay de Tencent puisse rester dans la ROM...

Les applications maison de Meizu (notamment son superbe lecteur vidéo) et l’iconographie semblent avoir été conservées. Il est intéressant de constater qu'Alibaba a choisi de combiner FlymeOS et YunOS sur un modèle milieu de gamme commercialement très agressif et non sur un porte étendard comme le Pro 5. En France (comme partout ailleurs qu’en Chine), une version compatible Google Play devrait être proposée.

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