Aucun smartphone actuel ne serait compatible avec Daydream

Par Samir Azzemou

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Si l’arrivée prochaine de Daydream vous fait de l’oeil, peut-être ne faudrait-il pas changer de smartphone tout de suite. Selon le patron de la division chargée de son développement chez Google, aucun modèle actuel ne serait compatible, même le Nexus 6P.

Google n’a pas l’intention de négliger les détails avec la réalité virtuelle. Contrairement à Android, sur lequel les constructeurs et les développeurs sont en mesure d’ajouter ou de modifier certains composants ergonomiques, Daydream, l’écosystème dédié présenté par la firme de Mountain View lors de sa conférence des développeurs sera « certifiée ». Comprenez que tous les éléments devront être validés par la firme, des composants aux applications, en passant par les casques et bien sûr les smartphones. Et selon Google, aucun mobile actuellement en vente ne réunit toutes les conditions pour obtenir son tampon.

Nexus 6P
Le Nexus 6P ne sera pas certifié Daydream... mais les développeurs pourront l'utiliser quand même

Aucun mobile actuel compatible (même après mise à jour)

Interrogé par le site Road to VR, Clay Bavor, récemment promu vice-président en charge de la réalité virtuelle chez Google (et l’un des papas du génial Cardboard), a expliqué vouloir mettre la barre qualitative relativement haute pour assurer une très bonne expérience aux utilisateurs (ce serait dommage qu’il soit réfractaire dès la première prise en main). Et pour cela, il faut que chaque composant de la chaîne de valeur corresponde à certains prérequis. Il n’y aura donc pas de compatibilité rétroactive. Clay Bavor conseille donc aux fans de réalité virtuelle d’attendre quelques mois encore le lancement des premiers terminaux certifiés, lesquels seront officialisés l’automne prochain (il s’agira certainement des futurs Nexus).

Il y a trois détails qui nous étonnent ici. D’abord, certains constructeurs se prétendent d’ores et déjà « compatible Daydream ». C’est le cas par exemple de ZTE avec l’Axon 7. La marque chinoise a dévoilé son nouveau flagship il y a quelques jours, accompagné d’un casque de réalité virtuelle. À en croire Clay Bavor, la compatibilité de l’Axon 7 et de son accessoire ne serait donc pas vraie. Difficile de croire qu’une marque comme ZTE, partenaire officiel Daydream, affirme une information qui serait fausse. D’autant que cette compatibilité pourrait devenir un argument commercial en attendant l’arrivée de futurs terminaux. Voilà qui est déroutant.

Ni ZTE Axon 7, ni Huawei Nexus 6P

Second détail étonnant, lors de la publication du SDK de Daydream, Google a conseillé aux développeurs d’utiliser le Nexus 6P pour réaliser leurs tests. Cependant, à en croire Clay Bavor, même le plus puissant des Nexus (avec écran Quad HD de 5,7 pouces, chipset Snapdragon 810 et 3 Go de RAM) pourrait ne pas suffire à apporter une expérience qualitative. Alors, pourquoi le conseiller aux développeurs ? Peut-être parce qu’il faut bien qu’il y ait une plate-forme compatible, même si elle est bancale...

Dernier détail, puisqu’il n’y aura pas de compatibilité rétroactive, cela veut dire qu’aucun smartphone haut de gamme actuel, même sous Snapdragon 820, ne sera certifié Daydream : le Galaxy S7 (Exynos ou Snapdragon), le HTC 10, l’Axon 7, le LG G5, le Xperia X Performance, etc. Nous nous posons donc deux questions. Une telle déclaration ne va-t-elle pas freiner les ventes des flagships déjà sortis ou en cours de lancement ? Et que manque-t-il aux mobiles actuels ? Car, à n’en pas douter, les flagships de la fin d’année seront équipés avec un Snapdragon 820 (ou son cousin germain, le 823, à en croire quelques rumeurs). Est-ce une question de RAM ? De fréquence du processeur ? D’écran ?

Mais qu'est-ce qu'ils ont ces mobiles Daydream ?

Nous en venons aux prérequis pour qu’un smartphone soit candidat à la certification. Selon le cahier des charges de Google, un mobile Daydream doit offrir des temps de latence très faibles (moins de 20 ms), de fortes résolutions d’écran, de très bons taux de rafraichissement (60 images par seconde), des capteurs environnementaux rapides et naturellement des chipsets de haute volée. Sans oublier Android N pour faire fonctionner l’ensemble. Voilà qui n’est effectivement pas simple à trouver. Mais, hormis Android N, est-ce vraiment impossible ? Pas sûr...

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