Embargo Huawei : Microsoft obtient une licence commerciale

Par Samir Azzemou

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Cette semaine, le département du commerce américain a publié les premières licences commerciales aux entreprises qui veulent travailler avec Huawei. Parmi celles ayant obtenues une autorisation se trouve Microsoft. Et Google ?

Cette semaine, un événement important a eu lieu : les Etats-Unis ont enfin publié les premières licences qui autorisent certaines entreprises américaines à vendre leurs produits technologiques à Huawei et à ses filiales. Quelques 300 dossiers ont été déposés par les sociétés souhaitant reprendre une activité commerciale avec la firme chinoise. La moitié a d’ores et déjà été passée en revue. Et environ la moitié des dossiers étudiés ont été validés, information révélée par l’agence de presse Reuters cette semaine.

Une licence commerciale accordée à Microsoft

Au premier abord, cette décision semblait davantage symbolique. Car Huawei est un levier de négociation aux yeux des Etats-Unis. Soucieux de montrer un visage conciliant à la veille de la signature d’un accord préliminaire avec le Chine, le président Donald Trump a débloqué l’émission des licences commerciales qui s’accumulent pourtant depuis le mois d’août au département américain du commerce. Cependant, il semble que Huawei éprouvera un intérêt réel, car un grand nom a reçu sa licence commerciale, parmi les quelques dizaines qui ont été validées : Microsoft.

Huawei Mate 30 Pro
Le Mate 30 Pro de Huawei, dépourvu des services Google

L’information est officielle. Un porte-parole de Microsoft a fait parvenir un courrier électronique à Reuters dans lequel il explique que la firme américaine a été autorisée à reprendre une activité commerciale avec Huawei. Cependant, cette licence ne concerne que les produits grand public. Cela comprend donc Windows, Office et tous les produits logiciels que vous trouvez dans le commerce. Conséquence de cette décision : Huawei pourra à nouveau concevoir et produire des ordinateurs sous Windows 10, tels que le Matebook Pro.

En revanche, l’autorisation de Microsoft ne comprend pas la vente de logiciels professionnels (type Dynamics) et ne devrait pas non plus concerner certains brevets dont la firme de Redmond commercialise sous forme de licences d’exploitation. Heureusement, l’année dernière, Microsoft a cédé ses droits sur plus de 60 000 licences qui concernaient Linux et Android.

Pas un mot de la part de Google

Naturellement, cette bonne nouvelle n’est pas celle que Huawei attendait. Celle dont le constructeur chinois a intimement besoin est celle d’une autorisation commerciale pour Google et ses nombreux services Android. Or, aucune information concernant la firme de Mountain View n’a été dévoilée. Nous ne savons non seulement pas si Google a reçu une autorisation (mais cela aurait été annoncé si c’était le cas), mais surtout si elle a déposé un dossier.

Deux réponses possibles et plusieurs questions qui en découlent. Si oui, le dossier a-t-il été rejeté ? Ou bien fait-il partie de ceux encore en attente ? Et si non, la firme de Mountain View souhaite-t-elle reprendre une activité commerciale avec Huawei ? Car, si ce n’est pas le cas, autant arrêter d’espérer revoir un jour des services Google officiels dans les futurs smartphones du géant chinois.

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