Victime d’un nouveau bug, Google+ sera finalement fermé en avril 2019

Par Samir Azzemou

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Triste fin de vie que celle de Google+. Victime de bugs à répétition, ouvrant l’accès aux informations personnelles de millions de personnes, la version grand public de l’application sera fermée en avance de plusieurs mois par rapport au planning initial.

Ce n’est pas encore le printemps chez Google, mais c’est tout comme. Car l’heure est au ménage dans le catalogue pantagruélique d’applications de la firme. Ce sont plusieurs services que la firme a décidé de remiser dans ses placards. Et pas n’importe lesquels puisque de grands noms font partie de la liste. Nous avons les évoqués les plus importants dans nos colonnes ces derniers jours.

Trois applications très connues sur le départ

Nous retrouvons notamment Hangouts, dont la fermeture serait officieusement programmée pour 2020 (avec une migration pour les professionnels vers Meet et Chat), ainsi que Allo, lancé en grande pompe en 2016, au Google I/O, et présenté comme la nouvelle génération de messagerie instantanée. Elle aura duré deux ans cette nouvelle génération. Et les principales idées seront intégrées à Google Messages. Les usagers ont jusqu’au mois de mars pour télécharger leur historiques, s’ils le souhaitent.

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Le troisième grand nom impacté est Google+. Nous en avions déjà fait écho dans nos colonnes : suite à la découverte d’un bug dans une de ses API (le connecteur qui sert aux applications externes pour se connecter au compte Google+) affectant un demi-million de personnes, la firme de Mountain View avait pris la décision de fermer le service. La date était alors fixée au mois d’août 2019. Ce qui laissait largement aux utilisateurs le temps de télécharger les archives de leurs publications. Cette décision date du mois d’octobre dernier.

Un nouveau bug affectant des dizaines de millions de personnes

Mais c’était sans compter les mises à jour. Et l’une d’entre elles a provoqué un nouveau bug. Ce ne sont plus 500 000 personnes affectées. C’est carrément 52,5 millions. Soit 100 fois plus. Ce bug permet à des applications tierces d’accéder à l’ensemble des informations, publiques ou non, d’une personne. Cela comprend l’adresse, le nom complet, l’adresse électronique, la profession, l’âge. Ne sont heureusement pas concernés les informations bancaires ou financières, les mots de passe enregistrés et les informations utiles à une usurpation d’identité.

Le bug a été découvert par Google il y a quelques jours seulement. Pendant six jours, les applications tierces avaient accès à tout ce qu’elles voulaient, dans les restrictions expliquées précédemment. Mais Google affirme qu’aucune application n’aurait profité de cette situation pendant ce laps de temps. Cette nouvelle affaire est la goutte d’eau : la firme a décidé d’avancer de près de quatre mois la fermeture de la version grand public de Google+ (les professionnels seront eux « accompagnés »). La nouvelle date : avril 2019. Vous avez donc jusqu’à cette date pour récupérer vos éventuelles archives.

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